En salles : Manhattan, yuppie, chambre d’hôtel, addiction au sexe : pour un Français, les éléments qui composent la trame de
Shame interpellent, forcément… Laissons de côté la rubrique faits-divers pour nous consacrer au cinéma. Et là, pas d’hésitations : il faut se précipiter sur le 2e film du cinéaste britannique Steve McQueen, après
Hunger, déjà bien perturbant. Et ce, pour sept raisons :
1 – pour New-York : jamais aussi bien filmée depuis... depuis quand au fait ? Là, on est très loin de l’ambiance village chère à Woody Allen. C’est plutôt la mégalopole froide, impersonnelle et fascinante à la fois. A l’image de ce bouleversant traveling latéral sur
Michael Fassbender entamant un jogging nocturne dans Manhattan, sur les Variations Goldberg de Bach – classe ! Pour ceux qui l’ont vu, c’est à Claire Dolan de Lodge Kerrigan que fait vraiment penser le New-York de Steve McQueen.
New York, une prison à ciel ouvert
2 – pour New York, again. Personnage à part entière qui apparaît comme une véritable prison à ciel ouvert. Vitres des lofts, cloisons murales de bureaux en verre fumé, baies vitrées du Standard Hotel, transparence et aérien dominent, mais flotte un puissant sentiment de claustrophobie.