L'équipe de Cineblogywood s'agrandit, avec l'arrivée d'Annie Hall. Après avoir enfilé son gilet, elle a retroussé ses manches pour nous livrer son premier papier.
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lundi 3 avril 2017
mercredi 17 décembre 2008
Largo Winch : action movie à la française
Le film de Jérôme Salle a réussi à adapter la BD signée Jean Van Hamme et Philippe Francq et à lui rester fidèle tout en offrant un spectacle de qualité. On retrouve ce mélange propre aux albums : de l'aventure, de l'action, de l'exotisme, de l'humour et une description réaliste du monde du big business.
Du pire au meilleur
Je dois dire que les 20 premières minutes du film m'ont fait craindre le pire : un Brésil caricatural (avec gardiens de prison mal rasés et suintants) ; une bagarre + course-poursuite déjà vues ; une scène de cul voyeuriste (mais qui s'avère avoir son intérêt pour la suite) ; un Tomer Sisley fadasse. Bref, j'avais du mal à entrer dans le film. Puis tout a pris de la consistance : Tomer Sisley, qui s'affirme, s'étoffe et donne vie à son personnage d'héritier multimilliardaire malgré lui ; l'histoire qui se complexifie, rebondit, revient en arrière, déroute, surprend ; le rythme qui s'accélère. Techniquement, Largo Winch est aussi une réussite : mise en scène fluide, dynamique, inventive ; photo soignée ; décors splendides. Les scènes d'action deviennent plus prenantes sans que les personnages ni l'histoire en pâtissent. Les comédiens sont tous bons : Kristin Scott Thomas, Gilbert Melki, Mélanie Thierry...
Alors, c'est sûr, ce n'est ni Jason Bourne, encore moins James Bond. En clair, on est encore loin des meilleurs films d'action hollywoodiens. Mais Largo Winch transpire la sincérité et Jérôme Salle nous livre un bon film d'action à la française. Voilà un réalisateur à suivre, après son Anthony Zimmer que j'avais bien aimé. Il n'y a pas que moi d'ailleurs puisqu'un remake est à l'étude, avec Tom Cruise et Charlize Theron. Titre US : The Tourist.
Andertonmardi 23 octobre 2007
Le Deuxieme Souffle : ça me le coupe !
Dans ton Gu !
L’histoire : Gustave Minda, dit Gu, célèbre et dangereux gangster condamné à vie, s'évade de prison. Traqué par la police, il veut s'enfuir à l'étranger avec Manouche, la femme qu'il aime. Ayant besoin d'argent, il accepte de participer à un dernier hold-up. Voici la bande-annonce du film de Melville.
Polar noir à l’issue forcément dramatique sublimé par la musique (bravo, Bruno Coulais), brutalité des rapports humains, violence des fusillades, loyauté bafouée, éclairages travaillés, ralentis haute def : le film a une vraie Gueule de grand film français.
Là où La Môme était un poil prétentieux (un montage alambiqué à en perdre le spectateur), le film de Corneau est limpide et fluide. 2h35 dans les années 50 avec le faste de l’époque. C’est beau (parfois trop même), mais au-delà de ça, Auteuil habite son personnage et nous rappelle même par moment l’immense Lino jusqu’à une ressemblance physique troublante (voir la scène du train).
Là-dessus, on a des seconds rôles inspirés : Duvauchelle tient la dragée haute à un Dutronc tout en retenue, Philippe Nahon au top dans son rôle de méchant, Melki parfait enc…. et Cantona…beau joueur ! Ajoutez à cela un Michel Blanc qui succède parfaitement Paul Meurisse, et pour une fois, on comprend tout ce que dit Monica. Et encore Daniel Duval, Jean-Claude Dauphin et Jacques Bonnafé…
Qui sera empereur aux Césars ?
Ça va chauffer aux Césars, entre La Môme et Le Deuxième Souffle. Pour Meilleur Acteur et Actrice, ça sera facile mais pour meilleur film, les votants vont se faire mal. Pour moi, c’est choisi. Corneau a fait un très grand film. En même temps avec les Césars, on n’est jamais à l’abri d’une bonne blague (Lady Chatterley ou L’Esquive… Qui s’en souvient ?! Donc ça se jouera peut être entre UV et Roman de Gare…. Va savoir).
Mon conseil : Allez-y, reprenez votre souffle et allez-y encore.
Le Deuxième Souffle de Alain Corneau (sortie le 24 octobre), avec Daniel Auteuil, Michel Blanc, Eric Cantona, Jacques Dutronc, Gilbert Melki, Philippe Nahon, Nicolas Duvauchelle, Monica Belucci et quelques autres…
Marcel Martial (3 poumons)
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