jeudi 7 février 2013

The Killer Elite : Peckinpah en mode parano future


Buzz : La filmo de Sam Peckinpah se résume souvent à trois films - et quels films ! J'ai nommé La Horde Sauvage (The Wild Bunch, 1969), Les Chiens de Paille (Straw Dogs, 1971) et Guet-Apens (The Get Away, 1972). Des films brillants qui imposent un style, une esthétique de la violence également, avec ces ralentis qui deviendront la marque de fabrique du réalisateur. Des films qui éclipsent le reste de son oeuvre. Gloire à Wild Side qui sort en Blu-ray et double DVD un des films oubliés du grand Sam : The Killer Elite


L'histoire tourne autour d'officines para-gouvernementales dans lesquelles des mercenaires exécutent et subissent coups fourrés et trahisons. Je n'en dirai pas plus sur le fond. Ce qui est intéressant, c'est que l'on retrouve toute la thématique du cinéaste : des têtes brûlées en butte (en lutte) au système oppresseur. On retrouve la Peckinpah's Touch : le récit qui avance parfois avec le déroulement en parallèle de deux séquences ; les scènes d'action qui passent au ralenti...

L'anti-héros est fatigué

Sam, plus rebelle que jamais, balance son dégoût du système. Le (anti) héros est fatigué, physiquement (vous comprendrez pourquoi) et moralement. Il n'y croit plus, certes comme d'autres personnages de ses précédents films. Mais ici, la lassitude est telle que le premier rôle refuse le combat. Face à lui, un "vilain" qui n'en est pas tout à fait un. Le salaud n'est pas celui que l'on croit.

Avec The Killer Elite, on a l'impression que Peckinpah refuse de faire du Peckinpah, préférant lorgner vers le Nouvel Hollywood. D'où une oeuvre hybride, désabusée, surprenante, à (re)découvrir illico. D'autant que les prestations de James Caan (tout en retenue) et Robert Duvall sont épatantes. Et le master proposé par Wild Side est de toute beauté. Cerise sur le gâteau : l'éditeur nous propose la version longue, inédite en France. Comment ne pas craquer ?

Anderton

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