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lundi 23 mars 2020
lundi 5 septembre 2016
Rétro Belmondo : le héraut de la Nouvelle vague (1/5)
Artistes : Jean-Paul Belmondo, notre Bébel national, reçoit cette année un Lion d’Or exceptionnel pour l’ensemble de sa carrière à l’occasion de la Mostra 2016. Enfin ! S’il n’aime guère les hommages – les Césars se souviennent encore de sa fameuse lettre envoyée en 1988 – ce n’est que justice : à 83 ans, il a à son actif près d’une centaine de films, et ses compositions restent dans les mémoires.
mardi 5 mai 2015
De Broca de A à Z : de L'Africain à Costumes (1/4)
Artistes : A l'occasion du cycle Philippe de Broca qui débute mercredi à la Cinémathèque, Cineblogywood va vous proposer au cours des jours à venir une série d'articles sur cet immense cinéaste injustement négligé. Car à Cineblogywood, on adore Philippe de Broca (découvrez notre dossier). Et on commence par un abécédaire en quatre parties.
mercredi 23 avril 2014
L'Enfer selon François Cluzet : hilarant !
Buzz : C'est aujourd'hui que sort en salles Une rencontre, le nouveau film de Lisa Azuelos, avec Sophie Marceau et François Cluzet. L'immense François Cluzet. Un de mes acteurs favoris depuis pfiouuu... Et à l'occasion des 20 ans de la sortie de L'Enfer, l'acteur nous livre un commentaire audio particulièrement pénétrant. Et surtout très, très drôle, la preuve ci-dessous.
Cette imitation géniale est l'oeuvre d'Augustin Shackelpopoulos, dont je ne veux pas croire qu'il s'agit d'un pseudo. Ecoutez également Radio François Cluzet sur soundcloud. Les rédacteurs de Cineblogywood ont adoré. Et Guillaume aussi.
Anderton
vendredi 15 mars 2013
Maurice Ronet : feu follet incandescent du cinéma français
Artistes : Il y a tout juste 30 ans, le 15 mars 1983, disparaissait, emporté par un cancer, un des acteurs les plus emblématiques de sa génération – celle des Delon, Belmondo, Rich, Terzieff - Maurice Ronet, né Robinet. Carrière protéiforme – plus de 100 films en moins de 40 ans ! Beaucoup de nanars, quelques trop rares chefs-d'oeuvre, de très nombreuses fidélités – Louis Malle, Claude Chabrol, René Clément, Roger Vadim, c'est l'acteur français qui aura le plus souvent décédé à l'écran, dixit Ronet lui-même (environ 17 fois). Mais quand on évoque son nom, c'est d'abord une présence, un charisme, un regard, qui viennent à l'esprit. Rares dans le cinéma français. Et qui le rapprochent de ces comédiens anglo-saxons, irradiants, qu'un seul geste installent dans le plan, John Garfield, Marlon Brando, John Cassavetes ou Robert Shaw.
Artiste à la destinée romanesque, brûlant la vie par les deux bouts, artiste touche à tout (poésie, peinture, sculpture), séducteur invétéré (Anouk Aimée, Anna Karina...), marié 2 fois (Maria Pacôme, puis Joséphine Chaplin), fasciné par Céline, Melville et Allan Poe, sa carrière d'acteur se double d'une carrière de cinéaste, beaucoup plus discrète, mais tout autant, sinon plus, révélatrice de l'homme Ronet.
Retour sur la trajectoire d'un homme à l'indépendance et l'ouverture d'esprit peu communes dans le cinéma français, traversée par une lancinante mélancolie, un désir effréné de séduire, et un mal-être existentiel tempéré par un rire ravageur.
Retour sur la trajectoire d'un homme à l'indépendance et l'ouverture d'esprit peu communes dans le cinéma français, traversée par une lancinante mélancolie, un désir effréné de séduire, et un mal-être existentiel tempéré par un rire ravageur.
dimanche 30 décembre 2012
Jean Topart : une voix d'or s'éteint
Artistes : A 90 ans, Jean Topart s'en est allé. Plus qu'un nom, Jean Topart était d'abord une voix. Claire, élégante, éclatante. Ensorcelante, même. Avec cette diction typique des comédiens de l'après-guerre, passés par le théâtre. En l'occurence, le TNP de Jean Vilar, où il côtoie Gérard Philipe, Michel Bouquet et Philippe Noiret. Cette voix, nous l'avons entendue, enfants, dans des dessins animés tels qu'Ulysse 31, Rémi Sans Famille ou Les Mystérieuses cités d'or (cf ci-dessous, à partir de 10:12).
Quant à son physique, Topart l'a affiché également sur les petit et grand écrans. Dans les grandes dramatiques de l'ORTF, sous la direction des Lorenzi, Barma et autres Margaritis. Dans un épisode de Maigret (cf ci-dessous à 7:03), il joue un personnage inquiétant. Il y sera abonné à ces rôles de type hautain, dépressif ou sociopathe. Son visage quasi inexpressif et ses yeux de cocker associé à cette voix magnifique y sont pour beaucoup. Dans Poulet au vinaigre, Chabrol lui confie un autre rôle marquant de grand malade. Pas banal, pour un docteur.
Repose en paix, Jean. Ta voix nous accompagne toujours.
Anderton
mardi 20 novembre 2012
Thérèse Desqueyroux : portrait de femme à la Bergman
En salles : Compliqué de parler d’un film posthume. Surtout quand il est signé d’un cinéaste qu’on admire pour sa constance jamais démentie dans ses thématiques, son ambition et son exigence formelle et son constant souci du public. Et finalement, on en sort rassuré. Car Thérèse Desqueyroux clôt en beauté l’œuvre de Claude Miller. Sur une note qui n’a rien de testamentaire.
dimanche 12 septembre 2010
Claude Chabrol : que son oeuvre vive
Artistes : A 80 ans, Claude Chabrol a rendu son dernier souffle. On aimerait que ce fut après un bon repas, arrosé d'un vin capiteux et conclu par un gros cigare, un verre de Cognac à la main. Bon vivant, Chabrol l'était assurément. Peut-etre parce que le bonhomme a été élevé au jus de viande ! Et oui, le petit Claude était allergique au lait.
Sa passion du cinéma, Chabrol la développe à Sardent, un petit village de la Creuse où ses parents l'ont envoyé pendant la guerre. Il y crée une salle de projection. Le cinéphile devient, dans les années 50, critique aux Cahiers du Cinéma, aux côtés de Truffaut, Godard et Rohmer. Il est le premier d'entre eux à passer derrière la caméra. Il raconte d'ailleurs que le premier jour de tournage, il confond une vis sur la caméra avec le viseur... Ses premiers films, Le Beau Serge (1957) et Les Cousins (1958), lancent la Nouvelle Vague. Le reste de sa filmographie se partage entre chefs-d'oeuvre (La Femme infidèle, Le Boucher, La Cérémonie…), succès populaires (Docteur Popaul, Poulet au vinaigre…), nanars (Le Tigre se parfume à la dynamite, Dr. M…) et bides (Les Magiciens, Jours Tranquilles à Clichy…). L'ami Travis Bickle a d'ailleurs rédigé un bon post sur les nanars et bizarreries de Chabrol.
Bouffe et bourges
Son oeuvre est "trop souvent jugée inégale" mais elle n'est pas "incohérente", souligne toutefois Wilfrid Alexandre dans une excellente bio intitulée Claude Chabrol, La Traversée des apparences (éditions Le Félin). Il évoque "un système dramaturgique fondé sur les scènes de table et la métaphore de l'échiquier, la manipulation et le mensonge (…)". Si le cinéaste aime autant filmer les repas c'est parce qu'ils les considère comme des "petits moments de vérité", pendant lesquels les masques tombent. Autre pilier de l'univers chabrolien : la bourgeoisie. "Plutôt que de m'intéresser aux SDF, je m'attache à ceux qui les ont fabriqués", justifie-t-il.
Rabelaisien, rigolard, déconneur, iconoclaste, féroce, polémiste (Chabrol n'a jamais renié son amitié avec Jean-Marie Le Pen, un copain d'école, et a souvent minimisé les dérapages de ce dernier, préférant évoquer des déconnades...), Claude Chabrol laisse derrière lui une oeuvre certes inégale mais truffée de pépites. A (re)voir d'urgence.
Anderton
mercredi 30 juin 2010
Claude Chabrol : nanars et bizarreries
Artistes : Bon anniversaire, Chacha ! Quasiment seul cinéaste français vivant « classique » aussi médiatique, Claude Chabrol fête actuellement ses 80 ans, pour environ autant de films et téléfilms. Si tout le monde connaît la crème de sa filmographie - ses chefs-d’œuvre Nouvelle Vague (Le Beau Serge, Les Cousins), sa période pompidolienne avec Stéphane Audran (plus de 20 films en commun, dont La Femme infidèle, Le Boucher, Les Noces Rouges, Juste avant la nuit) accompagnée soit de Michel Bouquet, Maurice Ronet ou Michel Duchaussoy, puis sa période Huppert (Violette Nozière, L’Ivresse du pouvoir, La Cérémonie, entre autres),- on connaît moins le reste…
Et pourtant, les miettes d’un gâteau sont aussi délectables que le gâteau !…Zoom donc sur une filmo très éclectique, au travers de ses nanars et autres bizarreries, qu’on ne voit malheureusement plus trop sur les écrans ou dans les bacs.
- Ophelia (1961) : une adaptation déguisée de Hamlet, revu par son ami et scénariste Paul Gégauff. Exercice de style, invisible depuis bien longtemps.Et pourtant, les miettes d’un gâteau sont aussi délectables que le gâteau !…Zoom donc sur une filmo très éclectique, au travers de ses nanars et autres bizarreries, qu’on ne voit malheureusement plus trop sur les écrans ou dans les bacs.
- Le Tigre aime la chair fraîche / Le Tigre se parfume à la dynamite (1964/65) : quels titres ! Roger Hanin en OSS 117 des bazars…L’acteur co-signe les scénarios, Chabrol s’amuse, le spectateur un peu moins… ! Le cinéaste y fait tourner 2 acteurs majeurs de son univers futur : Stéphane Audran et Michel Bouquet.
- Marie-Chantal contre Docteur Kha (1965) : version chabrolienne des Barbouzes, avec Marie Laforêt en guise de Mireille Darc, accompagnée de Stéphane Audran et Roger Hanin… On ne change pas une équipe qui gagne, surtout quand elle s’appuie sur un scénar signé Jacques Chazot et un méchant incarné par le légendaire Akim Tamiroff (Lord Jim, La Soif du mal)… !
- La Route de Corinthe (1967) : drôle de film d’espionnage situé pendant la Guerre Froide…Chabrol se prend au sérieux, pour une histoire qui se voudrait du John Le Carré.
- Marie-Chantal contre Docteur Kha (1965) : version chabrolienne des Barbouzes, avec Marie Laforêt en guise de Mireille Darc, accompagnée de Stéphane Audran et Roger Hanin… On ne change pas une équipe qui gagne, surtout quand elle s’appuie sur un scénar signé Jacques Chazot et un méchant incarné par le légendaire Akim Tamiroff (Lord Jim, La Soif du mal)… !
- La Route de Corinthe (1967) : drôle de film d’espionnage situé pendant la Guerre Froide…Chabrol se prend au sérieux, pour une histoire qui se voudrait du John Le Carré.
vendredi 22 mai 2009
50 ans de Nouvelle Vague : tsunami ou clapot ?
Artistes : Le monde est sans pitié. On a 50 ans et tout le monde vous tombe dessus ! Même si vous incarnez l’insolence, la jeunesse, la révolte… Et il est toujours périlleux de tirer le portrait d’une quinqua autant célébrée… Alors, voilà. Je n’irai pas par quatre chemins. La Nouvelle vague, c’est FI-NI, les gars.T’as de beaux restes, tu sais !
OK, il reste des films magnifiques – A bout de souffle, Les 400 coups, Le Beau Serge, Paris nous appartient.
OK, les réalisateurs qui l’incarnent sont pour la plupart encore de sémillants cinéastes : si Truffaut est mort il y a maintenant 25 ans et Godard est carrément à l’ouest, Rohmer et Rivette font tourner leur petite entreprise, et Chabrol vieillit plutôt bien.
OK, pas une semaine sans qu’on s’en réclame – des Cahiers du cinéma à Christophe Honoré, en passant par le réalisateur taïwanais Tsai Min Liang, en compet cette année à Cannes, avec un film qui rassemble les survivants de la Nouvelle Vague (Léaud, Moreau, Truffaut via Fanny Ardant).…
OK, l’esprit libertaire et frondeur des années 68 en est l’un des plus beaux fruits. Remember la fronde de Cannes en mai 68 mené par Truffaut et Godard. Ou bien la Cinémathèque de Langlois qui, sans la défense acharnée des cinéastes de la Nouvelle Vague, n’aurait survécu.
OK, sans elle, pas d’Anna Karina, de Jeanne Moreau, de Bernadette Lafont, de Jean-Paul Belmondo, de Jean-Claude Brialy, de Jean-Pierre Léaud ou de Gérard Blain.
Tirez sur le pianiste
Mais enfin ! C’est d’abord un mouvement d’exclusion, qui a fusillé certaines carrières qu’heureusement on réévalue à présent : René Clément (Plein soleil), Henri-Georges Clouzot (Le Corbeau) ou Julien Duvivier (Voici le temps des assassins).
C’est ensuite une pure conjonction entre l’esprit d’une génération frondeuse et l’avènement de techniques qui ont permis aux cinéastes de sortir des studios, de tourner en prise directe et en décors naturels, de privilégier l’improvisation, de casser les codes du studio. Mais pas seulement : bourrés de références plus ou moins décelables, certains films ressemblent à des brouillons brillants de khâgneux en mal de reconnaissance. Aussi beau soit-il formellement, Pierrot le fou reste un film suffisant de sa suffisance.
Et puis, la Nouvelle Vague, c’est l’esprit de chapelle le plus étroit : pourquoi Mocky, Resnais, Malle, Lelouch, Cavalier n’ont-ils jamais été reconnus et intégrés en tant que cinéastes de la Nouvelle Vague ? Et que dire du sort réservé à Deville et de Broca ? Et PIALAT, putain !! Même techniques, même liberté, même légèreté, mais ils n’appartenaient sans doute pas au club de ces critiques convertis au cinéma !
Enfin, n’oublions pas les précurseurs : avant la Nouvelle vague, on avait eu Rome Ville ouverte, le néo-réalisme italien, Renoir, Cassavetes – et même Le petit fugitif, ressorti fort opportunément par Carlotta l’hiver dernier.
Bref, on a eu beau la vénérer, l’adorer ou la relifter, la quinqua ne peut offrir que ce qu’elle a : 50 ans, quelques beaux restes, certes, mais pas mal de breloques et de dépouilles.
Tout a changé en Bretagne...
Mais bon, force est de constater qu’elle s’est imposée, tel un tsunami mondial. Oshima au Japon, Bertolucci en Italie, Rocha au Brésil, le Dogme danois, et même les Carax-Beinex-Besson : qu’ils s’en soient inspirés comme modèle ou contre-modèle, aucun n’est parvenu à endiguer les effets libératoires d’une lame de fond qui est parvenue le temps de quelques films magiques à imposer l’anticonformisme en œuvre d’art. La preuve ? 50 ans après, on célèbre son avènement.
Comme le disait si bien Châteaubriand dans son Journal, tout a changé en Bretagne, hormi les vagues qui ne changent jamais
Et pour toi, lecteur de Cinéblogywood, que reste-t-il de la Nouvelle Vague ? Des vieux films ? La magnificence cinéphilique d’un geste de révolte ? Une énième resucée de l’éternel combat des Anciens et des Modernes ? Le débat est ouvert…
Travis Bickle
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