Festival de Deauville

28 février 2010

Best of blogs cinéma : DVD, abruti, cinéaste et sortie

Sur le web : Aujourd'hui, tempête de bons posts sur ton ordinateur. Grâce, évidemment, à notre association de blogueurs cinéphiles. Enjoy !





Anderton

César 2010 : palmarès complet


Artistes : La 35e cérémonie des César, présidée par Marion Cotillard, s'est soldée par un plébiscite pour Un prophète. Le film de Jacques Audiard a reçu 9 César dont ceux du Meilleur film et du Meilleur réalisateur. Harrison Ford a reçu un César d'honneur et les votants ont préféré récompensé un bon mais pas exceptionnel film de Clint Eastwood (Gran Torino, César du Meilleur film étranger) au film révolutionnaire de James Cameron (Avatar). Quant aux films d'animation français, ils espéreront être distingués... aux Oscars. Palmarès complet : 

Meilleur Film

A l'Origine réalisé par Xavier Giannoli

Le Concert réalisé par Radu Mihaileanu

Les herbes folles réalisé par Alain Resnais

La journée de la jupe réalisé par Jean-Paul Lilienfeld

Rapt réalisé par Lucas Belvaux

Un prophète réalisé par Jacques Audiard

Welcome réalisé par Philippe Lioret



Meilleur Réalisateur

JACQUES AUDIARD pour Un prophète

LUCAS BELVAUX pour Rapt

XAVIER GIANNOLI pour A l'Origine

PHILIPPE LIORET pour Welcome

RADU MIHAILEANU pour Le Concert



Meilleur Acteur

YVAN ATTAL dans Rapt

FRANÇOIS CLUZET dans A l'Origine

FRANÇOIS CLUZET dans Le dernier pour la route

VINCENT LINDON dans Welcome

TAHAR RAHIM dans Un prophète



Meilleure Actrice

ISABELLE ADJANI dans La journée de la jupe

DOMINIQUE BLANC dans L'autre

SANDRINE KIBERLAIN dans Mademoiselle Chambon

KRISTIN SCOTT THOMAS dans Partir

AUDREY TAUTOU dans Coco avant Chanel



Meilleur Acteur dans un second rôle

JEAN-HUGUES ANGLADE dans Persécution

NIELS ARESTRUP dans Un prophète

JOEYSTARR dans Le Bal des Actrices

BENOIT POELVOORDE dans Coco avant Chanel

MICHEL VUILLERMOZ dans Le dernier pour la route



Meilleure Actrice dans un second rôle

AURE ATIKA dans Mademoiselle Chambon

ANNE CONSIGNY dans Rapt

AUDREY DANA dans Welcome

EMMANUELLE DEVOS dans A l'Origine

NOEMIE LVOVSKY dans Les beaux gosses



Meilleur Espoir Féminin

PAULINE ETIENNE dans Qu'un seul tienne et les autres suivront

FLORENCE LOIRET-CAILLE dans Je l'aimais

SOKO dans A l'Origine

CHRISTA THÉRET dans LOL (laughing out loud)

MELANIE THIERRY dans Le dernier pour la route 



Meilleur Espoir Masculin

FIRAT AYVERDI dans Welcome

ADEL BENCHERIF dans Un prophète

VINCENT LACOSTE dans Les beaux gosses

TAHAR RAHIM dans Un prophète

VINCENT ROTTIERS dans Je suis heureux que ma mère soit vivante



Meilleur Premier Film

Les beaux gosses réalisé par Riad Sattouf

Le dernier pour la route réalisé par Philippe Godeau

Espion(s) réalisé par Nicolas Saada

La première étoile réalisé par Lucien Jean-Baptiste

Qu'un seul tienne et les autres suivront réalisé par Léa Fehner


26 février 2010

Millénium 2 et 3 : les trailers


Buzz : J'arrive un peu après la bataille mais je me demandais quand allait sortir dans les salles françaises Millenium 2 et 3. Réponses : le 30 juin 2010 pour Millénium 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, et le 28 juillet 2010 pour Millénium 3 : La reine dans le palais des courants d'air. C'est UGC qui distribuera.

On espère tous que les deux films seront aussi noirs que le premier opus de la série Millénium (découvrez notre dossier). Pour se mettre l'aquavit à la bouche, regardons les trailers de Millénium 2 et Millénium 3 ci-dessous.

Jean Dujardin, acteur français le mieux payé en 2009


Artistes : OSS 117 = O$$ 4,4 ! Jean Dujardin est un acteur Ca$h ! Bon j'arrête. Il est l’acteur français le mieux payé de l’année 2009, selon le palmarès du Figaro. Il a gagné 4,4 millions d’euros au cours de l’année écoulée.

Deuxième place sur le podium : Dany Boon avec 3 millions, suivi par Sophie Marceau (2,9 millions). Suivent Kad Merad (2,75 millions), Guillaume Canet (2,5 millions), Mathilde Seigner (2,1 millions), Jean Reno (2,09 millions), Gad Elmaleh (1,93 million), Gérard Lanvin (1,7 million) et Audrey Tautou (1,5 million).

Analyse complète sur Le Figaro.

Anderton

25 février 2010

Mélanie Laurent : sexy driver


Sexy Stars : Mélanie Laurent est la bombe du mois, selon Vanity Fair. Son rôle dans Inglourious Basterds (découvrez notre dossier : trailer, photos, buzz...) de Quentin Tarantino a marqué les esprits.
Le magazine US en profite pour nous expliquer le lien entre Mélanie, le porno et les Simpson. La preuve ici.
Anderton

Pietro Germi, cinéaste américain… à l’italienne !


Artistes : Dans la famille « Réalisateurs de comédies italiennes », on connaît sur le bout des doigts son Dino Risi, son Ettore Scola, son Mario Monicelli ou son Luigi Comencini. Pas sûr qu’on connaisse aussi bien son Pietro Germi ! 1000 grazie, ancora, a Carlotta ! Merci à eux de poursuivre ce laborieux mais nécessaire travail d’exploration cinématographique qui permet de sortir de l’oubli films et cinéastes délaissés par les éditeurs traditionnels.

Une œuvre variée et brutalement interrompue

Sortent ainsi ces jours-ci 3 DVD qui rendent compte de la variété de l’œuvre brutalement interrompue en 1974 de ce cinéaste italien méconnu, mais important. A qui l’on doit trois chefs-d’œuvre de la comédie italienne : Divorce à l’italienne (1961), Ces messieurs dames (1966) et Mes chers amis (1975), achevé par Mario Monicelli et distribué à titre posthume.

Les trois films édités par Carlotta reflètent la polyvalence et le talent d’un cinéaste qui n’était pas d’accord pour se caractériser comme « cinéaste typiquement italien », mais davantage comme réalisateur de films qu’on « pourrait très bien imaginer réalisés en Amérique, en Russie ou en Angleterre » (lire le dossier passionnant consacré au cinéaste par Positif, n°406).

24 février 2010

Lost à la Une


Buzz : Pour tous les fans de Lost, voici la couverture d'Entertainment Weekly du 26 février 2010. Matthew Fox, Emilie de Ravin, la jungle... Pas besoin d'en dire plus. Enjoy !
Anderton

Qu'As-Tu Fait à la Guerre Papa ? : Blake Edwards fait l'humour, pas la guerre


En DVD : Wild Side sort fin février quatre films américains dans son excellente collection Les Introuvables du cinéma. Aujourd'hui, intéressons-nous à Qu'As-Tu Fait à la Guerre Papa ? (What Did You Do In The War Daddy ?, 1966), une comédie signée par l'un des maîtres du genre : Blake Edwards.

L'histoire d'un bataillon de soldats américains qui est chargé de venir à bout d'une poche de résistance italienne en Sicile, lors de la deuxième Guerre mondiale. Tout commence comme un film de guerre classique, jusque dans les premiers plans montrant le débarquement des GI's sur la plage, puis leur progression dans la campagne, sur une musique évoquant une marche militaire. Pendant les 20 premières minutes du film, pas un sourire sur les lèvres des acteurs, comme le raconte dans la vidéo ci-dessous le scénariste William Peter Blatty (qui signera plus tard le script de L'Exorciste).

Et c'est alors que les boys, arrivés dans le village italien, débarquent en plein match de foot. Les soldats du Duce acceptent spontanément de se rendre à la condition de pouvoir célébrer la fête locale. Les soldats américains acceptent de bonne grâce et... le film bascule !

23 février 2010

Les Griffes de la Nuit : affiche griffante


Buzz : Depuis quelques années, les griffes étaient associées à Wolverine. Mais voici que Freddy Krueger ressort les siennes. En l'occurence, l'une d'entre elles, sur cette affiche de Nightmare on Elm Street aka Les Griffes de la Nuit en V.F.
Le remake est produit par Michael Bay et réalisé par Samuel Bayer. L'excellent et très sympa Jackie Earle Haley (Watchmen Les Gardiens, Shutter Island) interprète Freddy Krueger. Le rêve !
poster pécho sur Geek Tyrant
Anderton

Shutter Island : dans l’antre de la folie



En salles : Scorsese-DiCaprio, acte 4. Après avoir dressé une généalogie de la violence – Gangs of New-York – une généalogie de la névrose obsessionnelle – Aviator – une généalogie de la corruption – Les Infiltrés – le duo cinématographique le plus fécond de ces dix dernières années s’attaque au tréfonds de l’âme humaine en nous proposant avec Shutter Island une généalogie de la folie, une véritable plongée dans l’antre de la folie.

Oh, bien sûr, Martin Scorsese aime trop le cinéma pour nous proposer un film-dossier ou une thèse assommante ! Là, il s’appuie sur un polar de Dennis Lehane – auteur, entre autres de Mystic River, déjà adapté au ciné par Clint Eastwood – et fait coup double : il rend hommage au film noir et au film d’horreur des années 40-50 et nous livre son film le plus personnel depuis A tombeau ouvert.

Un formidable film de genre
Car Shutter Island est avant tout un formidable film de genre. Sur une intrigue digne de Gaston Leroux ou Maurice Leblanc – des agents du FBI enquêtent sur la mystérieuse disparition d’une patiente dans un hôpital psychiatrique situé sur une île au large de Seattle –, Scorsese se plie complètement aux règles du genre : costumes, décors, musique, personnages mystérieux, rebondissements, climat de claustrophobie et de paranoïa, tous les codes sont là. Magnifiés par son équipe technique, notamment Dante Ferreti aux décors, la fidèle Thelma Schoonmaker au montage, et Leonardo DiCaprio à l’interprétation notamment. Il faudrait également mentionner toute la galerie de seconds rôles, en particulier Jackie Earle Haley, vu dans Watchmen et Little Children, en attendant Les Griffes de la Nuit.

Mais surtout, Marty transcende le genre en y insufflant sa vision. OK, n’ayant pas lu le livre, je ne peux juger si sa vision est conforme ou non à l’esprit de son matériau d’origine. En même temps, on s’en fiche, non ? Surtout quand la puissance visionnaire d’un Scorsese s’empare d’un tel matériau.
Car derrière l’intrigue aux multiples rebondissements se dessine le portrait terrifiant d’une humanité dévastée. Souvenez-vous : Les Infiltrés s’achevait sur une image glaçante, celle d’un rat gambadant sur un balcon, après une boucherie en série. Image singulière s’il en est. Sur Shutter Island, ce n’est pas un, mais de multiples rats qui végètent à foison dans un univers en proie aux tempêtes et aux fantômes. Ce qui permet au réalisateur de se confronter à l’onirisme et aux rêves cauchemardesques – incursion gagnée de haute main, tant ces scènes impriment longtemps la rétine des spectateurs…

Film cerveau labyrinthique

Film cerveau labyrinthique, enquête d’identité, Shutter Island brosse un tableau sombre et pessimiste de l’humanité – tableau qui contraste avec l’enthousiasme et l’énergie créatrice de son réalisateur, à la vitalité euphorisante. Un film d’une tristesse infinie, qui dresse le constat de l’absolue solitude de l’homme dans un monde qui n’offre plus aucune des échappatoires à laquelle se raccrochait antérieurement le héros scorsesien : le couple, la violence, la drogue, ou Dieu (sur Shutter Island, « Dieu est violence »…). Lui reste la folie, et l’incroyable alternative qui résume la métaphysique scorsesienne : vivre en monstre ou mourir en homme bien. Dans un monde au goût de cendres, aux lointaines effluves bergmaniennes (cf la présence de Max von Sydow au casting, et des décors qui rappellent L’Oeuf du serpent).

Bref, pour être clair, on sort de ce polar complètement ravagé, abasourdi, KO. Devant la maîtrise d’un cinéaste en pleine possession de ses moyens depuis maintenant une bonne vingtaine d’années. Et devant l’évolution d’un regard de plus en plus sombre et pessimiste. Devant - si le terme n’était pas aussi galvaudé – ce chef-d’œuvre. Embarquement immédiat !

La citation du jour :
« Chaque homme est seul, (…) et ses douleurs sont une île déserte » - Albert Cohen.


Travis Bickle

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22 février 2010

Tron L'Héritage : buzz dans 25 villes


Buzz : Que va-t-il se passer à Paris mercredi 24 février à 17 heures ? Et au même moment dans 24 autres villes dans le monde ? Surprise ! Il s'agit d'un buzz lancé par Disney-Pixar pour la promo de Tron L'Héritage aka Tron Legacy (découvrez notre dossier : trailer, photos...).
Un site mystérieux, flynnlives.com, a révélé les 25 cités dans lesquelles un événement devrait avoir lieu. Wait & see donc.
Réalisé par Joseph Kosinski, Tron L'Héritage réunit à l'écran Garrett Hedlund (Eragon, Troie), Olivia Wilde (Year One, Paradise Lost) et Jeff Bridges, qui reprend son rôle du premier opus. Daft Punk/Tron signe la bande-originale.
Anderton (tuyauté par Johnson & Johnson)

21 février 2010

Best of blogs cinéma : Lovely Bones, Star Wars, FX et UGC

Sur le web : Il est beau, mon Best Of ! Il est beau ! Visez-moi un peu cette variété, ces partis pris ! Et ce buzz, on n'en fait plus des comme ça, j'vous l'dis, moi ! Allez, goûtez-moi à tout ça, c'est notre association de blogueurs cinéphiles qui régale ! Enjoy !





Anderton

20 février 2010

Borsalino en DVD : chapeau !


En DVD : Paramount Home Entertainment a sorti Borsalino en DVD pour les fêtes de noël dans une version remasterisée, qui a même eu les honneurs d’une projection au Balzac, célèbre cinéma des Champs-Elysées. La faute à un emploi du temps trop chargé en alcool, fêtes paillardes, avant-premières mondaines et vie familiale bien remplie, je ne vous en parle qu’aujourd’hui, mais comme le dit James Cameron : "Avatar que jamais !"

Delon en large !

Réalisé par Jacques Deray, Borsalino est quand même un film à part car il mixe ce que l’on aime : le foot et le sexe. Je m’explique : d’un coté, le film est adapté du livre Bandits à Marseille d’Eugene Saccomano, celui-là même qui fait des "Ouuuuuhhhhh laaaaaaa laaaaaaaaaaa" lors des matches de foot ; et de l'autre, le personnage incarné par Alain Delon, qui s’appelle Roch Siffredi, nom que choisira le hardeur européen le plus célèbre du 20e siècle (je compte bien prendre le titre au 21e…). Donc rien que pour ça c’est déjà du lourd !

Un film à part aussi parce que c’est vraiment notre Bonnie and Clyde, avec les deux plus grandes stars françaises du 7e Art : Alain Delon / Jean-Paul Belmondo, Jean-Paul Belmondo / Alain Delon... jusqu'à la position de leurs noms sur l’affiche, le tournage sera un casse-tête.  Film de gangsters à chapeau, dans lequel une certaine amitié virile va de pair avec un humour bon enfant, Borsalino n’est pas exempt de défauts et reste avant tout un french blockbuster calibré pour les deux rois du box-office bleu-blanc-rouge.

Ajoutons l’inoubliable thème de Claude Bolling et une belle distribution de seconds rôles : Nicole Calfan (qui a posée dans Lui), Michel Bouquet, Corinne Marchand... Pour les fans de technique, à noter sur cette édition une piste DD 2.0 qui donne du plaisir, et une qualité d’image au top même si le côté sépia peut parfois surprendre.

Marcel Martial (Casquette)

19 février 2010

Kick-Ass : Red Band Trailer 2 giclant !

Buzz : Deuxième Red Band trailer de Kick-Ass. Cette fois-ci, on en découvre un peu plus sur les pratiques manustrupatoires du héros. De la branlette et des branlées, voici une bande-annonce qui gicle !
Aucun doute, le film de Matthew Vaughn (Layer Cake, Stardust) fait Red bander. Tiré du comic book signé Mark Millar et John Romita Jr, il réunit à l'écran Aaron Johnson, Chloe Moretz, Christopher Mintz-Plasse (McLovin dans Super Grave), Mark Strong (Sherlock Holmes) et Nicolas Cage. Enjoy !
Anderton

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Robert Pattinson allergique aux vagins


Sexy Stars : Robert Pattinson, l'interprète du vampire blafard de Twilight, ne supporte pas la partie la plus intime des femmes. C'est lui qui le dit dans une interview à Details :
"Je déteste vraiment les vagins. Je suis allergique au vagin. Mais je ne peux pas dire que je ne sais pas de quoi je parle parce c'était une séance photo de 12 heures, donc tu peux imaginer que ces femmes vont rester nues pendant, quelque chose comme 5-6 heures. Mais je ne m'y suis pas vraiment préparé. Je ne savais absolument pas quoi dire à ces filles. Dieu merci, j'avais la gueule de bois."
On peut t'aider si tu veux, Bob. Un portfolio avec des femmes nues accompagne cette révélation. D'autres photos sexy ci-dessous.

18 février 2010

Wall Street Money Never Sleeps : trailer en or


Buzz : Gordon Gekko is back ! Michael Douglas reprend son rôle de trader sans foi ni loi (pléonasme ?) dans Wall Street Money Never Sleeps. Après quelques années de prison, l'ex-roi de Wall Street retrouve la liberté et le succès. Un jeune trader (Shia LaBeouf) tombe à nouveau sous sa coupe.

Josh Brolin, Frank Langella, Carey Mulligan complètent le casting. Charlie Sheen reprend également son rôle et Oliver Stone est à nouveau derrière la caméra. Le trailer (à voir ci-dessous) sur fond de Rolling Stones laisse augurer le meilleur. Enjoy !

Infos pécho sur BoxOfficeBuz
Anderton

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Black Dynamite : hommage explosif

 
En salles : J’avais vaguement entendu parler des films issus de la blaxploitation. Je n’ignorais pas qu’ils mêlaient outrageusement le glam clinquant des seventies aux revendications politiques des noirs américains. Je m’attendais donc à des coupes afros, des ghettos sordides, Marvin Gaye et un héros poilu et sans reproche. 

Il y a effectivement tout ça dans Black Dynamite mais il serait dommage de restreindre ce film à ces clichés tant il en brasse tellement d’autres…Comme Tarantino et Rodriguez l’avait fait avec le Grindhouse, Scott Sanders a sublimé le genre en n’en conservant que les éléments de pur divertissement, des personnages archétypaux aux situations invraisemblables en passant par la production fauchée. Le résultat est donc intellectuellement peu valorisant mais on accepte sans peine cette régression animale tant il est jouissif. L’antithèse d’un film de Haneke en somme. 

Obama n'est pas le premier noir à la Maison Blanche
 
L'histoire ménage de nombreux rebondissements, tous plus ahurissants les uns que les autres, et il serait dommage de les dévoiler ici. Sachez cependant que le meurtre de son frère va obliger le héros à sortir de son ghetto pour aller se coltiner des mafieux apathiques, des Chinois survoltés, des espions aigris et même un président complexé. Evidemment le rythme effréné de ces déambulations ne l'empêchera pas de séduire moultes demoiselles peu farouches. 


Soyez par ailleurs assuré que même si l'acteur incarnant Black Dynamite (Michael Jai White) n'a que ses muscles pour s'exprimer et sa moustache pour la brosser, cela suffit amplement à retranscrire toutes les subtilités d'un scénar écrit à la mitraillette. Comme tous les plaisirs coupables, Black Dynamite s'éprouve dans le slip et entre couilles.

Mon conseil : A savourer avec modération. Faudrait pas non plus croire que c'est du cinéma.

Sentenza.

Defendor : une photo qui matraque

Buzz : Les films de "gars normaux qui veulent devenir des super-héros" sont à la mode. Outre Kick-Ass, Defendor met en scène un apprenti justicier du dimanche, interprété par Woody Harrelson.
Réalisé par Peter Stebbings (Markus dans la série Jeremiah), le film réunit à l'affiche Kat Dennings (Urgences, CSI, 40 Ans et toujours puceau), Elias Koteas (Shutter Island, The Thin Red Line) et Sandra Oh (Grey's Anatomy).
Photo pécho sur EW
Anderton

17 février 2010

Valentine’s Day : du beau gosse canon et du moins bon…



En salles : sur grand écran aujourd’hui, Valentine’s Day se voulait l’égal de Coup de foudre à Notting Hill ou Love Actually. "Se voulait" oui. Malgré une tripotée de stars qui se tripotent à peine justement, il faut bien admettre que Valentine’s Day n’arrive pas à la cheville du couple si mignon formé par Julia Roberts et Hugh Grant dans Notting Hill.

Pour ne pas avoir l’air trop catégorique ou désabusée, je tiens à préciser quand même que dans Valentine’s Day tout n’est pas à jeter. Les points forts sont avant tout… musclés, bien bâtis, souvent torse nu, souriants, et vraiment, vraiment très sexy. C’est indéniable, le casting masculin de Valentine’s Day déchire. Un peu de Patrick Dempsey en costume bien taillé ; saupoudré d’un peu d’Ashton Kutcher finalement assez bon acteur ; entrecoupé d’un peu de Jamie Foxx au charme cynique et fignolé par un peu d’Eric Dane qui tape sur des bambous, qui sort de la douche et qui est donc à moitié à poil pendant le film et ce pour notre plus grand plaisir… Il y a du bon dans Valentine’s Day oui.

Forcément, avec une matière première de cette qualité, on a des étoiles plein les yeux avant le début du film, mais Valentine’s Day se révèle être une succession de situations souvent convenues et d’intrigues très prévisibles. On passe la scène où - Bip 1 – court dans l’aéroport pour déclarer sa flamme à – Bipette 1 – qui est sur le point de rejoindre cet autre gros salaud qui la trompe… Ainsi que les moments où – Bip 2/3/4/5 – et – Bipette 2/3/4/5 – s’embrassent langoureusement sur un pont/dans un parc/dans la rue/sur une balançoire tandis qu’une musique douce saisit l’audience de toute son émotion… Du déjà vu, au fond.

Quoique, pas tout à fait, non. Valentine’s Day a le mérite de créer un seul et unique vrai moment de surprise qui donne un peu de piment sympathique et touchant à cette comédie emballée dans du papier rose bonbon.

Black Mamba

Star Wars : French choregraphy et méga-flashmob

Buzz : Star Wars à la française, ça donne une chorégraphie filmée par Rémi Grumbach et présentée par Michel Drucker, avec un Claude François opinant du chef. Deux solutions : soit tu ris, soit tu pleures.


Sinon, l'oeuvre de George Lucas a inspiré une flashmob à Bristol. Résultat : la plus grande bataille de sabres laser sur Terre.


Par ailleurs, la page Facebook de Darth Vader est publiée sur Mauvaise Oeil et c'est hilarant.

Anderton, tuyauté par Johnson & Johnson et /Films

15 février 2010

Fringe : Anna Torv se dénude


Sexy Stars : Libérée de l'uniforme du FBI qu'elle porte dans Fringe, Anna Torv (Olivia Dunham dans la série de J.J Abrams) semble épanouie, la poitrine à l'air. Regardez cette joie de vivre face aux chauds rayons du soleil. Deux autres photos coquines ci-dessous.

Mary et Max : un DVD en recommandé


En DVD : L'animation, ce n'est pas que pour les enfants. Le genre est désormais suffisamment installé et respecté pour qu'il s'adresse à un public plus mûr. Adam Elliot l'a bien compris, qui a réalisé un petit bijou de film en pâte à modeler : Mary et Max.
Mary Dinkle est une fillette un peu gauche qui cache sa solitude derrière de grosses lunettes et une imagination alerte. Elle vit dans une banlieue pavillonnaire d'Australie, livrée à elle-même, ignorée de sa mère qui carbure au sherry et de son père adepte de l'empaillage de volatiles. Ses seuls rayons de soleil sont les sourires de ses voisins : un garçon très timide et un vieux monsieur agoraphobe. 
Aussi pour se faire un ami décide-t-elle d'écrire à un nom trouvé par hasard dans l'annuaire de New-York. Ce sera Max Jerry Horovitz qui recevra donc la missive de Mary. Un solitaire également, affublé d'un double handicap : l'obésité et une forme d'autisme baptisée syndrome d'Asperger. Et contre toute attente, l'Américain de 44 ans répond à l'Australienne de 8 ans.
Pathos à ma pâte !
De cette relation épistollaire improbable naît une amitié fragile mais sincère, qui saura résister à l'assaut du temps qui passe. Drôle et poignant, cruel aussi, le film d'Adam Elliot évite le pathos et les bons sentiments pour brosser le portrait de personnages caricaturaux dans leur forme mais profondément humains. Le réalisateur prend un malin plaisir à dérouler une histoire pleine d'apparentes digressions et d'événements futiles... la vie, quoi.
On pense un peu au Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, d'autant qu'une voix off accompagne le spectateur tout au long du récit. Mais l'oeuvre s'affirme par son originalité et son ton mi-grave mi-humoristique. Et ici, peu de couleurs : le marron d'Australie succède au gris de New York, les seuls éclats étant apportés par quelques objets rouges. La bande son, pleine de gaieté, apporte un contrepoint intéressant aux tuiles qui ne cessent de s'abattre sur les personnages.
Le DVD, édité par Gaumont, propose par ailleurs quelques bonus intéressants, notamment une longue interview du réalisateur australien, qui revient sur la fabrication du film et son style unique (lié à sa tremblote !). Philip Seymour Hoffman (Max) explique également comment il s'est retrouvé embarqué sur ce projet. Eric Bana (Damian, le voisin timide), lui, plaisante lors de la séance de doublage. Un beau cast vocal, complété par Toni Collette (Mary adulte) et Barry Humphries (le narrateur). Que vous l'ayez vu ou pas au cinéma, Mary et Max est à (re)découvrir d'urgence.
Anderton

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Iron Man : Tony Starch bientôt en rayon


Buzz : Préparez-vous à la déferlante Iron Man 2 (découvrez ici notre dossier : trailer, photos, infos, buzz...). En salles comme en rayons. Un nouveau jouet fera d'ailleurs son apparition : Tony Starch, la déclinaison blindée de Monsieur Patate - starch signifie féculent en anglais... Après le Mr Potato Darth Vader, voici donc un nouveau "collector". Sinon, en plus réaliste, sera également commercialisée une superbe statue de ce bon vieux Tête de Fer, comme le révèle Buzz My Geek. Mais ça ne sera pas le même prix...
Photo pécho sur The Daily What via @JonFavreau
Anderton

14 février 2010

Hollywood Portfolio 210 : le making of

Artistes : Nous vous avions fait découvrir quelques sublimes photos du Hollywood Portfolio 2010, signé Annie Leibovitz et publié dans Vanity Fair. Et bien voici le making of. Enjoy !
Anderton


Leonardo DiCaprio à la Une d'Esquire


Artistes : Sortie de Shutter Island oblige, Leonardo DiCaprio fait la Une. Comme celle d'Esquire. Il en profite pour se livrer, évoquant la tenacité de James Cameron, son admiration pour River Phoenix et Meryl Streep, sa scène de sexe avec Kate Winslate dans Les Noces Rebelles, comparant Martin Scorsese et Steven Spielberg, revenant sur le succès de Titanic et son enfance agitée... En prime, de belles photos. A découvrir dans Slate. Enjoy !
Anderton

Best of blogs cinéma : St-Valentin, Shutter Island, exclu et literal videos

Sur le web : Pour la Saint-Valentin, tombez amoureux... de notre sélection de bons posts ! Ou bien allez acheter des fleurs. C'est vous qui voyez.





Anderton

13 février 2010

We Are The World 25 For Haiti : Hollywood chante aussi


Buzz : Pour célébrer le 25e anniversaire de la chanson We are the world, Quincy Jones et Lionel Ritchie ont réuni à nouveau une vingtaine d'artistes pour réinterpréter ce morceau devenu classique. Et Haïti a succédé à l'Afrique, comme bénéficiaire des ventes de la chanson. Celle-ci a donc été rebaptisée We Are The World 25 For Haiti.
La vidéo a été réalisée en 3D par Paul Haggis, scénariste (Million Dollar Baby, Lettres d'Iwo Jima, Casino Royale) et réalisateur (Crash). On y aperçoit, parmi les chanteurs, quelques acteurs tels Jeff Bridges, Vince Vaughn, Hayden Panettiere, Tyrese Gibson (Transformers), Jimmy Jean-Louis (Heroes), Barbra Streisand et Jamie Foxx. A regarder ci-dessous.

Le 7e art selon Larousse


A lire : Il y a toujours un moment où la mémoire du cinéphile flanche. Et où il peut être amené à confondre Le Professionnel (1981), le polar de Georges Lautner avec Jean-Paul Belmondo, avec Les Professionnels (1966), le western de Richard Brooks avec Burt Lancaster. Et c'est la honte assurée. Heureusement Larousse, qui n'est pas blonde, vient à la rescousse.
Filmo express
Le Dictionnaire mondial des films passe justement en revue plus de 12.000 films, de toutes les époques. Dans un court paragraphe, sont présentés le titre (et éventuellement le titre original), le genre, le réalisateur, les principaux acteurs, l'origine, la durée, l'année de sortie, les éventuelles récompenses obtenues ainsi qu'un court résumé de l'histoire. Certains films font aussi l'objet d'une critique en quelques lignes. 500 photos complètent le tout.
Rédigé par une vingtaine de critiques, d'universitaires et d'experts divers, sous la direction de Jean-Claude Lamy, ce gros dico (960 pages) est une institution depuis vingt ans. Evidemment, à l'heure d'internet qui permet de recueillir n'importe quelle info en un clic, ce pavé peut sembler dépassé. Ou forcément incomplet par rapport à la masse de données compilées sur Imdb. Il plaira donc à ceux qui ont encore du mal à se faire à la dématérialisation et qui veulent aller à l'essentiel.
Au fil des ans
Plus original, Le Siècle du cinéma retrace l'histoire du 7e art, année par année depuis 1895 - et même avant. Vincent Pinel livre une foison d'informations: bref, rappel sur la situation de l'époque puis analyse de films ou de tendance. Sans oublier, des présentations sommaires des principaux films (américains, européens, japonais, sénégalais...) de l'année, quelques potins et des tas d'info chiffrées. Total : 18.000 noms et titres de films, plus de 1000 photos, 566 pages grand format.
L'ouvrage qui en est à sa 6e édition a reçu le Prix Simone Genevois du meilleur livre de cinéma. Et c'est mérité : c'est un puits de bonnes infos, brutes ou décortiquées par l'auteur. Une encyclopédie chronologique dans laquelle on se perd avec bonheur. Comptez 49,90 euros pour chaque ouvrage. 
Anderton

A Bout Portant : photo exclusive


Buzz : Sympas, les gars de chez Gaumont ! Ils nous ont filé en exclu une photo de Roschdy Zem dans A Bout Portant, de Fred Cavayé (Pour Elle). Un polar avec Gilles Lellouche et Gérard Lanvin. 
L'histoire d'un infirmier dont on kidnappe la femme pour l'obliger à faire évader un criminel en soins dans son hôpital. Avec une histoire et un casting pareils, je réserve ma place d'emblée !
Anderton

12 février 2010

Centurion : trailer impérial !


Buzz : Pour le fan d'antique pas toc que je suis, 2010 sera une année maximus ! Outre Le Choc des Titans , sortira sur nos écrans Centurion ! L'histoire de survivants d'une légion romaine décimée par les "barbares" de (Grande) Bretagne. Survivants qui vont être impitoyablement traqués par les Pictes.
Si certaines scène rappellent la bataille contre les Germains dans Gladiator, le trailer de Centurion laisse présager un bon film d'action. Découvrez-le ci-dessous.

Andrzej Wajda, retour d’un maître


Artistes : Double retour gagnant pour le vétéran Andrzej Wajda (83 ans) après une dizaine d’années de purgatoire : une rétrospective à la Cinémathèque ; la sortie de son dernier film Tatarak, qui s’annonce comme une œuvre testamentaire, à l’image des Gens de Dublin pour Huston. Et auquel Positif consacre la une de son dernier numéro.

L’égal de Bunuel, Bergman et Antonioni
Wajda ? Pour certains, ce nom vous rappellera celui d’une Polonaise qui en prenait au petit déjeuner… Ou bien celui d’une marque automobile. Que nenni : même s’il est sorti des écrans-radar du paysage cinématographique ces dernières années, il ne faut pas oublier qu’il a longtemps été considéré comme l’égal des plus grands, Bunuel, Bergman ou Antonioni. Rarement diffusée, incomplètement éditée en DVD, sa filmographie est du coup restée dans l’ombre ces dernières années. La Cinémathèque nous donne l’occasion de la revoir – précipitez-vous !
Son œuvre est indissociable des soubresauts qu’a connus la Pologne dans la deuxième moitié du XXe siècle. Le reflet d’un cinéaste lucide et critique envers la société qu’il décrit, profondément humaniste, et dont les fresques épiques n’ont rien à envier à celles de Michael Cimino ou David Lean. On peut distinguer 4 veines principales dans son œuvre :


La veine lyrique historique :
- Kanal (1957) : reconstitution de l’insurrection de Varsovie, vue du point de vue de résistants polonais qui arpentent les égoûts de la ville. Sombre, désespéré – une éblouissante fresque à la Goya.
- Cendre et Diamant (1958) : fresque expressionniste sur la lutte entre Polonais communistes et nationalistes au sortir de la 2e Guerre mondiale. Un classique traversé d’images-chocs.
- Cendres (1965) : fulgurante fresque napoléonienne sur l’enrôlement des Polonais au côté de Napoléon face aux troupes espagnoles et autrichiennes. Un opéra de folie et de mort.
- La Terre de la grande promesse (1974) : impressionnant tableau d’une ville en pleine mutation, Lodz, à travers le portrait de trois hommes aux destinées emblématiques, incarnés par Daniel Olbrychski, Andrzej Sewerin et Wojciech Pszoniak.
- Katyn (2007) : reconstitution de l’exécution d’officiers polonais longtemps attribué aux nazis, mais réalisée par l’Armée rouge de Staline en 1940.

Tous les navets ne sont pas des nanars

Train : chirurgie à grande vitesse.
Thora Birch est moche. Elle est aussi actrice. Je ne m'étonnais donc pas de la voir créditée au casting de Train, un obscur film de genre sorti directement en vidéo et décrivant les risques d'une chirurgie de pointe effectuée dans un transsibérien poussif. L'histoire est évidemment très crédible, entre lutteurs en goguette au fin fond d'un ex-pays communiste, chirurgiens analphabètes très musclés et infections nosocomiales parfaitement assumées. Le seul argument justifiant peut-être l'intervention d'un scénariste dans ce récit est la localisation de l'action : un train...

Malheureusement, l'espoir que suscitait cette originalité s'effondre bien vite. Un huis-clos, même dans un train en mouvement, reste un huis clos. Il faut du talent, ou Steven Seagal, pour le faire vivre et le réal n'en a pas dans sa besace. Mise à part une irrépressible envie de bâiller vers le milieu du film, je n'ai donc éprouvé ni sentiment d'oppression ni malaise. Je regrette simplement d'avoir gâché ma pizza devant une telle débauche de viscères sanguinolentes. Ce n'est donc pas la Birch qui va me faire préférer le train.






The Women : Meg Ryan s'est fait tirer
Meg Ryan aura 50 ans l'année prochaine. Même si on parvient encore à distinguer sa moue boudeuse derrière ses lèvres gonflées, on ne peut que compatir face à un si grand échec. Opérée par le docteur Maboul, elle ressemble désormais à Chucky : il y a tellement de silicone dans son anatomie qu'une fois morte on pourra certainement l'exposer telle quelle au musée Grévin. Ce physique exceptionnel m'a empêché d'accorder au film toute l'attention qu'il méritait. J'ai vaguement saisi qu'il s'agissait d'adultère dans un milieu huppé, de prise de conscience ménopausée, d'amours contrariées et d'
Eva Mendes. J'ai oublié le reste mais vu le regard chargé de reproches de ma femme à l'issue de la séance, je crois que ça n'avait pas d'intérêt. 




Blood the Last Vampire : Chris Nahon est un pochtron
Avant de s'attaquer à un manga culte vénéré par toute une frange de la population des férus d'animés, Chris Nahon avait commis Le baiser mortel du dragon fatal qui tue et L’empire des loups dans la bergerie, je n'ignorais donc pas que Blood n'était pas un chef-d'œuvre. Je ne m'attendais pourtant pas â être confronté à une telle incurie : entre deux bastons mollassonnes, une tueuse de vampires tente de résoudre un Oedipe mal digéré. Elle s'acoquine avec une ado, dont le jeu horripilant proscrit toutes subtilités, et part à la recherche du démon qui a tué son père. De temps à autres surgissent des monstres façonnés à la truelle graphique, je me demande encore ce qu'ils viennent faire là. Bref, mise à part la mignonette Gianna Jun, il n'y a rien à sauver dans ce désastre cinématographique.


Dead Snow : les nazis ne sont pas nos amis
Une poignée d'étudiants part en vadrouille dans la toundra : l'escapade enneigée tourne rapidement au massacre lorsqu'ils s'aperçoivent que ces terres désolées regorgent de nazis congelés mais bien vivants. La réalisation potache est assez jouissive et rend un hommage sans prétention aux maîtres étalons du genre Peter Jackson (Braindead) et Sam Raimi (Evil Dead). Une bière à la main, on s'amuse donc de l'inventivité de ces norvégiens capables de redonner ses lettres de noblesses à un gore décomplexé : les répliques débiles fusent, les viscères s'envolent et les nazis ne savent pas skier. Plus c'est con, plus c'est bon.

Mon conseil: Dead Snow, sans hésiter.
Sentenza

11 février 2010

Toy Story 3 : trailer plein de nouveaux jouets

Buzz : Toy Story 3 comme 3D. La prochaine aventure de Woody, Buzz et cie prendra du relief. Et accueillera des tas de nouveaux jouets. La preuve dans cette bande-annonce. Enjoy !
Anderton

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The American : George Clooney en tueur à gages


Buzz : Première photo de The American. George Clooney interprète un tueur à gages décidé à raccrocher son fusil à lunettes. Sa dernière mission l'amène en Italie et le tueur se prend à vouloir arrêter plus tôt que prévu...
Le film est réalisé par Anton Corbijn, le réalisateur des clips de Depeche Mode notamment. A suivre donc...
crédit photo : Giles Keyte / Merci à Sophie
Anderton

I Love You Philip Morris ! ou La vie est un mensonge


En salles : Pour une fois, va falloir dire du bien de Luc Besson ! Non, I Love You Philip Morris n’est ni la version fleur bleue de Banlieue 13, ni la version gay du Transporteur. Aux côtés de Trois enterrements et de Villa Amalia, un nouveau film incongru dans la filmo du producteur Besson. En tout cas, merci Luc !
D’ailleurs, on ne sait vraiment pas ce qu’est ce premier film de John Requa et Glenn Ficcara : une comédie frères Farrelly ? Oui, mais pas que. Une satire sociale ? Oui, mais pas que. Un film d’amour ? Oui, mais pas que. Un film de prison ? Oui, mais pas que. Je dirais qu’on a là un nouveau concept : le film-anguille, c’est-à-dire un film qui vous échappe à chaque fois que pensez l’avoir saisi.
"Ma vie était un mensonge depuis longtemps"
A l’image de son principal protagoniste, Steve Russel, qui à l’instar du personnage joué par Di Caprio dans le sublime Arrête-moi si tu peux ne cesse de se mentir, à soi. Et aux autres. Au point d’en être insaisissable. Et Jim Carrey de prêter son élasticité physique à ce personnage polymorphe inspiré d’une histoire vraie, « vraie de vraie », comme indiqué dans le générique – tellement bien indiqué qu’on peut en douter… !
Car outre le numéro de Jim Carrey – vraiment à son meilleur dans un rôle qui creuse le sillon entamé dans Man on the moon de Milos Forman – le film multiplie les rebondissements, les chausse-trape, les surprises. Scénaristiquement, mais également cinématographiquement. Jouant sur le décalage ou les axes de caméra, le film nous fait prendre des vessies pour des lanternes, ou des nuages pour des sexes masculins ! Jusqu’à l’ENORME rebondissement final, qui fera grincer des dents, mais que les cinéastes parviennent à faire passer avec classe.

10 février 2010

Le Dernier Maître de l'Air : trailer de feu et de glace

Buzz : Fini le thriller avec révélation finale. M. Night Shyamalan revient avec un film épique de kung fu fantasy : Le Dernier Maître de l'Air. Une oeuvre adapté d'u dessin animé Avatar mais pas celui de James Cameron. Le trailer promet du grand spectacle. Enjoy !
Anderton

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Tribute to Jeff Bridges : Et si c’était lui, le meilleur ?


Artistes : En juin 2000, dans un numéro consacré aux acteurs américains, Les Cahiers du cinéma – a priori, pas les plus geek addicted – s’interrogeaient sur l’immense Jeff Bridges : "Et si c’était lui le meilleur ?" Les Oscars 2010 leur donneront-ils enfin raison ? Yes, they can  ! Car quitte à faire mon coming out cinéphilique, I love this guy ! Et je veux le clamer haut et fort avant que tout le monde le découvre, une fois la statuette qui, j’en suis sûr, lui sera remise, à coup sûr, le 3 mars prochain.

Enfant de la balle (fils de Lloyd Bridges, frère de Beau), Jeff Bridges est un rescapé des 70’s marquées par l’Actor’sStudio et des eighties, marquées par Tom Cruise – autant dire le néant. Comment a-t-il fait ? Une carrière exceptionnellement longue (40 ans), sans trous d’air à la Mickey Rourke, ni véritables pics ? Et qui jouit d’une estime et d’une popularité sans égale auprès de ses pairs et de ses fans ? Tout simplement, parce qu’il n’a jamais eu la grosse tête, construisant sa carrière tel un artisan, au feeling, à la cool, pour le fun, multipliant les rencontres, et les films improbables. Mais aussi une palanquée de chefs-d’œuvre.
Nonchalance et grain de folie
A l’époque des De Niro et Tom Cruise rois, Jeff Bridges est parvenu – difficilement - à imposer sa marque, entre une nonchalance assumée et un grain de folie qui donne du sel au quotidien le plus terne. Au fil des ans, son style de jeu s’est enrichi d’une mélancolie sourde. Que sa gestuelle, son regard las et sa voix inimitable traduisent à la perfection. L’interprète idéal pour incarner les anti-héros de Jim Harrisson ou Thomas McGuane à l’écran !
Le point en 20 films et des poussières :
- Fat City (1970) de John Huston : ah, les petits matins blêmes d’après combat de boxe ! Peut-être le film le plus personnel de son réalisateur et de son acteur. A redécouvrir d’urgence - avis aux éditeurs
- La Dernière séance (1971) et sa suite Texasville (1992) de Peter Bogdanovich : pour y palper toute l’essence de l’Amérique profonde… Bridges en beautiful loser du quotidien.
- Le Canardeur (1974) de Michael Cimino : un buddy movie mélancolique, sur les routes des Etats-Unis. Il joue l’acolyte de ce bon vieux Clint. Mais pourquoi ces deux-là n’ont-ils pas retourné ensemble ?
- La Blessure (1975) d’Ivan Passer : son chef-d’œuvre inconnu ? Polar inclassable sur une Amérique en pleine geule de bois, juste avant l’ère Reagan. Par Ivan Passer, l’autre grand cinéaste tchèque exilé aux Etats-Unis, moins connu - hélas - que Milos Forman.
- Heaven’s Gate (1981) de Michael Cimino : dans ce chef-d’œuvre absolu, il incarne l’immigrant ukrainien aux prises avec les grands propriétaires wasp issus des grandes écoles. On le voit peu, mais il en est !
- Tron (1982) de Steven Lisberger : premier film à utiliser l’imagerie alors balbutiante de l’informatique. Sûrement daté, mais visionnaire. Jeff Bridges en nerd seventies.

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