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dimanche 9 septembre 2018

Comme un chien enragé : un face-à-face Penn-Walken d'anthologie

En DVD et Blu-ray : Si je vous dis "Foley", il y a de fortes chances que vous pensiez à Axel, le personnage interprété par Eddie Murphy dans Le Flic de Beverly Hills. Mais en l'occurrence, je vais vous parler de James Foley, bien réel celui-ci, même s'il avait un peu disparu de mes radars. Après une carrière en dents de scie dans les années 1990 et 2000 et un passage à vide de plusieurs années, le cinéaste a retrouvé le devant de la scène (ou plutôt, le derrière d'une caméra) en réalisant quelques épisodes de House of Cards puis les deux suites de 50 Nuances de Grey. Carlotta a eu la riche idée de sortir en vidéo l'un de ses premiers et tout meilleurs films : Comme un chien enragé (At Close Range, 1986), avec Sean Penn et Christopher Walken. Et Madonna en embuscade.

lundi 3 juillet 2017

Vers un destin insolite sur les flots bleus de l’été : le brûlot d'avant Madonna

En salles : Quand on évoque le cinéma italien, on pense souvent à Dino Risi, Federico Fellini, Ettore Scola, Nanni Moretti, Michelangelo Antonioni – c’est-à-dire des réalisateurs masculins – mais beaucoup plus rarement à des réalisatrices. Pourtant, il y en a au moins deux qui ont retenu l’attention du public et de la critique dans les années 70 : Liliana Cavani, pour son sulfureux Portier de nuit, puis ensuite pour Derrière la porte et La Peau (ainsi qu’un biopic consacré à Saint François d’Assise interprété par Mickey Rourke, resté inédit en salles en France). Et Lina Wertmuller, première réalisatrice italienne à avoir été nommée aux Oscars en 1975, et dont Carlotta a l’excellente idée de rééditer en copie remasterisée un de ses fleurons, totalement oublié aujourd’hui, au titre à rallonge si typique des comédies italiennes des années 70, Vers un destin insolite sur les flots bleus de l’été.

samedi 21 octobre 2006

Le pistolet à pisse de Sean Penn

Artistes : "Sean Penn, un citoyen à Hollywood". Le Monde 2 du 21 octobre consacre sa Une et huit pages au comédien américain qui sera à l'affiche des Fous du roi, de Steven Zaillian, le 1er novembre. "Je suis un acteur sans doute, mais d'abord un citoyen", explique-t-il dans le cadre d'un long entretien.
Aux côtés de George Clooney, Tim Robbins et Susan Sarandon, "Citizen Penn" incarne la figure même de l'artiste engagé (traduction : à gauche), doté d'une conscience et d'une voix qui porte, toujours prêt à défendre ses valeurs, à défiler contre la guerre en Irak, à tenir une bougie avec les opposants à la peine de mort, à secourir les habitants de La Nouvelle-Orléans, à tailler un costard à Bush...
Il est bien loin le temps où Sean Penn était juste un petit con. Une forte tête dotée de solides poings qu'elle aimait écraser sur la gueule de tous ceux qui lui cherchaient des poux. Sa cible de prédilection : les paparazzi, qui lui collaient aux basques du temps où il était maqué avec Madonna. Et comme ces bestioles aveuglantes se tenaient à distance respectables de ses phalanges et de ses godasses, Sean Penn s'était beaucoup inspiré du lama. Pas le dalaï prêcheur de paix, mais l'animal éjecteur de salive. Pendant que sa chanteuse jouait son numéro de star qui voudrait qu'on la laisse tranquille (son meilleur rôle parce que pour le reste...), l'acteur distribuait les molards avec une précision qui suscitait l'admiration jusque chez les photographes.
Plus vicieux, il se baladait parfois avec un pistolet à eau pour arroser les voleurs d'intimité. Un jouet qu'il remplissait avec son urine... Vous imaginez la scène ? Sean Penn en train de pisser dans un verre puis d'en extraire le contenu à l'aide d'une seringue pour pouvoir remplir son colt en plastoc...
Ses excès de comportements ne l'empêchaient pas à l'époque d'être déjà un grand acteur. La preuve que l'on peut être un branleur et s'en sortir. Son engagement actuel, sincère, n'en est que plus remarquable.