En DVD : Précis de décomposition de la société italienne sous le fascisme, Vertiges est une oeuvre forte et puissante, qu’il faut revoir absolument. Et qui permet de réévaluer Mauro Bolognini non comme un petit, mais un grand maître du cinéma. En raison de l’éclectisme de son œuvre (quoi de commun entre Les Garçons, Le Bel Antonio et La Dame aux Camélias ?), du peu de moyens dont il a bénéficié et de l’ombre tutélaire de Visconti sous laquelle il a réalisé la plupart de ses films, l’aura dont il jouit auprès des cinéphiles est faible. Occasion de prouver le contraire, grâce à Carlotta qui réédite 4 de ses films.
Une scène d’ouverture anthologique
Vertiges, c’est tout d’abord un genre : le film de fous. OK, ce n’est pas Shock Corridor de Samuel Fuller ou Vol au-dessus d’un nid de coucous de Milos Forman En décrivant précisément le fonctionnement de la clinique psychiatrique de Lucca dans les années 30, Bolognini en démonte les mécanismes : la porosité des frontières entre folie et vie quotidienne, entre pouvoir et mégalomanie, violence et sexualité. A ce titre, la scène d’ouverture – un carnaval organisé par les internés pour les dirigeants de l’hôpital – constitue un véritable morceau d’anthologie, digne d’un Fellini.
Vertiges, c’est tout d’abord un genre : le film de fous. OK, ce n’est pas Shock Corridor de Samuel Fuller ou Vol au-dessus d’un nid de coucous de Milos Forman En décrivant précisément le fonctionnement de la clinique psychiatrique de Lucca dans les années 30, Bolognini en démonte les mécanismes : la porosité des frontières entre folie et vie quotidienne, entre pouvoir et mégalomanie, violence et sexualité. A ce titre, la scène d’ouverture – un carnaval organisé par les internés pour les dirigeants de l’hôpital – constitue un véritable morceau d’anthologie, digne d’un Fellini.