CANNES 2024

lundi 29 novembre 2010

Esposito, mon poto


En salles : Victor, rédacteur en chef d’un magazine automobile, accepte de se rendre dans une maison d’arrêt de la région parisienne pour y parler de son métier avec des détenus. Parmi eux, Bruno, jeune voyou, braqueur de voitures, purge une peine de six ans de prison. L’homme est un passionné d’automobiles depuis son plus jeune âge. Il connait toutes les marques, tous les circuits, tous les pilotes… mais seulement à travers les livres.

L’enfant né sous X, pour assouvir sa passion, volait déjà des magazines spécialisés en automobiles. Il voue une adoration à Victor et rêve de pouvoir travailler un jour dans son magazine. Si ce dernier accepte de l’embaucher, la peine de prison de Bruno sera réduite. Victor, qui a le cœur plus gros que son porte-monnaie, va prendre à l’essai le petit voleur et tenter de le remettre sur le droit chemin.

C’est une belle histoire d’amitié que nous raconte Marc Esposito (lui aussi est bloggeur, découvrez sa page en cliquant ici). On l’aime le pote à « Nono ». Car Edouard Baer, alias « Victor », campe là un bon copain comme on aimerait tous en avoir. Papa modèle, mari complice et dévoué, patron sympa et encourageant avec ses employés, (sa société est un « modèle d’humanité » où chacun travaille dans la joie et la bonne humeur) et surtout un pote généreux, qui donne sa chance aux autres, celui sur qui on peut compter dans toutes les situations même les plus absurdes. Mais derrière l’homme de moral, sommeille aussi le voyou. Sa rencontre avec Bruno va réveiller en lui le hors-la-loi, un peu joueur, un peu parieur.

Même si l’histoire n’est pas très morale, elle est pourtant adaptée d’une histoire vraie et tellement amusante lorsqu’il s’agit de rouler le fisc avec brio !!! Car les tricheurs ont parfois des combines bien alléchantes et le vice est bien tentant pour qui sait l’utiliser à bon escient. Pour les amoureux de belles voitures, les fanas des circuits, évadez-vous le temps de cinq petits tours de piste de Magny-Cours. Histoire de se prendre nous aussi pour des pilotes-voyous, car après tout, la bête ne sommeille-t-elle pas aussi en chacun de nous ?

Marc Esposito
Ce nom là, je l’ai connu quand j’avais quinze ans et que déjà, ado, je dévorais tous ses articles de « Première » dont il était rédacteur en chef. Quelques années plus tard, il crée « Studio magazine », devenu désormais mon « mag. de chevet ». Il est également l’auteur et réalisateur de la magnifique histoire d’amour : « Toute la beauté du Monde ». Le succès du « cœur des hommes » 1 et 2 l’a consacré comme scénariste incontestable. « Mon pote » est son cinquième long métrage.

Edouard Baer
Moi, Edouard Baer, je n’étais pas trop fan. J’étais resté bloquée sur un personnage un peu fantasque. Je l’imaginais plutôt exubérant et grossier. Après ce film, j’adore. Il est sympa, il est beau et en plus il a une voix profonde et suave…elle me rappelle quelqu’un… Il y a du Gabin chez cet homme là. Un mélange de force tranquille et de côté paternel.

L’autre pote, c’est le merveilleux Benoit Magimel. Un peu fragile, un peu loubard… On l’aime aussi, cet homme qui rêve de se racheter une conduite et de vivre avec femme et enfant dans un petit pavillon de banlieue. Impossible de ne pas repenser au jeune Momo de « La vie est un long fleuve tranquille ». Déjà, il interprétait un personnage mi-enfant sage, mi-voyou. Quelques années plus tard et quelques kilos en plus, sa filmographie commence à s’étoffer. Benoit Magimel, c’est l’homme de l’année qui nous aura émus dans « Les petits mouchoirs » en époux perturbé qui se découvre des attirances homosexuelles pour son mentor, François Cluzet. C’est aussi le pilote casse-cou et meilleur pote de Clovis Cornillac, qui nous a fait craquer dans « Les chevaliers du ciel ». Décidément, ce copain-là, oui, on aimerait bien aussi faire partie de sa bande…

Mrs Peel

Sortie nationale le 1er décembre, découvrez la bande-annonce:

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