Tom Holland incarne Spider-Man au cinéma mais son successeur potentiel commence à faire parler de lui sur les réseaux sociaux. Son nom est Conroy Allen et il est Jamaïcain. Watch out, Spidey ! Here comes... Anansi-Man !
Plus d'un million de spectateurs sont allés voir Bob Marley One Love au cinéma en France. Un succès populaire mérité tant le biopic réalisé par Reinaldo Marcus Green (La Méthode Williams) procure de belles émotions. Même si ce feel-irie movie laisse le spectateur sur sa faim.
Buzz : Usain Bolt est déjà un héros pour des millions de fans de sport. Dans ce spot pour Virgin Media intitulé Switch to super, l'athlète jamaïcain devient super-héros avec l'aide d'un tailleur très particulier interprété par Richard E. Grant. Ambiance Kingsman. Découvrez la pub ci-dessous.
Buzz : La Phlharmonie de Paris accueille jusqu'au 13 août Jamaica Jamaica !, une formidable exposition sur l'incroyable richesse musicale de l'île. Et ce week-end, concerts de reggae, sound systems et autres activités spéciales sont au programme. L'occasion de découvrir en vitrine quelques reliques d'un film cultissime : The Harder They Come (1972) de Perry Henzell, avec Jimmy Cliff.
Buzz : C'est la pub qui met fin aux pubs pour les parfums. Le spot qui tue le game. C'est ce qu'on peut lire sur les réseaux sociaux à propos de la publicité pour Kenzo World, réalisée par Spike Jonze. Cet emballement s'explique par trois raisons évidentes.
Artistes : Dans l'excellent SoFilm de septembre 2015, Kirsten Dunst est longuement interviewée alors qu'elle revient d'un séjour en Jamaïque. "On a principalement bu du rhum sur des plages de sable blanc en écoutant du Rihanna ou les albums de The Weeknd. Il y a eu du surf aussi, sur des toutes petites vagues inoffensives", déclare-t-elle au magazine. Cela te donne envie d'en savoir plus, voire d'aller, toi aussi, vivre le même trip que l'actrice américaine ? Ben, ça tombe bien, la Jamaïque, je connais et je vais te dire où la Miss a pu aller kiffer. Yeah man.
Buzz : Avec son flow coooool et son amour de la ganja, Snoop Dog ne pouvait que tomber amoureux de la Jamaïque. Parti enregistrer sur l'île un album de reggae, avec le producteur Diplo, l'original Gangsta est devenu Original Rasta ! Au point de changer son nom en Snoop Lion.
Coproduit par la boîte de prod de Snoop, Reincarnated relate cette renaissance du rapeur chez les Yardies. Il n'est pas le premier à avoir été envoûté par l'île : musiciens (Gainsbourg, Stevie Wonder, les Rolling Stones...), acteurs (Erroll Flynn, Steven Seagal...), écrivains (Ian Fleming, le père de James Bond...) sont nombreux à avoir ressenti cette vibration particulière que j'ai moi-même pu expérimenter. Bob Marley l'avait bien compris : "There's a natural mystic blowing through the air". Et il ne parlait pas que des effluves de ganja.
Reste à savoir si la "conversion" de Snoop est sincère ou s'il s'agit juste d'un buzz un peu facile. Reincarnated est sélectionné au festival de Toronto. En attendant de le découvrir sur grand écran, si tu aimes le cinéma, le reggae, la Jamaïque, précipite-toi sur notre dossier Jamaica
Buzz : Pendant un temps, Martin Scorsese avait le projet de réaliser un documentaire sur Bob Marley. C'est finalement Kevin MacDonald (Le Dernière Roi d'Ecosse, The Eagle) qui a signé le film sur la vie de l'un des chanteurs les plus emblématiques de l'histoire de la musique. Le titre est simple : Marley.
La bande-annonce, à voir ci-dessous, donne envie. Avec un tel cinéaste, on peut s'attendre à un docu bien réalisé.En revanche, on retrouve à la prod, Ziggy Marley et Chris Blackwell, soit l'un des fils et le producteur du grand Bob. Ce qui signifie qu'il ne faut pas a priori s'attendre à une oeuvre "indépendante", qui mettrait aussi en lumière le côté sombre du chanteur (cf la bio de référence de Stephen Davis). Enfin, pas de faux procès avant d'avoir vu le résultat. Perso, j'ai hâte. Yeah man.
Si tu aimes le cinéma, le reggae, la Jamaïque, précipite-toi sur notre dossier Jamaica
En salles : Aux yeux du public plus ou moins averti, la sainte trinité rasta est incarnée par Hailé Sélassié, Bob Marley et Marcus Garvey. Pas faux mais injuste. Car c'est oublier le fondateur du mouvement : Leonard Percival Howell. Ex-journaliste à Libé et spécialiste des musiques du monde, Hélène Lee lui a consacré un formidable documentaire, tiré de son livre éponyme (très bon aussi) : Le Premier Rasta.
Buzz : Dernier post de notre série consacrée à la Jamaïque au cinéma. A côté de Kingston, sur une presqu'île un peu isolée, se dresse Port-Royal. Enfin ce qu'il en reste. La cité était la capitale de l'île jusqu'à ce qu'un tremblement de terre, en 1692, la réduise presque à néant.
Avant cette date fatidique, Port-Royal était le repère des pirates et flibustiers anglais. Normal donc que la ville ait été au coeur de plusieurs films de pirates. J'en citerai deux. Capitaine Blood (1935) de Michael Curtiz avec Errol Flynn (un acteur qui a vécu à la Jamaïque), Olivia de Havilland et Basil Rathbone. Et puis, bien sûr, Pirates des Caraïbes La Malédiction du Black Pearl (2003) de Gore Verbinsky avec Johnny Depp.
Deux films très différents mais sur lesquels souffle l'esprit de la flibuste. Aventures, abordages, duels, pillages, amours impossibles, trésors... Enjoy, moussaillons !
Buzz : C'est la saison des cyclones dans la Caraïbe mais il fait toujours aussi beau à Negril, Jamaica, merci. Je poursuis donc mon passage en revue de la Jamaïque dans le 7e art (découvrez notre dossier Jamaica) et aujourd'hui, je vais vous parler de la production locale. Non, pas celle de ganja mais bien la production de films.
A l'inverse de la scène musicale, très active, l'industrie du cinéma est quasi-inexistante sur l'île. Pourtant deux films sortent du lot et ce n'est pas un hasard si leur succès est largement dû au fait qu'ils décrivent chacun la société jamaïcaine sur fond de reggae.
The Harder They Come (1972) est ce qu'on peut appeler un film culte. Réalisé pendant deux ans (au gré des financements) par Perry Henzell, il raconte l'histoire d'Ivan, un jeune campagnard qui débarque à Kingston, tente de percer dans l'industrie musicale, se fait arnaquer, emprisonner et finit par devenir l'ennemi public numéro un. Jimmy Cliff interprète le jeune homme naïf devenu bad bwoy. La B.O. est impeccable (Jimmy Cliff, Desmond Decker, The Maytals...) mais surtout la réalisation, un peu à l'arrache, rend le film très réaliste. D'autant qu'il décrit avec justesse l'état de la société jamaïcaine dans les années 70. Bref, c'est un must.
Du reggae au dancehall
Plus de vingt ans plus tard, la vidéo HD permet à la société Palm Pictures de réaliser Dancehall Queen (1994). Cette fois-ci, le personnage principal est une mère de famille qui, pour élever ses enfants, devient danseuse dans les boîtes en plein air (une dancehall queen, quoi) de Kingston. Le dancehall (ou ragga, comme on dit chez nous) a remplacé le reggae. Malgré une B.O. au top, l'histoire est plus naïve et la réalisation plus maladroite que celles de The Harder They Come. Il n'empêche. Le film cartonne en Jamaïque puis obtient un succès (certes, relatif) à l'international auprès de la diaspora et des fans de reggae. A tel point que la boîte de prod lancera un autre film, Third World Cop, mettant en scène une sorte d'Inspecteur Harry tropical, mais le film ne fera pas autant recette que le premier.
Avec plus de moyens, l'acteur Idris Elba, qui est également DJ, est passé derrière la caméra pour réaliser Yardie. Un film au titre explicite puisque c'est le surnom que se donnent les Jamaïcains (de "yard", la cour en anglais et par extension, la Jamaïque). Un film où musique et violence accompagnent le parcours d'un jeune homme.
A noter que l'explosion du reggae dans les années 70 se traduira par la réalisation de plusieurs documentaires et fictions autour de Jah music. Citons Rockers, Countryman ou, plus près de nous, Made In Jamaica et en 2019 Inna de Yard.
Buzz : Je profite de mes vacances à la Jamaïque pour évoquer la place de cette île et de ses habitants au cinéma (découvrez notre dossier Jamaica). Après les rastas sympas, place aux bad bwoys ! Les méchants affublés de dreadlocks qu'ont combattus Arnold Schwarzenegger, Steven Seagal et Keanu Reeves.
A la fin des années 80, les gangs jamaïcains s'imposent sur le marché de la drogue aux States et au Canada (lire l'article du NYTimes). Ils se distinguent par leur violence extrême (l'un des gangs se fait appeler le Shower Posse car lorsqu'il défouraille, les balles pleuvent comme sous une douche !) et il faut bien l'avouer, à cette époque, tout ce qui porte des dreads est plus ou moins assimilé à un dangereux criminel.
Surfant sur cette vague de peur, l'homme à l'unique expression faciale, l'idole de Sentenza, j'ai nommé Steven Seagal, sort en 1990 ce qui est considéré par ses fans comme l'un de ses meilleurs films : Désigné pour Mourir (Marked For Death) de Dwight H. Little. L'histoire d'un agent de la DEA (l'agence anti-drogues US) qui décide de se payer le Jamaican Posse, une bande de rastaquouères qui met Chicago à feu et à sang et dont le leader, Screwface, a le mauvais goût de pratiquer la magie noire (l'obeah, l'équivalent jamaïcain du vaudou). Evidemment, ça va chier pour les rastas.
Une autre production de la Fox trois ans plus tôt, surfe également, de manière plus insidieuse, plus fine et avec plus de talent (cinématographiquement parlant), sur la crainte que suscitent les gangs jamaïcains : Predator ! Et oui, le film de John McTiernan montre une guerre contre un inquiétant ennemi, impitoyable et sauvage : un alien coiffé... de dreadlocks ! Ne me dites pas que la silhouette de cet extra-terrestre ne vous a jamais fait penser aux potes à Marley !
Evoquons enfin, dans Matrix Reloaded (2003), des Wachowski, Neo (Keanu Reeves) affronte des nouveaux tueurs issus de la matrice... des jumeaux albinos dreadlockés.
Buzz : Troisième "épisode" de notre série estivale sur la Jamaïque au cinéma. James Bond et Bob Marley ont contribué à faire de l'île un petit coin de paradis. Ses plages de sable fin, sa mer turquoise, son reggae relaxant, ses habitants sympathiques... cette Jamaïque de carte postale a fait le bonheur d'Hollywood.
Disney a raconté une belle histoire, d'autant plus belle qu'elle est vraie : celle de l'équipe jamaïcaine de bobsleigh. Rasta Rockett (Cool Runnings, 1993) est une comédie sympatoche, pleine de bons sentiments dans laquelle les gentils sont des Jamaïcains volontaires et optimistes, et les méchants des Est-Allemands racistes et bornés. Mais l'esprit olympique réconciliera tout le monde. Le film est réalisé par Jon Turteltaub (Benjamin Gates, L'Apprenti Sorcier) et réunit à l'écran Leon, Doug E. Doug et l'hilarant John Candy.
Shake, baby, shake
Jamaïcains sympas, île paradisiaque. C'est en tout cas ce que montre Cocktail (1988) de Roger Donaldson. Tom Cruise quitte l'hiver étasunien pour aller secouer son shaker à Montego Bay et se baigner nu avec sa dulcinée dans une chute d'eau retirée, avant d'échafauder des plans sur la comète devant un feu sur la plage. Avec Jimmy Cliff et les Beach Boys en fond musical. Reste que l'épisode jamaïcain a moins marqué que la chorégraphie endiablée que pratiquent Tom Cruise et Bryan Brown derrière le comptoir (voir ci-dessous). Ce qui constitue le seul moment d'intérêt du film, d'ailleurs.
J'aurais pu également vous parler du crabe Sebastian dans La Petite Sirène. Mais enfin, si le crustacé écarlate a bien un accent caribéen prononcé, il y a débat sur son origine : jamaïcaine ? trinidadienne ? Mieux vaut éviter la polémique. Même under the sea. Enjoy, man !
Buzz : De Kingston, je poursuis mon petit passage en revue des films et personnalités liés à la Jamaïque. C'est dans sa propriété baptisée... Goldeneye, à Oracabessa, que Ian Fleming inventa le plus célèbre agent secret de tous les temps : Bond, James Bond.
Buzz : Je ne vais pas me la raconter mais en ce moment, je me dore les fesses au soleil de la Jamaïque. Consolez-vous en vous disant que je me les fais aussi bouffer par des moustiques gros comme le poing et amateurs de cuisine française. Tout au long du mois d'août, l'occasion est donc trop bonne pour vous évoquer la représentation de cette île et de ses habitants au cinéma... en six posts (découvrez notre dossier Jamaica). Plusieurs personnalités qui ont marqué le 7e art sont en effet liées à la Jamaïque. Aujourdh'ui, j'évoquerai Errol Flynn. Cet acteur mythique de l'âge d'or d'Hollywood s'est installé à Port Antonio, en Jamaïque, en 1947. Il en a fait son havre de paix avant d'y faire les 400 coups : fêtes interminables, bitures dantesques.
Cadillac et crocodile
Il aurait ainsi conduit une cadillac jusque dans une piscine sans perdre son cigare, lâché un crocodile en ville, gagné au poker la petite île de Navy Island qui fait face à la station balnéaire et d'autres turpitudes plus ou moins avouables (pour en savoir plus, lisez Le Livre de la Jamaïque de Russell Banks). L'acteur a aussi tenu le Titchfield Hotel et investi dans une exploitation agricole avant que son coeur s'arrête de battre en 1959. Un incendie a détruit l'hôtel mais ses ruines sont toujours visibles.
L'acteur a également popularisé les balades en radeau de bambou sur le Rio Grande. Ce mode de transport était utilisé à l'époque pour transporter les bananes. C'est aujourd'hui une activité touristique prisée. Je vous recommande de choisir pour pilote le bien nommé Captain Morgan. Il vous racontera pas mal d'anecdotes, notamment le jour où il a transporté Sean Connery ou chanté une chanson à Rihanna qui était en pleurs après un coup de fil.
Bref, Errol Flynn a mené à la Jamaïque une vie digne des flibustiers qui s'y réfugiaient il y a quelques siècles de cela. Pirates "jamaïcains" qu'il a interprétés à l'écran, notamment dans Capitaine Blood (1935) de Michael Curtiz.