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jeudi 16 août 2007

Planète Terreur : un hot dog avec deux Rodriguez

En salles : Autant je ne me suis toujours pas remis du ratage Boulevard de la mort, de l’ami Tarantino, autant là , je dois bien reconnaître que Planète Terreur, dont voici la bande-annonce, est une immense claque.
Dés les début on a le droit a un film annonce bidon inoubliable (mais que sont devenus les 3 autres ?), Machete, avec l’unique Dany Trejo. Une fois ces 2 minutes 30 de rires non stop, on se retrouve plongé dans un film unique en son genre, mélange de polar, de film de zombie, de drame 70’s avec cette saveur unique et incroyable.
N’importe quoi mais pas n’importe comment
On est ici en plein Land of the Dead mais avec un humour au vitriol jubilatoire, des scènes inoubliables et des acteurs au top, tous ultra sérieux pour rendre ce gros bonbon définitivement acide (ulé). On veut se rappeler de chaque gag bien senti, de chaque scène souvent mythique où chaque réplique fait mouche (avant de les écraser, bien sûr).
Ce film unique est une ode au machisme ou le fantôme de Chuck Norris plane (les Invasion USA et autres films "pète-la-gueule"). On y retrouve avec plaisir des acteurs oubliés : Jeff Fahey (Le Cobaye), Josh Brolin (Les Goonies , Mimic… en attendant le nouveau frères Cohen) ou encore Michael Biehn (Terminator, Abyss), voire aussi Tom Savini, le créateur des maquillages de Zombie qui passe la tête avant de se la faire arracher.
Roberto, mio palmo !
On nage en plein bonheur dans des marres de sang, où les têtes éclatées se disputent avec des bras arrachés, et des langues vérolées. Le maître nageur s’y connaît parfaitement : mise en scène au couteau, avec des plans ultra créatifs, toujours drôles et bien vus. Jamais il ne sombre dans la facilité ou la prétention de son compère de jeu : QT, qui joue ici un petit rôle sympathique par ailleurs.
Malin comme un vieux singe, Robert Rodriguez, est ici chef op, directeur photo, compositeur, producteur exécutif et réalisateur. Il faut bien nourrir la famille et sa boite au doux nom de RIP - jeu de mot avec Rest In Peace (repose en paix) pour Rodriguez International Pictures. Ce type est drôle. Et Malin. Et doué.
Planète Terreur de Robert Rodriguez (sortie le 15 aout), avec Freddy Rodriguez, Bruce Willis, Josh Brolin et quelques zombies…
Marcel Martial (Planète claire)

dimanche 9 mai 2010

Machete : enfin le trailer !


Buzz : Issu du dyptique Grindhouse, Machete n'était destiné qu'à demeurer une simple "fausse" bande-annonce diffusée au début du Planète Terreur de Robert Rodriguez. Tarantino aurait été si enthousiaste face à ce trailer qu'il aurait conseillé à son ami Robert d'aller jusqu'au bout du projet et d'en faire un long-métrage.
Après l'échec de Grindhouse (seulement 25 M$ de recettes dans le monde pour 67 M$ de budget de production...), Machete devait sortir en direct-to-video. Finalement, ce sera bien sur grand écran que nous pourrons découvrir le film, distribué aux US par la 20th Century Fox à partir du 3 septembre prochain. En France, le distributeur et la date de sortie ne sont pas encore connus.

Réalisé par Robert Rodriguez et Ethan Maniquis (qui a souvent collaboré aux films de Rodriguez), le film raconte la vengeance sanglante d'un tueur à gage mexicain engagé, trahi et laissé pour mort par ses employeurs (tient, ça me rappelle un Tarantino, ça...). Le casting qui entoure Danny Trejo, cousin de Rodriguez à la gueule cassée dont c'est le premier film en tant qu'acteur principal, est préstigieux : Michelle Rodriguez, Jessica Alba, Robert deNiro, Lindsay Lohan, Steven Seagal, Rose McGowan et... Don Johnson !

Pour patienter, une bande-annonce de 2 minutes 30, nouvelle version depuis Planète Terreur.
Enjoy!


vendredi 9 mai 2008

W : George Bush dans le viseur d'Oliver Stone

Buzz : EW (Entertainment Weekly) consacre un dossier et sa Une à W, le film d'Oliver Stone sur George W. Bush. Dans le rôle de "Dubya" (surnom moqueur du président, dubya signifiant "double U" prononcé par George), non pas Will Ferrell, qui nous a pourtant bien fait marrer avec ses imitations (à voir ci-dessous), mais… Josh Brolin !
Et oui, c’est bien l’acteur de No Country for Old Men et Planète Terreur qui s’est rendu méconnaissable. Le reste du cast est composé d’Elizabeth Banks (Laura Bush), Thandie Newton (Condoleezza Rice), James Cromwell (George Bush père après avoir interprété le Prince Philip dans The Queen), Ellen Burstyn (Barbara Bush) et Jeffrey Wright (Colin Powell). Que des bons choix (on laisse une chance à Thandie de nous surprendre).
Oliver Stone indique à EW que si "Bush pourrait devenir le pire président de l’histoire" des Etats-Unis, il ne réalisera pas un film à charge. "C’est presque Capra-esque, poursuit-il. L’histoire d’un type qui avait très peu de talents dans la vie, sauf la capacité à savoir se vendre. Le fait qu’il a dû surmonter l’ombre de son père et le poids de son nom de famille, on ne peut qu’admirer sa ténacité."
Sinon, Stone révèle qu’il a fréquenté la même université que Bush (Yale) au même moment (le milieu des années 60) mais qu’il ne se souvient pas l’avoir rencontré. Quoiqu'il en soit, on attend la sortie de W, prévue en 2009, avec impatience.


Anderton

samedi 17 décembre 2011

De l'Huile sur le Feu : ça l'affiche mal


En salles : Disons le tout net, quand on a vu cette affiche, on a soupçonné UGC de l’avoir fait spécialement pour cette rubrique ! Y’a tout : du mauvais gout, de l’accroche bien ringarde, de l’hommage plagiat, et du plagiat hommage. A table !

C’est jaune donc c’est drôle ?
 
Avec son mix de choix de couleurs pour fast food, De l'Huile sur le Feu réussit a nous faire annoncer un match Burger King vs KFC ! Il faut dire que c’est bien joué puisque le film raconte l’affrontement de deux restos ! Nom d’un nem de porc casher !

Une typo pour le titre digne de Planète Terreur (et bah pourquoi pas hein !) et une autre pour les comédiens digne de la grande époque Jean Lefebvre, Sim, Pierre Mondy (respect). Ainsi 3 inconnus existent le temps d’une affiche et c’est beau. C’est aussi ça, le cinéma.
 
Le nom du réal en blanc ressort bien et c’est tant mieux pour lui car c’est son premier film, donc son nom ne nous dit rien, mais alors rien du tout.  Mais force est de reconnaître que c’est cool pour lui. Moins pour le marketing.
 
Enfin, la catch line de-sa-race-de-la-vanne-qui-tue "ça va se friter", digne d’un symposium carambar. A coup sûr, ça a du se jouer avec "le film qui donne la patate" ou la contrepèterie de l’année (88) "le cuisinier secoue les nouilles".
 
Marcel Martial (Avance patate !)

mardi 28 octobre 2008

W. L'Improbable Président : Oliver Stone fait Bush !

En salles : Après JFK et Nixon, Oliver Stone a décidé de ne pas attendre qu'un président américain meure pour lui consacrer un film. Et quel président ! George W. Bush. Un président en exercice et détesté par 90% des Américains !!
Ce W. L'Improbable président est une grande réussite. D'abord parce qu'il nous présente finalement un Américain moyen, un Texan un brin bourrin bien qu'il soit issu d'une grande famille de la Côte Est. Il picole, fume, fait connerie sur connerie, aime parler la bouche pleine (de sandwichs), fréquente parfois la prison mais moins souvent les entreprises. Un fils à papa qui fout la honte à la famille.
Et puis, vient le déclic : la politique le pique. L'ado attardé mûrit, aidé par une crise de foi. Le voici devenu chrétien fervent. Sur les traces de son père, l'héritier mal dégrossi malgré la fréquentation de prestigieuses universités (Harvard, Yale) compense son intelligence disons moyenne par une bonne mémoire, des conseillers avisés et un sens de la politique manifeste. Et le rejeton râté devient président des Etats-Unis pour laver l'affront fait à son père (Bush Senior perd l'élection contre Clinton malgré la victoire à la guerre du Golfe) et prouver à ce dernier qu'il n'est pas un bon à rien.
Casting choc
La thèse de Stone est celle-ci : le vilain petit canard veut se faire aimer et respecter de son père. Du coup, Bush Jr en devient touchant. Il s'humanise. C'est aussi dû à l'excellent interprétation de James Brolin qui de Goonies à No Country for Old Men et Planète Terreur nous prouve qu'il fait partie des plus grands.
Le reste du cast est tout aussi impressionnant : Jeffrey Wright est Colin Powell, Toby Jones est Karl Rove, Richard Dreyfuss est Dick Cheney, Thandie Newton est Condoleezza Rice, Scott Glenn est Donald Rumsfeld, Elizabeth Banks est Laura Bush, James Cromwell est George Bush père et Ellen Burstyn est Barbara Bush. La ressemblance avec les personnes qu'ils interprètent est frappante mais ils ne se cantonnent pas à de simples imitations (à l'exception de Thandie Newton, méconnaissable).
W. L'Improbable Président repose sur le jeu de tous ces acteurs. En termes de mise en scène, ce n'est pas le meilleur Oliver Stone mais c'est tout de même un bon film. Et puis, quand même, fallait oser ! Vous imaginer un film sur Sarkozy réalisé par Costa Gavras aujourd'hui ?...
Anderton

dimanche 25 novembre 2007

Rambo est tout laid !

Buzz - Sur le web : Il y a des choses que l’on n’a pas envie de voir vieillir (les jolies femmes, Samir Nasri, le pôle Nord) et puis, il y a des trucs que l’on croit à jamais enterré et qui reviennent (les grévistes de Sud-Rail, Francis Lalanne, Santa Barbara).
Mais il n’y en a qu’un que l’on n’avait pas vu (trop) vieillir et que l’on croyait mort et enterré, c’est John J. Rambo (Le J au milieu je crois que c’est pour Jean-Louis, mais chuis pas sûr…).
Rambo-tox
La petite histoire dit que Sly l’avait écrit avant Rocky Balboa, mais que MGM a donné son feu vert après le retour du boxeur de Phillie. Maintenant Rambo bat le boa à mains nues et à 70 ans, s’en va sauver un groupe de chrétiens dans la jungle birmane. Avec un tel scénar, c’est compréhensible que les studios aient foncé… Seul Josh Brolin (American Gangster, Planète Terreur et No country for Old Men, le dernier film des frères Cohen) a dit qu’il avait du repassage à faire et qu’il ne pouvait pas venir jouer le colonel Trautmann.

A priori Stallone avait anticipé la grève des scénaristes et les vacances des réalisateurs puisque c’est lui qui réalise, écrit et produit… "Live for nothing or die for something", c’est lui qui le dit.
Alors régalons-nous avec tous les teasers et trailers de Rambo 4 (la bande-annonce gore, c'est ici que ça se mate), car franchement… c’est moche. Sur nos écrans le 28 février.
Marcel Martial (Rambo comme un camion)

dimanche 15 avril 2007

Ils ont divisé Grindhouse !

En salles : Je débarque… et découvre la polémique qui bat son plein. Il semblerait que le peuple soit énervé que le film Grindhouse soit distribué en deux fois chez nous en France.
En me baladant sur Allociné (je travaille quoi !), j'y lis que des gens ont signé des pétitions pour que le "déjà culte sans l'avoir vu" film de Tarantino et Rodriguez soit programmé en une seule et même séance. Il y en a même qui affirment qu'ils boycotteront le film en France… et traverseront la Manche pour le voir !
Obscures raisons
Si je peux comprendre que l'on s'en plaigne et que l'on prétexte que c'est une attaque à l'œuvre artistique dans son ensemble, je ne comprends pas certaines réactions extrêmes.
A mon avis, et ce n'est que le mien, si le film sort en deux fois dans les pays francophones (Le Boulevard de la mort - pas folichon comme titre - le 6 juin et Planète Terreur à la rentrée de septembre), cela a dû être validé par les auteurs !!! Mais il y a certainement des raisons obscures qui m'échappent à cet instant…
Puisqu'on en parle, Grindhouse a terminé entier quatrième au box-office américain du week-end. Il a engrangé 11,6 millions de dollars… On ne peut pas vraiment parler de mauvais accueil :
1) le film a été classé R notamment pour violence sanglante, sang, un peu de sexualité, nudité et utilisation de drogue… (Un Tarantino quoi !)
2) il dure plus de trois heures !
3) les Américains n'ont pas de goût (heu, ça c'est un peu un avis perso…).
L'Olive

mardi 21 août 2007

The Toxic Avenger : parodie tromatique

Si vous connaissez Troma Entertainment, c'est certainement grâce à The Toxic Avenger...
Premier film produit par la société fondée par Lloyd Kaufman, The Toxic Avenger contient l'ensemble des germes (j'emploie ce terme à dessein) de ce qui sera le dogme des réalisateurs Troma : violence gratuite et ultra gore, sexe cradingue, effets spéciaux à base de ketchup et/ou d'abats de boucherie.
Bien entendu, il s'agit de dénoncer une société de gaspillage dont les travers sont à l'origine d'une pollution galopante et d'un ostracisme générateur de conflits...Nous n'avons que ce que nous méritons. Heureusement, la teneur du message s'efface devant l'outrance des réalisations et on en revient rapidement à la satisfaction brutale de nos instincts primaires: du cul, du sang et de la charcuterie.
Marmite de déchets
Dans The Toxic Avenger, Toxie le justicier tombé dans la marmite de déchets quand il était ado boutonneux et souffre-douleur, va donc nettoyer Tromaville à grand coup de balai brosse : gare aux criminels, violeurs et autres délinquants qui croisent sa route !
Le succès de ce premier opus (dont vous pouvez voir la bande-annonce ici) sera d'ailleurs tel que trois suites vont être réalisées... Soulignons tout de même que l'exploitation de ce filon est certainement liée à des coûts de production limités à la récupération de carcasses en sortie d'abattoirs : s'il y a un domaine dans lequel les progrès techniques n'apportent rien, c'est bien le gore.
Mon conseil : réalisé en 1985, ce film parodique drôle et décomplexée n'a pas pris une ride. Espérons que, sur le même registre, il en sera de même pour Planète Terreur...
Sentenza (aime ça)

vendredi 25 janvier 2008

No Country for Old Men : la force de l’habitude ?

En Salles : Autant vous le dire tout de suite, je suis sorti un peu penaud et surtout un peu déçu du dernier long des frères Coen. Comme souvent quand on attend trop on est déçu… Alors pas de souci No Country for Old Men (cliquez ici pour découvrir le trailer) a une vraie gueule, un montage d’orfèvre, une direction d’acteurs époustoufifiante (si, si), une histoire qui avance bien et un univers 80’s énorme. Mais alors où est le hic ?
Tout d’abord, les frangins ont pris le parti de ne pas mettre une note de musique dans leur road movie, et franchement, cette absence s’entend trop ! Ensuite leur mise en scène est hyper académique sans même une trace du petit plan génial qu’ils ont pourtant distillé dans tous leurs films.
Ça va Bardem !
Enfin, et surtout, ils ont déjà fait mieux, dans l’humour noir (Fargo notamment) et dans le polar étouffant (Sang pour Sang). Au final, le film est largement au dessus de la production classique des polars bien sûr, mais il n’est pas tout en haut de la filmo des Coen. A une époque ou Scorsese est oscarisé pour Les Infiltrés (loin d’être son meilleur), je verrais bien nos deux amis rafler les statuettes pour l’ensemble de leur œuvre en oscarisant No country… (à lire notre article sur les Oscars 2008).
En revanche, Javier Bardem, est grandiose en tueur à gage ultra-violent et vaut à lui seul le déplacement. Mention aussi à Josh Brolin, impeccable depuis son retour en force sur les écrans (Planète Terreur, American Gangster), et Tommy Lee Jones fait du Tommy Lee Jones : grand mais sans forcer. A l’image du film. Il peut et il sait mieux faire.
Enfin, comme un clin d’œil pernicieux, le film finit sans finir, comme s'il manquait une scène (une bobine ?) et pour mieux nous agacer, la musique débute alors…
Mon avis : Allez-y bien sûr, mais sans forcer…
Marcel Martial (fils unique)

samedi 26 avril 2025

Bienvenue dans les villas de la terreur

Spectregraph The Nice house by the sea BD comics CINEBLOGYWOOD

Pourquoi les esprits, fantômes et autres monstres seraient-ils obligés de se réfugier dans d'inquiétantes demeures ? James Tynion IV choisit pour sa part de camper ses récits de terreur au sein de sublimes villas d'architecte. La preuve dans deux beaux albums de bande dessinée. Entrez si vous l'osez.