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lundi 23 juin 2025
samedi 24 mai 2025
Big Initials B.B. & C.C.
Le cinéma, c'est parfois la guerre. Deux ouvrages passionnants en apportent une éclatante démonstration à travers deux actrices : Claudia Cardinale et Brigitte Bardot. La première est, en 1963, à l'affiche de Huit et demi et du Guépard. L'occasion pour Francesco Piccolo d'évoquer l'antagonisme entre Federico Fellini et Luchino Visconti dans La bella confusione. Quant à B.B., elle s'est retrouvée cinq ans plus tard sur un tournage dans un bled paumé de l'Espagne immortalisé par Gainsbourg. Philippe Lombard nous raconte tout dans Almeria 68.
mercredi 19 juin 2019
Fellini Satyricon : décadence pop et choc
En DVD et Blu-ray : Chante, déesse, la joie d'Anderton... Paraphrasant Homère (l'aède aveugle, pas le lourdaud jaune), je veux vous faire part de ma félicité. Potemkine Films a sorti une magnifique édition Blu-ray du Satyricon de Federico Fellini. En version restaurée, prego. Et, comme lors de sa découverte, il y a de longues années de cela, le choc est intact.
lundi 19 mars 2018
Fellini Roma : une édition capitole !
En DVD et Blu-ray : Cela fait deux mois que Rimini Editions a sorti Fellini Roma (1972) en vidéo. Mais il n'est jamais trop tard pour évoquer l'édition magistrale de ce film stupéfiant.
mercredi 23 novembre 2016
"L'âge d'or du cinéma italien, c'est une conjonction unique de talents" - INTERVIEW
A lire : La Dolce Vita, Le Fanfaron, Rome Ville Ouverte, Mort à Venise et tant d'autres... de la fin de la deuxième guerre mondiale aux années 70, le cinéma italien a connu une période d'une exceptionnelle vitalité, nous offrant chef-d'oeuvre sur chef-d'oeuvre. Dans Le cinéma italien appassionato, l'écrivain Georges Ayache revient sur ces années exceptionnelles. A Cineblogywood, où nous vénérons autant Fellini et Antonioni que Risi et Scola, nous n'avons pu résister à poser quelques questions à l'auteur.
lundi 25 juillet 2016
Fellini pour les petits sans en faire tout un cirque
A lire : Peut-on parler des grands cinéastes aux enfants ? La réponse est évidemment oui. Encore faut-il savoir s'y prendre, en évitant le double écueil du langage trop compliqué (donc chiant) et des propos trop simplistes (donc neuneus). Pari réussi pour la collection Des graines et des guides, lancé par les éditions A dos d'âne. Démonstration avec l'ouvrage Federico Fellini le forain du cinéma.
vendredi 17 juin 2016
Euro 2016 : Italie-Suède comme un air de Dolce Vita
Buzz : L'Italie de Buffon affronte la Suède de Zlatan à l'Euro 2016. Cela évoque pour les cinéphiles une autre confrontation italo-suédoise au cinéma, plus sensuelle, sur terrain humide : celle immortalisée dans La Dolce Vita.
jeudi 14 mai 2015
Cannes 2015 : Le Conte des Contes divise, Pasolini et Fellini en embuscade
Buzz : Matteo Garrone revient au Festival de Cannes avec Le Conte des contes, dans un registre renouvelé, Grand prix du Jury en 2008 pour Gomora et en 2012 pour Reality, il se lance un nouveau défi : revisiter les contes du Napolitain de la Renaissance Giambattista Basile, dans une enveloppe fantastique et médiévale, qui a inspiré Boccace et son célèbre Décameron.
jeudi 15 janvier 2015
Qu'il est étrange de s'appeler Federico : Amarcord version Scola
En DVD et Blu-ray : En 2003, Ettore Scola avait dit qu'on ne l'y reprendrait plus : avec La Gente di Roma, il arrêtait le cinéma. C'était sans compter sur la persévérance de ses enfants et de ses proches. Dix ans plus tard, à 82 ans, le voici de retour aux affaires avec Qu'il est étrange de s'appeler Federico, titre emprunté à Garcia Lorca, et qu'édite Carlotta en vidéo. Non pour signer une oeuvre nostalgique et funèbre, avec quelques relents d'aigreur, comme avait pu l'être son évocation des heures de gloire du cinéma italien Splendor (1989), mais tout le contraire : une ode resplendissante, festive et joyeuse, un hymne au cinéma, à travers la figure tutélaire de celui qui fut son mentor et son ami, Federico Fellini.
Une formidable post-scriptum de la part d'Ettore Scola à son œuvre pourtant pléthorique, un peu mésestimée de nos jours.
dimanche 11 janvier 2015
Décès d'Anita Ekberg : inoubliable dans La Dolce Vita
Artistes : Anita Ekberg est morte. Elle avait 83 ans. De sa carrière, on ne retient qu'un rôle, qu'une scène. Mais quelle scène ! Celle de la fontaine de Trevi dans La Dolce Vita (1960). La voici devant la caméra de Federico Fellini, appelant Marcello Mastroianni à la rejoindre dans l'eau. Magique.
Anderton
samedi 31 mai 2014
Cinéastes et actrices : passion et scènes... de ménage
A lire : Woody et Diane, Federico et Giulietta, Orson et Rita, Jean-Luc et Anna, Roger et Brigitte... longue est la liste des cinéastes qui sont tombés fous amoureux d'une actrice (et inversement). Leurs passions ont fait le bonheur des cinéphiles et des paparazzi. Eric Neuhoff en a fait une série de chroniques pour Le Figaro durant l'été 2013. Les éditions de L'Herne ont eu la bonne idée de les publier sous le titre L'amour sur un plateau (de cinéma).
mardi 30 avril 2013
INTERVIEW - Gilles Jacob se souvient : Spielberg, Fellini, guerre et tweets (2/2)
Suite et fin de notre entretien avec Gilles Jacob (découvrez la première partie). Quelques jours avant le Festival de Cannes 2013, "Citizen Cannes" nous a reçu dans ses bureaux parisiens pour évoquer son livre Les Pas perdus, édité chez Flammarion. Une balade pleine de charme dans les souvenirs, graves, futiles ou joyeux, de l'auteur. Découvrez ci-dessous l'intégralité de l'interview audio et la deuxième partie de la retranscription.
lundi 29 avril 2013
INTERVIEW - Gilles Jacob se souvient : jury cannois, starlettes et trous de mémoire (1/2)
L'agenda de Gilles Jacob est chargé en cette fin avril 2013, entre les derniers préparatifs pour le Festival de Cannes et la sortie d'un livre, joliment intitulé Les Pas perdus, chez Flammarion. Dans ce recueil de souvenirs, écrits comme des haïkus (ou des tweets !) sur le mode du "Je me souviens" de Georges Pérec, l'auteur évoque quelques moments marquants de sa vie, abordant aussi bien le cinéma que la littérature, l'actualité, la publicité, le sport... Autant d'éclats de mémoire, tantôt futiles, tantôt graves, souvent joyeux et touchants, racontés avec beaucoup de style. C'est l'ouvrage d'un amoureux de la vie et des mots que le lecteur prend plaisir à suivre dans ses vagabondages. Gilles Jacob a accordé à Cineblogywood un entretien dans ses bureaux parisiens. Découvrez l'intégralité de l'interview audio ci-dessous ainsi que la première partie de la retranscription.
samedi 4 décembre 2010
Cadeaux de Noël : la bière Amarcord est généreuse
Buzz : La birra Amarcord n'est peut-être pas une bière de Noël mais c'est certainement un beau et bon cadeau de Noël pour un amateur de cinéma (et de houblon, donc). Cette bière artisanale rend hommage au film de Federico Fellini, : elle est d'ailleurs fabriquée à Rimini, la ville qui a vu naître le cinéaste et qui est au coeur de ce beau long-métrage.
vendredi 23 octobre 2009
Federico Fellini en huit films et demi (2/2)

Artistes : S’il était difficile de revoir l’œuvre de Federico Fellini, plus d’excuses désormais ! Huit raisons et demi pour se jeter à corps perdu sur l’œuvre d’un des créateurs les plus marquants du XXe siècle - carrément…
- Il Bidone (1955) : pour s’assurer qu’avant de devenir Fellini, Fellini était aussi un cinéaste néo-réaliste, doté d’un regard plein de tendresse et de sarcasme sur ses contemporains. Le Pigeon n’est pas loin ! Egalement disponible en DVD chez Carlotta.
- La Dolce Vita (1959) : Marcello, Anita, la fontaine de Trevi, Rome… Jouit d’une mythologie plus forte que le film lui-même, sorte de déambulation nocturne et dépressive dans la jet-set romaine. Fellini y invente le terme de paparazzo, en baptisant ainsi de ce nom un des photographes. Palme d’Or à Cannes en 1960. A revoir en parallèle avec La Notte, d’Antonioni : son remake existentiel, interprété par Marcello, mais situé à Milan.
- Huit et demi (1963) : pour moi, c’est son chef d’oeuvre. Ah, revoir Marcello Mastroianni bloqué dans les embouteillages romains, en panne d’inspiration…et dont l’esprit s’envole… Film-matrice, film-somme, film-énorme. Avec Les Fraises sauvages de Bergman et L’Eclipse d’Antonioni, chef-d’oeuvre du cinéma d’auteur européen. Oscar du film étranger. Merci à Gaumont d’avoir enfin édité la version DVD, avec de magnifiques bonus.
- Amarcord (1973) : l’œuvre la plus autobiographique du cinéaste – Amarcord signifiant "Je me souviens" dans un dialecte italien -, sur une musique inoubliable de Nino Rota. Evocation de la montée du fascisme, certes, mais surtout festival de sons et d’images dominé par l’arrivée nocturne du paquebot sur les rives de Rimini…
- Casanova (1976) : le film de l’excès sur un compulsif du sexe ! Venise reconstituée en studio, Donald Sutherland outrageusement maquillé et réduit à une bête sexuelle mécanique, des courtisanes de tous âges et de toutes conditions à gogo… Nombriliste, carnavalesque, excessif, une vision très personnelle du séducteur vénitien. Egalement disponible en DVD chez Carlotta.
- Prova d’Orchestra (1978) : initialement tournée pour la RAI, une fable politique visionnaire sur l’ordre et le chaos, l’individuel et le collectif, à partir du récit des affres d’un orchestre symphonique et de son chef. La lucidité des plus grands.
- E la nave va (1982) : la décadence et la fin de l’histoire vues par Fellini. Sorte de Titanic pré-14-18, le Gloria N embarque à son bord outre des personnages felliniens en diable, un mystérieux rhinocéros… Peut-être son film le plus secret.
- Fellini au travail (2009) : 2 DVD pour le prix d’un gorgé de fellineries. Génial DVD de Carlotta qui rassemble nombre de documents essentiels pour découvrir, comprendre et aimer l’œuvre de Fellini, rassemblés par le commissaire de l’expo qui se tient au musée du jeu de Paume à Paris, Sam Stourdzé. Le clou de cette édition : Bloc notes d’un réalisateur – une inédit de Fellini diffusé en 1969 sur les chaînes US, puis seulement 20 ans plus tard en Italie. Réalisé entre son grand projet avorté Le Voyage de Mastorna et Le Satyricon, à la demande de ses producteurs US, c’est là un brouillon de Fellini Roma et Intervista, où le metteur en scène met en scène son travail. Passionnant, drôle, irrésistible. Entre faux documentaire et vrai film, un condensé de l’oeuvre de Fellini en à peine moins de 60 mn.
Autre moment fort : l’intégralité de l’entretien du cinéaste avec son complice belge André Delvaux – 3 heures d’entretiens passionnants. Et des essais réalisés par Fellini lui-même, au cours desquels 5 comédiens donnent leur vision de Casanova : Gassman, Tognazzi, Sordi, Alain Cuny, et, évidemment Marcello !
Et au-delà de cette sélection partiale et subjective – j’aurais pu évoquer le peu vu mais très connu Cité des femmes ou bien son adieu au cinéma Intervista. Rendez-vous à la Cinémathèque de Paris pour revoir l’intégralité de son œuvre jusqu’au 20 décembre.
Travis Bickle
lundi 19 octobre 2009
Federico Fellini : E la pellicula va... (1/2)

Artistes : Enorme actu Fellini en cette fin d’année : rétrospective intégrale à la Cinémathèque ; exposition au musée du Jeu de Paume jusqu’en janvier 2010 ; sortie DVD de Huit et demi ; éditions DVD d’inédits et de docus sur le maestro chez Carlotta ; tout ça pour les 50 ans de la sortie de La Dolce Vita, Palme d’Or 1959.
L'occasion de s’interroger sur la pérennité d’une œuvre et d’un cinéaste qui, il faut bien le reconnaître, est un peu tombé dans le purgatoire de la cinéphilie contemporaine. Lecteur, tu es jeune, tu es beau, tu as moins de 30 ans : combien de films de Fellini as-tu vus ? Très peu, j’en suis sûr. A cela, plusieurs raisons.
Une œuvre mal diffusée
Tout d’abord, son œuvre est mal diffusée – c’est seulement maintenant par exemple qu’est édité en France le DVD de Huit et demi ! Bref, Federico Fellini a pâti d’une gloire qui l’embaume un peu trop vite. Heureusement, des éditeurs comme Carlotta, entre autres, tentent de réparer cet oubli majeur. Nous y reviendrons.
Ensuite, une œuvre close, centrée sur un imaginaire foisonnant - le sien – et souvent réduit à une série de clichés : les femmes plantureuses, le carnaval, le grotesque, le music-hall, bref, le folklore fellinien, la brume, la nuit, etc. Au point que certains ont pu lui reprocher de ne plus avoir rien à dire à propos de ses tout derniers films – Intervista, La Vocce de la luna. "Je me suis inventé une vie afin de pouvoir la raconter", aimait-il à se justifier.
Et la postérité ?
Traîne ensuite l’idée selon laquelle il serait un cinéaste sans réelle postérité. Tellement centré sur lui-même, tellement identifiable parmi des centaines d’autres, son univers lui serait totalement irréductible. Et pourtant ! Les univers et les thématiques, certes moins moins égo-centrés et moins réflexifs d’un Tim Burton, Terry Gilliam ou David Lynch, s’en rapprochent très nettement.
Un signe ? Dante Ferreti, le décorateur attitré des derniers Fellini (revoyez le fabuleux paquebot Gloria N dans lequel loge un rhinocéros de E la nave va), a travaillé pour au moins 2 d’entre eux et fait montre dans ses décors d’un imaginaire débordant et festif (citons Le baron de Munchausen ou bien Sweeney Todd). Quant à Lynch, il n’est qu’à lire dans la dernière livraison des Cahiers du Cinéma le billet d’admiration adressé au maestro pour se convaincre de son influence.
Autre exemple éclatant de sa descendance artistique : Woody Allen, qui lui directement rendu hommage via son méconnu Stardust Memories, sorte de brillant décalcomanie de Huit et demi. Film-modèle à l’origine du prochain musical de Rob Marshall, Nine !
Des films prémonitoires, un imaginaire débordant
Enfin, trop centré sur lui-même, son univers serait difficile d’accès. Eh beh ! Revoyez Ginger et Fred, l’une des satires les plus virulentes traitant de l’emprise de Berlusconi sur les esprits italiens ; revoyez Prova d’Orchestra, parabole sur l’ordre et le désordre, qui par bien des aspects, évoque l’Europe d’aujourd’hui ; ou bien E la nave va, pour comprendre les mécanismes qui agissent sur le déclin des civilisations…
Parmi les grands maîtres européens, je préfère de loin la puissance du silence d’Antonioni ou la science quasi-clinique de Bergman au barnum fellinien. Reste que Fellini, par son approche stylistique, par sa volonté de mélanger le fictif et le réel, l’imaginaire et le quotidien, le passé et le présent, le rêve et le trivial, le carnaval et la mélancolie, le grotesque et le merveilleux, le conscient et l’inconscient, a ouvert les portes de son imaginaire. Un imaginaire certes parfois forclos, limité à l’hénaurme personnalité qu’était Fellini. Mais dont la démarche irrigue bien des cinéastes contemporains.
Travis Bickle
dimanche 19 août 2007
DVD : Mastroianni se fait coffret
Artistes - En DVD : Il y a presque onze ans s'éteignait une étoile lumineuse du 7e art. Marcello Mastroianni avait alors 72 ans et comme Michel Serrault ou Philippe Noiret, il faisait partie de nos compagnons de salles obscures et du petit écran.Un coffret DVD (LCJ Editions) présente deux films parmi les derniers tournés par le comédien italien : Ginger & Fred (1986) de Federico Fellini et Ils Vont Tous Bien ! (Tutti Stanno Bene, 1990) de Giuseppe Tornatore.
Têtes à claquettes
Ginger & Fred montre les retrouvailles pour un show télévisé d'un couple de danseurs célèbres dans les années 40 pour avoir reproduit sur scène les numéros d'Astaire et Rogers. Ginger (Giulietta Masina, l'épouse de Fellini) est toute heureuse de refaire son numéro et de revoir son compagnon de claquettes. Fred (Marcello Mastroianni), lui, a pris un sacré coup de vieux mais il a du mal à refuser un cacheton. La pimpante Ginger et Fred le désabusé tenteront de retrouver la magie du passé dans l'univers clinquant, vulgaire et sans âme de la télé.
Le film n'est pas le meilleur de Fellini. Esthétiquement, il a un peu vieilli. Son message (anti-télé) aussi mais c'est surtout parce que notre monde est devenu plus cynique. Restent malgré tout quelques fulgurances felliniennes ainsi que de beaux moments de poésie, comme ces répétitions dans les coulisses en travaux du studio de télévision.
La nostalgie de papy
Avec Ils Vont Tous Bien !, Marcello s'est encore plus vieilli : cheveux blancs, grosse moustaches et deux loupes devant les yeux. Le retraité qu'il incarne quitte son petit coin de Sicile pour aller rendre visite à ses trois fils et sa fille. Lesquels ne donnent plus signe de vie. Au cours de son périple, il "remonte" la péninsule et découvre que ses enfants lui ont menti sur leur situation professionnelle ou familiale.
Comme dans Cinéma Paradiso, Tornatore joue sur la nostalgie d'une époque et de moeurs révolues. L'occasion également, comme dans Ginger & Fred, de montrer une Italie qui a changé. Finie la dolce vita. C'est désormais le règne de l'individualisme forcéné, des familles éclatées, de la télévision et de la pub omniprésente, de la violence, de la pauvreté, de l'immigration... L'interprétation de Mastroianni est bouleversante : il nous fait craquer pour ce papy déphasé, paumé, généreux et, finalement, pas si gâteux que ça.
Et la V.O., bordel ?
Dommage que les deux films ne soient proposés que dans leur version française. C'en est même incroyable. Ne pas proposer de V.O. sur un DVD... Pour moi, cela a été très dur de visionner ces oeuvres en français. Je dois reconnaître que le doublage est bien fait dans les deux cas (surtout pour Ils Vont Tous Bien !, Mastroianni se doublant lui-même) mais enfin, ça ne vaut pas la version originale sous-titrée.
Une troisième galette propose un beau documentaire (en V.O. sous-titrée !!!) : Marcello, una Dolce Vita. On y retrouve le comédien à travers des images d'archives, des extraits de films et de nombreuses interviews de sa fille Chiara, d'Anouk Aimée, d'Ettore Scola ou encore de Philippe Noiret. Ce dernier déclare qu'à ses yeux, Mastroianni était le meilleur acteur du monde, capable de passer de la comédie au drame, en étant toujours sincère et juste à l'écran.
Bref, les purs cinéphiles hésiteront sans doute à acheter ce coffret sans V.O. Et c'est dommage car ils rateront deux films attachants et un superbe documentaire. Un cas de conscience dont on se serait bien passé. Les fans du comédien et les adeptes de la V.F. seront, quant à eux, comblés. Vous pouvez commander ce coffret sur le site du distributeur Fravidis.com.
Anderton
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