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lundi 11 janvier 2016

David Bowie au cinéma : he could be a hero...

Artistes : Quel paradoxe ! La présence au cinéma de David Bowie, le roi des avatars et du travestissement, est d’autant plus marquante qu’il n’y a que très peu joué de rôles marquants ! Une trentaine d’apparitions, au total, pour une filmo qui alterne (peu de) grands rôles et (beaucoup de) caméos.

Véritable homme-caméléon, fasciné par l’image et l’ubiquité (cf notamment la vidéo de Blue Jean, dont la version longue était conçue comme un véritable court-métrage), l’imaginaire et les mythes, Bowie ne pouvait qu’attirer les caméras vers lui. En tant qu’acteur, bien sûr, au jeu limité, reconnaissons-le, mais surtout en tant qu’icône. A l’exception de 3-4 films, il n’y fait que des apparitions, soit sous la forme de clins d’œil, soit sous celle de bâtisseur de sa propre légende. Le cinéma a eu du mal à appréhender le mythe Bowie. Ou du moins, à le dompter sous la caméra. Peut-être parce qu’il véhiculait une aura au moins aussi forte que celle du cinéma : une présence, une voix, une intelligence... bref, un charisme qui dépasse les limites de l’image.
Avec un jeu sans effets, quasi-nonchalant, voire neutre, sa filmographie est relativement décevante, compensée par son charisme justement. Malgré une carrière inaboutie, son empreinte durable dans le cinéma passe par d’innombrables participations aux B.O., et la fascination que ses chansons ont pu exercer sur quelques réalisateurs. Florilège.