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dimanche 25 avril 2021

Comics : Basketful of heads, comme un bon vieux Carpenter

Basketful of heads comics BD CINEBLOGYWOOD

A lire : Basketful of heads. Un panier plein de têtes. Voici une bande dessinée qui annonce le programme dans son titre. Le petit chaperon rouge porte un ciré jaune et une hache de viking qui lui permet de remplir sa corbeille en osier de têtes de personnes rencontrées sur son chemin. Et si tu penses à une histoire de serial killer scandinave, tu te mets dans l'oeil le doigt, le poing et même le bras jusqu'au coude. Pour autant, l'histoire conçue par Joe Hill et dessinée par Leomacs est aussi surprenante que kiffante.


Bon sang ne saurait mentir, serait-on tenté de dire en évoquant Joe Hill. Que ce soit sous la forme de romans ou de comics, le fils de Stephen King sait inventer des récits aussi prenants que surprenants. Cette fois-ci, il nous emmène à Brody Island, une île au large du Maine. Ne la cherchez pas sur une carte, elle n'existe pas. En revanche, son nom évoque celui du shérif dans Les Dents de la mer et c'est vrai qu'elle nous fait penser à Amity. Sauf qu'il n'y a pas de grand requin blanc qui confond les plages avec un "all you can eat buffet". Le danger est représenté par des taulards en cavale, échappés de la prison de Shawshank (rings a bell?) et qui se sont réfugiés sur l'île alors que s'abat une violente tempête. Sauf que le danger n'est pas celui qu'on croit. Et le ciré jaune que j'évoquais plus haut n'est pas non plus un monstre sanguinaire. 

Basketful of heads comics BD CINEBLOGYWOOD
Planche tirée de la version originale


Tu te sens perdu ? Je le fais exprès car Basketful of heads ne se raconte pas. Il faut découvrir ce récit conçu comme un hommage aux films d'horreur de John Carpenter de la grande époque. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'action se déroule en 1983. Lieux, personnages et situations sont à la limite de la caricature du film d'horreur des 80's mais si Hill joue avec les références, il se joue des passages obligés et se déjoue d'un récit linéaire et attendu. Sans se prendre la tête mais en en faisant perdre quelques unes. Le récit progresse ainsi de surprises en rebondissements.

Le style de Leomacs est parfaitement adapté au sujet : à la fois un peu old school et dynamique. Le trait vif du dessinateur italien et sa mise en page très cinématographique donnent du rythme au récit. Avec à la clé de belles séquences d'action. Ajoute à cela de l'humour et des chapitres qui se terminent par des cliffhangers et tu comprendras que cet album se dévore d'une traite. 

Encore une belle édition d'Urban Comics, enrichie d'une galerie de couvertures et des propos des auteurs. Je recommande chaudement !

Anderton

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