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mardi 27 février 2018

Call me by your name : à la recherche de l’Eden perdu

En salles : Le voici donc, ce film auréolé d’une réputation née début 2017 à Sundance et à Berlin, avant d’embraser le monde entier. Pour finir avec 6 nominations aux Oscars et une sortie dans les salles françaises. Autant le dire d’emblée : si Call me by your name n’a rien du chef-d’œuvre impérissable, le charme, l’euphorie et la mélancolie proustienne qu’il suscite en font un objet précieux, torride et au charme suranné, étrangement dédié à la mémoire de Bill Paxton, et sublimé par la musique de Sufjan Stevens. Guide de voyage vers le doux paradis des amours adolescentes en 5 étapes.

mercredi 21 février 2018

La Forme de l’eau : timburtonisation en vue !

En salles : C’est le film de la consécration pour Guillermo Del Toro : outre le dernier Lion d’Or à la Mostra de Venise, La Forme de l’eau a récolté le Golden Globe du meilleur réalisateur – boulevard annoncé pour un Oscar en mars 2018. Depuis maintenant 25 ans, le cinéaste mexicain, avec des hauts et des bas, est parvenu à imposer une patte sur tout ce qu’il entreprend. Et La Forme de l’eau apparaît aux yeux de beaucoup comme une forme d’aboutissement. Fable politique, conte de fées pour adultes, hommage aux classiques des films d’horreurs des années 50, le nouveau Del Toro cumule toutes les louanges. Amorce-t-il avec ce chant d’amour également une pente déclinante ?

mardi 24 septembre 2013

Blue Jasmine : chef-d’œuvre mais pas que


En salles : Du Woody Allen’s never ending tour, on commençait à se lasser, il faut bien le reconnaître, notamment après sa catastrophique escapade romaine. En se recentrant sur ses fondamentaux des années 70 – retour aux Etats-Unis, portrait de groupe avec dame – le cinéaste de 78 ans fait coup double avec Blue Jasmine : non seulement il réalise un de ses films les plus aboutis, mais en effectuant de subtiles variations dans son univers, il renouvelle complètement sa grammaire et sa méthode. Pour livrer l’un de ses tout meilleurs films.