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mercredi 29 septembre 2021

Mourir peut attendre : un bon Bond (mais sans sucre)

Mourir peut attendre James Bond CINEBLOGYWOOD


En salles (le 6 octobre) / GSS - Garantie Sans Spoiler : Mourir peut attendre, mais pas le spectateur  ! Du coup, ces cinq années depuis l’ennuyant Spectre ont été plus que longues. Idéalement il faut se refaire les 4 précédents pour apprécier cette œuvre finale qui clôture la pentalogie Daniel Craig (oui, je sais c’est classe) afin d’en apprécier les multiples histoires en filigranes, notamment autour de l’arbre généalogique de James Bond. Passé ce conseil extrêmement pompeux, voici mon avis sur Bond 25 (back to basics).


Cet ultime opus envoie tout ce que l’on attend de 007 : du style, des décors sublimes, des scènes d’actions de ouf, un humour dosé et là, nous rajoutons une dose d’empathie bienvenue. Car, on le sait, tout homme a ses limites et depuis Daniel Craig, immense est l’envie de montrer que le plus impitoyable des agents secrets est vulnérable. Nous le retrouvons donc en Italie, avec Léa Seydoux qui lui montre qui est le patron. Mais entre son désir d’oublier Vesper Lynd et le besoin de Spectre de montrer qu’ils sont partout, la partie de papouilles va vite tourner à une sublime course poursuite dans les Pouilles (bien prononcer ce dernier).

S’en suivent moults rebondissements (évidemment), un presque tour du monde (après l’Italie, la Jamaïque, Cuba, la Norvège, l’Ecosse et bien sur Londres !), une ribambelle de second rôles tous efficaces (Rami Malek, Naomie Harris, Ana de Armas, Ben Whishaw, Ralph Fiennes, Jeffrey Wright), des morts, quelques temps morts... mais honnêtement pas gênants tant Cary Fukunaga affiche une grosse maîtrise tout en réussissant à garder son style - là où le Sam Mendes de Spectre s’était un peu perdu après sa master class Skyfall.

Et puis au bout, toutes ces petites histoires, qui font la grande, prennent fin et ferment magnifiquement ces 5 films (je ne vais pas placer pentalogie deux fois en 30 lignes, merde !) dans un final superbe en forme de feu d’artifices. Mettre de ce niveau d’émotion dans un Bond est quelque chose de vraiment nouveau. Et de bienvenu.

Au final, un divertissement haut de gamme, un poil long, mais avec de vrais bons moments.

Martial. Marcel Martial. 


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