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samedi 27 avril 2024

Pendez-les haut et court : Clint Eastwood accorde les genres

Pendez-les haut et court Clint Eastwood coffret CINEBLOGYWOOD


Devenu star grâce à la trilogie du dollar et Sergio Leone, Clint Eastwood s'en retourne en Amérique où il coproduit un western dont il est l'acteur principal : Pendez-les haut et court (Hang 'Em High, 1968), que réalise Ted Post. Une oeuvre étonnante, à mi-chemin entre le film de cowboy hollywoodien et sa version spaghetti. Une belle édition vidéo, signée Sidonis Calysta, permet de le (re)découvrir et d'en apprécier toute l'originalité... et la noirceur.

mercredi 3 juin 2020

Un Château en enfer : ceci n'est pas un film de guerre

En Blu-ray : Rimini Editions nous propose de (re)découvrir dans une belle édition vidéo Un Château en enfer (Castle Keep, 1969), un film de guerre atypique qui réunit un nombre incroyable de talents : Sydney Pollack, Burt Lancaster, Peter Falk, Bruce Dern, Jean-Pierre Aumont et Michel Legrand. 

lundi 19 décembre 2016

mardi 5 janvier 2016

Les 8 Salopards : Reservoir à Basterds

En salles : Depuis une dizaine d’années, Quentin Tarantino prend à bras le corps l’Histoire pour la remixer à sa sauce. Le nazisme avec Inglorious Basterds, l’esclavagisme avec Django Unchained. Le voici aux prises avec la guerre de Sécession avec Les 8 Salopards (The Hateful Eight). Western sous la neige en deux parties bien distinctes, qui s’affiche comme un double hommage à Ford et Hawks, avant que Tarantino ne le dynamite.

 
Bref, un film de sale gosse, as usual, certes ludique et brillant, qui représente la synthèse de tout le travail entrepris par Tarantino à l’égard des genres et des formes depuis Reservoir Dogs. Mais qui constitue sa propre limite.
 

vendredi 13 novembre 2015

Driver : avant Drive et Collateral

En DVD et Blu-ray : En découvrant Drive (2011), de Nicolas Winding Refn, les cinéphiles de 40 ans et plus ont évidemment perçu l'influence de Driver (1978), réalisé par le grand Walter Hill. Sa sortie en vidéo dans une version restaurée permet de mesurer combien le film n'a rien perdu de sa force.


dimanche 12 juillet 2015

Comic-Con 2015 : The Hateful Eight - Tarantino fait appel à Morricone


Buzz : Cool poster de The Hateful Eight présenté au Comic Con de San Diego. Lors du panel, QT a annoncé qu'Ennio Morricone composera la musique du film. C'est la première fois que QT fait appel à un compositeur pour une musique originale et la première fois depuis 40 ans, que Il Maestro compose le score d'un western. C'est aussi la preuve définitive que les deux hommes n'étaient pas fâchés - en 2013, Morricone avait clarifié ses propos peu amènes sur le réalisateur (lire l'article de Rolling Stone).

vendredi 8 mai 2015

The Hateful Eight : les 8 haineux en photos


Buzz : Après la couverture, EW dévoile les portraits des huit protagonistes de The Hateful Eight, le nouveau Quentin Tarantino. Outre Kurt Russell dans le rôle de John Ruth, découvrez les portraits des sept "salopards" ci-dessous.

lundi 31 mars 2014

Nebraska : six bonnes raisons de prendre la route


En salles (le 2 avril) : Le Nebraska, c'est un Etat du centre des Etats-Unis, coincé entre le Kansas et le Dakota du Sud – autant dire, un no man's land, un terrain vierge, magnifié entre autres par Kevin Costner dans Danse avec les loups. Nebraska, c'est aussi le titre d'un album légendaire de Bruce Springsteen. Il faudra désormais y accoler le nom d'Alexander Payne. Originaire de cet Etat, il y avait tourné ses trois premiers films. Et y revient, le temps d'un road movie, centré sur les relations père-fils, magnifié par le noir et blanc.

Autant le dire tout net : jusqu'ici l'oeuvre d'Alexander Payne ne m'avait jamais convaincue. Surfaite, sur-écrite, comme s'il ne se faisait pas assez confiance pour laisser libre cours à sa narration, sa mise en scène, son histoire. Avec Nebraska, il réalise de très loin son meilleur film. Six bonnes raisons de prendre la route pour Nebraska :

mercredi 12 juin 2013

The King of Marvin Gardens : beautiful losers on the beach


En DVD :  Ouverture. Gros plan. Un homme soliloque dans l'ombre. Sur son aversion pour le poisson.  Est-il dans sa chambre ? Dans le cabinet d'un psy ? Non : un filtre rouge éclabousse l'écran. Il anime une émission de radio. Ce dépressif solitaire, minéral, imperturbable, c'est Jack Nicholson. Oui, le futur Joker ou Diable des sorcières d'Eastwick. Rien que pour cette scène, se rappeler à quel point Nicholson est immense, sa palette aussi variée, il faut revoir The King of Marvin Gardens, que Wild Side édite en vidéo.

jeudi 23 mai 2013

Cannes 2013 : Nebraska, le retour de Bruce Dern sur la Croisette

Buzz : Alexander Payne revient au Festival de Cannes pour la deuxième fois par la grande porte, après About Schmidt, en 2002. Perso, je ne suis pas très amateur de son style, ni de sa mise en scène. Reste un atout : c'est sa faculté à révéler des acteurs le meilleur d'eux-mêmes, là où on ne les attendait pas, pour ce qui s'annonce un road-movie en noir et blanc, au titre sous influence Springsteen... Au tour de Bruce Dern, donc. Joie ! 

Nous avions évoqué la carrière de l'acteur. Là, il revient à Cannes plus de 30 ans après Coming Home, de Hal Ashby, qui avait fait sensation à l'époque – malheureusement un peu retombé dans l'oubli depuis. A réhabiliter ?

Travis Bickle

lundi 2 juillet 2012

Django Unchained : TV spot qui fouette !

Buzz : On aime ou on déteste Quentin Tarantino pour sa capacité à reprendre, détourner, copier, renouveler (au choix) des genres cinématographiques qui parlent à tous. Ce spot TV pour Django Unchained ne déroge pas à la règle. Et pour le coup, chacun s'accordera à trouver ce montage de 60 secondes über-badass. Et quel cast ! Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo Dicaprio, Kerry Washington, Don Johnson, Franco Nero, Bruce Dern, RZA, Tom Savini. Enjoy !


Anderton

vendredi 13 avril 2012

Bruce Dern : retour sur la carrière d’un grand oublié


Artistes : Twixt, le dernier Coppola, permet de remettre sur le devant de la scène toute une série d’acteurs qui avaient déserté les écrans, malgré leur heure de gloire : Val Kilmer et son ex Joanne Whalley (Willow, Kill me again), of course, mais aussi Bruce Dern, dans le rôle du shérif démoniaque redneck LaGrange.

Né en 1936, grand second rôle des 70’s, ce quasi sosie de James Caan avait tout pour devenir une sorte de Dennis Hopper : rire sardonique, œil démoniaque, machisme et brutalité avérées. A son actif : Kazan, Hitchcock, Aldrich, Hasby, Frankenheimer, Clayton, Hill et même Chabrol (un de ses nanars, Folies bourgeoises en 1976) ! Dommage qu’il n’ait pas rencontré son Tarantino ou son Lynch pour le remettre sur le devant de la scène plus tôt. Zoom en 10 films sur la carrière de cet acteur marquant des seventies :

Pas de printemps pour Marnie (1964) : dans ce polar psychanalytique de Hitchcock, il joue le rôle clé du marin qui tente de protéger/violer Tippie Hedren jeune.

Les Anges sauvages (1966) : dans la lignée de L’Equipée sauvage, un avatar méconnu que l’on doit à Roger Corman (3 films ensemble).Là encore un rôle clé : celui de Loser, par qui le scandale va arriver. Outre Peter Fonda et Nancy Sinatra, il y côtoie Diane Ladd, la mère de leur fille Laura – toutes deux visibles dans Sailor et Lula. 

On achève bien les chevaux (1969), de Sydney Pollack : d’après Horace McCoy, le grand film sur la Dépression et l’absurdité de la condition humaine. Invisible depuis trop longtemps – avis aux éditeurs….