dimanche 15 juillet 2007

Cloverfield : le mystère s'épaissit

Sur le web - En prod : Le buzz grossit et grossit encore autour de Cloverfield, le projet cinoche de J.J. Abrams (Alias, Lost, Mission : Impossible 3).
Rappellons brièvement que ce long-métrage mystérieux tourne autour d'une catastrophe vécue à travers les caméras vidéos de personnes participant à une fête (y a de la meuf, en plus !). A la Blair Witch. C'est en tout cas ce que laisse à penser le teaser.
Un teaser diffusé lors des projections de Transformers : filmé clandestinement par des spectateurs puis mis en ligne sur internet, ce teaser a d'abord été interdit par la Paramount avant d'être finalement autorisé.
Slusho fait des bulles
Des revirements, du mystère, voilà de quoi exciter les cinéphiles et les internautes. D'autant que le site internet (1-18-08.com) du film, n'affiche qu'une puis deux puis trois photos. Toutes datées du 1-18-08, soit la date de la sortie du film en salles mais aussi (donc) de la catastrophe au coeur du film.
Comme l'explique l'excellent Uruloki, les geeks du web ont déniché un site japonais, slusho.jp, dédié à une boisson baptisée... Slusho. Or, le logo de ce nectar, inconnu des rayons de supermarchés, figure sur le t-shirt d'une personne filmée lors de cette fameuse fête, dans le teaser. Par ailleurs, le site contient beaucoup d'explications en anglais, ce qui est plutôt rare au pays du soleil levant.
De Profundis
Par ailleurs, Slusho indique comment la firme a été créée : une femme nommée Noriko qui voulait découvrir un nouveau goût de boisson a disparu en mer. Son fils Ganu a poursuivi les recherches de sa mère et découvert dans les grandes profondeurs de l'océan un ingrédient unique au monde. Et c'est ainsi qu'est né Slusho. Zarbi, non ? Et la communauté de la toile d'imaginer la suite : Ganu aurait réveillé un monstre (on entend dans le teaser quelqu'un crier : "C'est vivant ! C'est immense !"), etc. Un fan de chez fan, Nightowl3090, a même pondu une vidéo pour passer en revue toutes les théories possibles !
Et si Slusho était une vraie boisson sur le point d'être lancée et que, pour créer le buzz, la firme nipponne qui l'a mise au point avait lancée un buzz avec le teaser d'un faux film. On aurait tous l'air fin, non ?
Bref, on en sait pas beaucoup plus qu'avant mais Abrams est en train de réussir la première partie de son plan : nous faire saliver !
Anderton

samedi 14 juillet 2007

Death Sentence : "Mr Tout-le-Monde" fait la justice

Sur le web : De temps en temps, le père de famille aimable, honnête, travailleur et qui paie toujours ses impôts, pête un plomb et se transforme en bête de guerre.
Parfois, il en a juste marre de ce qu'il voit autour de lui et laisse s'exprimer son racisme refoulé, sa brutalité cachée. C'est le cas de Michael Douglas dans Chute Libre (Falling Down), de Joel Schumacher. Dans d'autres cas, des voyous s'en sont pris à sa famille et face à l'absence de réaction des autorités, il se transforme en justicier implacable (vigilante en anglais). Charles Bronson en a fait son fond de commerce, notamment avec Un Justicier dans la Ville/Death Wish (1974) de Michael Winner. Un p'tit malin a compilé le nombre de lascars qu'il bute : c'est le Death Wish Body Count !
Cette fois-ci, c'est Kevin Bacon qui endosse le costume du "type-sans-histoire-qui-veut-venger-la-mort-de-son-fils". Nom du film : Death Sentence, qui sort fin août aux States. Derrière la caméra, James Wan, le réalisateur de Saw. Voici donc le trailer de Death Sentence. Enjoy !
Anderton

Indiana Jones 4 : Harrison Ford face à la caméra

En prod : La quatrième aventure d'Indiana Jones est en cours de tournage. On vous en a parlé plusieurs fois. Vous savez donc que sur indianajones.com, un journal de bord en vidéo présente l'avancée de la prod : on peut d'ores et déjà y découvrir une interview de Shia LaBeouf et le premier jour de tournage.
Je ne vais pas faire un post à chaque nouvelle vidéo en ligne (encore que...) mais là, on découvre brièvement Harrison Ford face à la caméra et déjà en posture difficile. Et bien, malgré les 60 balais du bonhomme, je trouve que ça le fait encore !
Sinon, l'acteur échange quelques blagues avec Spielberg (sous le chapeau) et Lucas (*) avant de s'éloigner, enlacé à Steven. C'est beau. J'en pleurerai.
Anderton
(*) Comme le fait remarquer l'excellent Movie Blog, George Lucas porte un t-shirt de Yan Solo sur lequel est écrit "Han Shot First" (Yan a tiré le premier). Référence à la scène du bar dans Star Wars - Un Nouvel Espoir : dans la version originale de 1977, Solo tuait Greedo pendant une conversation chargée de menaces. Dans la version ressortie en salles plus tard, c'est Greedo qui tirait le premier. Une façon d'adoucir le caractère de Solo mais qui a provoqué la colère des fans. Avec ce t-shirt, Lucas, en maître de la com, met fin à la polémique... par un clin d'oeil.

jeudi 12 juillet 2007

Harry Potter et l'Ordre du Phénix : anarchie au pays des sorciers

En salles : Harry Potter ? J'en suis assez fan j'avoue. Mais c'est normal, j'adore les super-héros. Il y a quelques livres que j'ai lus comme ça, et dont je n'ai pas pu me décoller avant d'arriver à la fin. Lire la saga Harry Potter , c'est être immergé dans un monde de moins en moins rose-bonbon-fée-clochette-et-cendrillon ; c'est entrer dans un univers de plus en plus inquiétant-et-féroce-sombre-et-côté-obscur-de-la-force. Et c'est pareil pour les adaptations au cinéma. Fidèles au style, parfaites dans la reconstitution, idéales dans le choix du casting et toujours plus impressionnantes dans le dosage d'effets spéciaux impeccables.
Pot de glace
J'ai eu la chance de voir le dernier épisode, Harry Potter et l'Ordre du Phénix, une semaine avant tout le monde et à chaque fois, c'est pareil, j'ai beau résister et me dire "T'es pas un peu grande pour suivre les aventures d'un sorcier de 15 ans ?", une petite voix intérieure répond systématiquement "Non". Et pour cause, Harry Potter et l'Ordre du Phénix est un film de genre parfait et réellement captivant. Harry Potter, c'est la cerise sur le gâteau ; le sachet de nounours en chocolat qu'on s'enfile d'un seul coup ; le pot de glace Häagen Dasz aux noix de Macadamia qu'on commence et qu'on termine forcément. Un régal, pour les petits et pour les grands. Peut-être même davantage pour les grands, car Harry grandit au fil des épisodes et sa vie devient plus obscure à mesure que le poids qui croule sur ses épaules devient lourd. Finalement, ce petit sorcier, on le plaint. Persécuté par sa famille de moldus (humains), pourchassé par tout un tas de créatures repoussantes et traqué par Celui-dont-on-ne-dit-pas-le-nom.
Stupefixé
Du coup, Harry se rebelle, il brave l'autorité, sort sa baguette magique même quand c'est interdit, devient le leader d'une armée de petits sorciers déterminés à ne pas se laisser "stupefixer", embrasse les filles (enfin une fille, eh oui, ça devait arriver...) et porte des Converse, aussi. Finalement, Harry Potter est un ado comme les autres, à ceci près que les autres n'ont pas un sorcier maléfique qui leur court après et une prophétie mystérieuse qui plane au-dessus de leurs têtes comme une épée de Damoclès. Ça fait sourire, ça fait peur et ça fait frissonner. Car Harry Potter est attachant, touchant, palpitant et toujours très bien entouré de ses parfaits amis Ron et Hermione qui restent inchangés. C'est très simple finalement, Harry Potter devrait être canonisé.
Black Mamba

mercredi 11 juillet 2007

Tinto Brass, "il maestro" de l 'érotisme

Avertissement : le post et les liens ci-dessous sont réservés
aux adultes et aux ados boutonneux.

En DVD : A l'heure où en deux clics, n'importe qui peut avoir accès à n'importe quelle vidéo porno, où le trash côtoie le vulgaire, un coffret DVD vient nous rappeler que l'érotisme a longtemps fait les belles séances des salles obscures, avant d'être relégué en dernière partie de soirée sur M6 le dimanche soir.
Et l'érotisme avait son maître en la personne de Tinto Brass. Ce cinéaste italien est surtout connu pour Caligula (avec Malcolm McDowell et non Andie, merci Silver Surfer), un film qu'il a renié parce que son associé américain Bob Guccione y a introduit (c'est le cas de le dire) des scènes porno.
Magnifier une paire de fesses
Car l'univers de Tinto Brass est complètement à l'opposé des films X :
1) Tinto raconte d'abord des histoires quand les hardeurs enquillent les scènes de baise sans queue ni tête (façon de parler),
2) Tinto accorde un soin à la photo, aux décors, aux ambiances quand les films X sont torchés dans des locaux qui hésitent entre le clinquant et le glauque,
3) Tinto filme les femmes avec amour et ses héroïnes sont les "maîtres(ses) du jeu", à l'inverse des pauvres filles du X qui se font humilier par des étalons décérébrés,
4) Les actrices de Tinto sont pulpeuses, girondes, pleines de formes naturelles, velues même ; bref, sans silicone, ni tatouage, ni piercing,
5) Tinto sait prendre son temps pour magnifier une paire de fesses, là où les hardeurs multiplient les gros plans chirurgicaux à faire gerber un gynéco,
6) Tinto pratique l'humour et la dérision (la preuve avec cet extrait d'All Ladies Do It/Cosi Fan Tutte) quand les hardeurs font rire malgré eux de leurs situations débiles et de leurs dialogues ineptes,
7) Tinto est un anar qui prend aussi son pied à dynamiter les piliers de notre société (morale, famille, religion, politique, argent...) tandis que la dynamite des films X se résume à la mêche disproportionnée de ses acteurs masculins.
Bordels de Brass
Pour toutes ces raisons, le coffret de 6 DVD Tinto Brass apporte une bouffée d'air frais dans le nauséux local à partouzes du X. Ni Caligula, ni La Clé ne figurent dans ce coffret mais on y découvre en revanche quelques uns des grands films de Brass : Salon Kitty, All Ladies Do It (Cosi Fan Tutte), Frivolous Lola, Transgressing, Do It et Paprika.
Le premier semble influencé par Salo ou les 120 Jours de Sodome (Pier Paolo Pasolini) : le Salon Kitty en question est un bordel mis en place par les Nazis à Berlin. Le sujet est fort et grave, dur parfois, très marqué "années 70". A l'inverse, Paprika est un petit bijou qui narre la "carrière" d'une jeune fille un peu naïve qui intègre un bordel par amour. C'est sensuel, drôle, subversif. Du pur Tinto !
Une 7e galette de bonus sur "il maestro" aurait été la bienvenue mais ne boudons pas notre plaisir. D'autant que les DVD ont pour écrin un superbe boîtier en fer en forme de coeur inversé : au recto, une poitrine ; au verso, une paire de fesses (d'habitude, le cul, c'est plutôt au recto, non ?). Si vous voulez craquer, rendez-vous sur le site du distributeur Fravidis.com (*) !
Anderton
(*) Fravidis est un petit distributeur qui possède dans son catalogue plein de raretés. Je les ai contacté pour leur proposer de chroniquer trois coffrets DVD... et ils ont accepté. Je les en remercie car CinéBlogywood n'est pas DVDrama (on se donne encore un an pour les bouffer !). C'est d'autant plus gonflé de leur part que je les ai prévenu que je resterai libre de mes propos. Prochains rendez-vous sur une série multi-césars et il bello Marcello.

mardi 10 juillet 2007

Harry Potter trempe sa baguette dans le ciment

En salles - Sur le Web : Après la première mondiale au Japon, Harry Potter et l'Ordre du Phoenix (dont voici la bande-annonce) a été présenté au célèbre Chinese Theater, à L.A.
Devant des fans hystériques et annonçant sur des pancartes être prêtes à perdre leur virginité (et plus si affinités) pour pouvoir toucher la baguette de leur sorcier favori, Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson se sont mis en quatre, et même à quatre pattes, pour laisser leurs empreintes sur Hollywood Boulevard. Baguette comprise (véridique !). Mais regardez plutôt la vidéo.
George Clooney, Brad Pitt et Matt Damon avaient déjà immortalisé leurs extrêmités il y a quelques semaines de cela (on vous en avait parlé du discours gay friendly qu'avait alors prononcé Clooney). Ils font tarif de groupe maintenant à Hollywood ou quoi ?
Anderton

Harry Potter : le vrai visage de Voldemort révélé !

Buzz : "Achète ce numéro, Moldu !" Le message est clair, reste à savoir si la magie de VoldeMad (aka Alfred E. Neuman) est efficace.
En tout cas, l'équipe de Mad Magazine a le don de coller à l'actu en nous donnant la banane (je parle du sourire ; si Mad provoque une banane dans votre pantalon, c'est que vous avez un problème et vous me faites peur).
Ce numéro estival est d'ailleurs très inspiré par l'actu cinoche : au sommaire, outre une parodie d'Harry Potter et l'Ordre du Phoenix (dont voici la bande-annonce), Transformers, Spider-Man 3 et I Now Pronounce You Chuck & Larry, une comédie très gay avec Adam Sandler et Kevin James.
Anderton

lundi 9 juillet 2007

Indiana Jones 4 : Spielberg fait le con

En prod - Sur le web : Non, cette photo n'est pas tirée de la version VHS d'Attack of The Bearded Zombie. C'est juste Steven Spielberg qui fait le con.
Sur le tournage d'Indiana Jones 4, un quidam le filme. le cinéaste lui sourit et le salue. "Il me fait un signe de la main ! Il me fait un signe de la main !", s'enthousiasme le fan. "Je te fais un signe de la main et je te prends la caméra pour te filmer", répond Spielberg, qui est resté un grand enfant ou qui était peut-être joisse après le démarrage tonitruant des Transformers. Puis il s'en va tandis que l'autre n'en revient pas d'avoir été filmé par Spielberg.
Ce qui est incroyable, c'est que pendant que le fan filmait cette scène, il avait un téléphone vissé à l'oreille et commentait la scène en direct !
Voitures et figurants
A part ça, on vous avait déjà montré la vidéo du premier jour de tournage. Elle fait partie du journal de bord sur le tournage en ligne sur indianajones.com, qui comprend également une interview de Shia LaBeouf.
D'autres vidéos ont été mises en ligne sur YouTube lors du tournage dans l'Université d'Harvard. On peut ainsi voir un défilé de vieilles voitures... ou de figurants (avec commentaires en espagnol). On avait d'ailleurs évoqué le méga casting organisé par la prod sur place. Un reportage explique d'ailleurs que des assistants de prod obligent le public à effacer les photos et vidéos qu'ils prennent lors du tournage sous le prétexte qu'elles pourraient révéler des infos sur l'histoire. La preuve que cette censure ne fonctionne pas. Plus à l'heure du Web 2.0.
Anderton

dimanche 8 juillet 2007

Eastern Promises : The Ruskofather

En prod - Sur le web : Après A History of Violence, Viggo Mortensen retrouve David Cronenberg (vice versa et inversement) pour Eastern Promises. Un film alléchant par cette association et le reste du casting : Naomi Watts, Vincent Cassel (décidément, le bandit slave l'habite - cf Nadia/Birthday Girl avec Nicole Kidman) et Armin Mueller-Stahl.
Alléchant aussi par l'histoire, qui tourne autour de la mafia russe.
La bande-annonce d'Eastern Promises est pleine de promesses pas ternes, donc. Enjoy !
Anderton

samedi 7 juillet 2007

Une étoile est née

L'histoire est archi-connue mais toujours aussi belle pour ceux qui la vivent. Le projet a été lancé il y a quelques années. Il a fallu mettre tout le monde d'accord. Bien sûr, il y a eu des négociations mais le deal a été conclu.
L'entrée en pré-production a été assez rapide. Il a quand même fallu s'assurer que l'objectif de départ serait atteint. Très vite, l'équipe a décidé de ne pas recourir aux effets spéciaux et autres CGI. Globalement, la prod s'est bien passé. Il y a eu des moments difficiles, comme toujours dans une entreprise de cette envergure, mais ausi des moments sublimes. La routine, quoi.
Lucky day
Au bout de quelques mois, on a pu voir un premier teaser. Cela restait encore mystérieux mais on était emballé. La première bande-annonce a confirmé tout le bien qu'on pensait de cette oeuvre commune. Puis après une campagne marketing assez discrète (on a joué sur le bouche-à-oreille), la date de sortie a été annoncée : le 14 juillet 2007.
Et puis, on s'est dit : "Et pourquoi pas anticiper ?", étant donné que la demande était très forte. Première tentative de sortie le 4 juillet mais là, problème technique. Deuxième fenêtre possible : le 9 juillet. Et puis, coup de poker, la prod a décidé de miser sur le jour porte-bonheur : 07-07-07.
Après de longues heures d'angoisse, la délivrance : c'est un succès ! Le public est ravi, l'équipe aux anges !
Bienvenue à Wendy (50 cm, 3,240 kilos), née peu avant 19h.
Anderton (papa pour la 3e fois)