En DVD et Blu-ray : Premier film de Michael Cimino, Le Canardeur (Thunderbolt and Lightfoot, 1974) marque le premier jalon de la carrière du cinéaste de Voyage au bout de l'enfer et de Heaven's Gate. Moins connu que ses deux oeuvres magistrales, souvent considéré à tort comme mineur, Le Canardeur réussit une double gageure : s'inscrire dans la geste eastwoodienne, alors triomphante au box-office ; s'imposer comme un authentique film d'auteur, dans lequel on retrouve totalement éclos les thèmes qui nourriront ses chefs-d'oeuvre futurs, maudits ou pas. Et la copie éditée par Carlotta rend hommage aux beautés plastiques de ce petit film, pas si petit que ça...
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mercredi 19 novembre 2014
jeudi 21 février 2013
De quoi Michael Cimino est-il le nom ?
Artistes : "Miracles are possible", comme il l’a dit mardi soir à Paris. Car Michael Cimino est en France, à Paris (sur la photo, avec Isabelle Huppert) et à Lyon notamment. C'est en soi un événement. Pour un nouveau film ? Quasiment : la miraculeuse réédition supervisées par ses soins de son monument, Heaven's Gate, dont nous reparlerons ici dans quelques jours. Cela fait désormais 17 ans qu'il n'a pas tourné le moindre film ! Même les plus ermites des réalisateurs – Terrence Malick ou Stanley Kubrick – n'avaient pas autant espacé leurs productions. Michael Cimino, si. Wonderboy du cinéma américains des seventies, en deux films, il passe du paradis à l'enfer, en prolongeant son Voyage au bout de l'enfer (1978, 5 oscars) jusqu'au seuil de La Porte du Paradis (1981, qui provoqua la faillite du mythique studio United Artists)
Et depuis ? Plus grand chose ou presque. Comme si le réalisateur s'était totalement identifié au héros de sa Porte du Paradis, Jim Averill, contemplant le désastre de sa vie reclus sur le ponton d'un yacht, sur une mer d’huile, languide et mélancolique.
Et depuis ? Plus grand chose ou presque. Comme si le réalisateur s'était totalement identifié au héros de sa Porte du Paradis, Jim Averill, contemplant le désastre de sa vie reclus sur le ponton d'un yacht, sur une mer d’huile, languide et mélancolique.
lundi 24 janvier 2011
Le Canardeur : que deviens-tu, Michael ?
En salles : La sortie d’Au-delà a complètement occulté la réédition en salles d'un des très grands Clint Eastwood, Le Canardeur (1973), mis en scène – excusez du peu – par Michael Cimino – dont c’était la première réalisation – et co-interprété par l’autre grand Américain du moment, Jeff Bridges. Ah, je rêve de voir se reformer une telle affiche aujourd’hui… Pas vous ?
Don Quichotte et Sancho Pança en Americana
Bon, avant de rêver, courrez voir ce…ce quoi, au fait ? Buddy movie, road movie, polar…Un peu tout cela à la fois. En tout cas, inutile de finasser : dès les premiers plans – Eastwood déguisé en pasteur, poursuivi par un homme armé, se réfugie dans une église au beau milieu d’une prairie – éclate aux yeux la passion du réalisateur d’Heaven’s Gate pour l’Amérique : ses paysages fordiens, ses héros virils et désabusés en quête d’absolu, son style élégiaque et nostalgique d’une certaine Americana.
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