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dimanche 21 décembre 2025

Coppola en autoportraits : Apocalypse Now et Tucker

Francis Ford Coppola Apocalypse Now Tucker 4K UHD CINEBLOGYWOOD

Troisième et dernière chronique sur les versions restaurées 4K des six films de Francis Ford Coppola que Pathé propose dans des éditions vidéo riches en bonus. Intéressons-nous à Apocalypse Now (1979) et Tucker (1988) qui brossent en creux le portrait de leur auteur.

lundi 9 septembre 2019

Les derniers jours de Marlon Brando : dans l'antre de la folie

A lire : Le XXIe siècle est encore jeune et Marlon Brando se meurt, retranché dans sa villa sur les hauteurs de Los Angeles. Grand reporter à M le magazine du Monde, Samuel Blumenfeld nous raconte dans un livre publié chez Stock Les derniers jours de Marlon Brando. Un récit fascinant et troublant.

mardi 20 août 2019

Apocalypse Now Final Cut : faut-il voir cette version ? Notre avis

En salle et en Blu-ray : Apocalypse Now est à juste titre, le plus célèbre des films de Francis Ford Coppola. Et son plus pessimiste. Le plus simple, et le plus complexe. En adaptant le court récit de Joseph Conrad – adapté à la radio dans les années 30 par Orson Welles, tiens, tiens... - FFC décroche sa seconde Palme d'Or après Conversation secrète en 1974. Opéra funèbre, apologie de la destruction, cauchemar sur le Vietnam, œuvre totale et visionnaire qui emprunte aux mythes pour mieux les transformer et leur redonner vie, Apocalypse Now appartient à cette catégorie de films très rares qui constituent autant un trip narratif qu'un trip visuel, une expérience unique de cinéaste – racontée par sa femme Eleanor dans un passionnant documentaire Heart of Darkness – et de spectateur. Rien que pour ce film, FFC a sa place dans l'histoire du cinéma. 5 raisons de revoir le film de Coppola, dans une version restaurée et dans un montage inédit – ce qui en fait la troisième version, après celles de 1979 et 2001.

lundi 13 juin 2016

John Huston et la littérature : adapter l'inadaptable (1/4)

Artistes : En ce printemps, jusqu’au 31 juillet, tous à la Cinémathèque, pour redécouvrir l’un des cinéastes les plus éclectiques, et le plus passionnants au monde, John Huston. Pas question ici de revenir sur les querelles critiques dont il a fait l’objet, mais attardons-nous sur une de ses activités de prédilection : les adaptations littéraires -  James Joyce, Dashiell Hammet, Malcolm Lowry, Carson McCullers, Rudyard Kipling, Herman Melville, entre autres, sans oublier le livre des livres, la Bible ! Un tableau de chasse éloquent, qui rassemble quasiment l’intégralité de sa filmographie – 41 films en 40 ans. 


vendredi 20 juin 2014

Arthur Penn : le démythificateur de l'Amérique


Artistes : Avec une oeuvre dense mais peu fournie – 12 films en 30 ans –, Arthur Penn (1922-2010) est l'un des cinéastes américains majeurs de sa génération, celle qui précéda le Nouvel Hollywood. Et l'une des carrières les plus riches. Issu, comme John Frankenheimer ou Sidney Lumet, de la télévision (200 dramatiques TV entre 1953 et 1958 !), il a également à son actif plusieurs dizaines de mises en scène à Broadway, après avoir été acteur de théâtre dans sa jeunesse et étudié la littérature aux Etats-Unis et en Italie. Ce qui en fait un des réalisateurs les plus complets de sa génération.


Frère du photographe Irving Penn, il passe allègrement d'un genre à l'autre, avec une attention particulière sur le jeu des comédiens. Cinéaste du chaos intérieur, peintre des âmes tourmentées par l'image qu'ils cherchent avant tout à produire dans des univers en proie à l'instabilité, Arthur Penn a construit une œuvre éminemment personnelle, tout en cherchant à s'inscrire dans son époque. Avec le recul, on s'aperçoit combien les utopies de la fin des années 60 n'ont jamais été aussi bien perçues que dans Little Big Man ou Alice's restaurant, et surtout Georgia, son grand œuvre, incompréhensiblement invisible actuellement. Car c'est en tant que démythificateur d'une Amérique construite sur des mensonges qu'Arthur Penn s'avère un cinéaste majeur. Retour sur sa filmographie.

lundi 22 décembre 2008

Le Parrain : mafia Blu... ray

En DVD : Elu le plus grand film de tous les temps par les lecteurs d'Empire magazine, Le Parrain (The Godfather) est sorti dans une version Blu-ray à couper le souffle. Et pour cause, il s'agit d'une version restaurée et revue par Francis Ford Coppola lui-même.
Il suffit de mettre dans le lecteur un des trois DVD du premier coffret DVD sorti par Paramount Home Entertainment puis de mettre son homologue Blu-ray pour se rendre compte de l'ampleur du travail effectué.
Les images sont tout simplement superbes ; des détails insoupçonnés apparaissent - un critique américain a même écrit que dans les scènes du
Parrain II qui se déroulent à Cuba, on a l'impression de voir les moustiques voler !
Souvenez-vous de toutes les scènes dans la pénombre (notamment au début du premier opus) : et bien, le noir devient couleur et les couleurs prennent davantage de "chair" sans faire trop lisses (le défaut principal du support numérique).

Star Wars à l'italienne
Le coffret comporte en outre une pelletée de bonus, de qualité variable mais globalement passionnants. Surtout les commentaires audio de Coppola et les docs sur la genèse tourmentée du film, l'histoire du tournage et l'hommage du show-biz à la saga Corleone. Steven Spielberg (qui a aidé Coppola à convaincre Paramount de restaurer les trois films) raconte ainsi avoir failli tout arrêter après avoir vu Le Parrain, persuadé qu'il ne parviendrait jamais à être aussi bon que Coppola. David Chase explique tout ce que Les Soprano doivent à la trilogie tandis que Joe Mantegna (qui joue dans le 3e film) définit la saga comme un Star Wars à l'italienne !
C'est clairement grâce à ce type de travail que le Blu-ray pourra enfin décoller car, si la version B-r d'un film est à la hauteur, vous avez l'impression de le redécouvrir. C'est ce que j'ai ressenti avec ce coffret.
Anderton