mardi 27 février 2007

Oscars 2007 : la photo de Clint Eastwood par Spielberg

Artistes : Lors de la cérémonie des Oscar, l'animatrice Ellen Degeneres s'est faite photographier au côté de Clint Eastwood. Et qui mieux que son voisin, Steven Spielberg, pouvait prendre ce cliché.
"C'est pour MySpace", a-t-elle justifiée, devant le public, hilare. Et ben, elle n'a pas menti : la photo est en Une de "son espace". C'est formidab', internet, non ? En même temps, imaginez un instant que la photo soit sortie floue... la honte pour Spielberg !
L'émission LCI est à vous (sur la chaîne du même nom) a diffusé puis mis en ligne ce moment marrant des Oscar ainsi que quelques extraits du "show" Valérie Lemercier aux César.
Anderton

Le Nombre 23, une note passable

L'équipe de CinéBlogywood se renforce. Marcel Martial (aka Tuco) fait les beaux jours, enfin les belles nuits, de l'Open Bar de Ouï FM, de 21h à minuit. Le voici donc qui raccroche le téléphone pour pianoter sur son clavier. Première chronique.


En salles : Je l'attendais Le nombre 23.... Un trailer qui donne envie ; Jim Carrey sérieux, voire fou... un peu comme dans Truman Show ou Eternal sunshine of the spotless mind. Là dessus, on rajoute la superbe Virginia Madsen (elle faisait monter la température dans Hot Spot) et le toujours bon Danny Huston (Birth, Constant gardener). Le tout sous la direction de Joel Schumacher, jamais champion du monde comme son homonyme, mais souvent efficace (L'Expérience interdite, 8mm, Le client), bref un bon faiseur.
L'histoire est celle d'un type qui decouvre un livre ("Le nombre 23" écrit par Topsy Kretts) et va peu a peu sombrer dans la folie. Il y avait : "Elle voit des nains partout" ; il y a maintenant : il voit des 23 partout. Peu a peu Walter Sparrow (Jim Carrey) va sombrer dans la folie (toujours douce) et essayer de résoudre un crime vieux de dix ans. De rebondissement en découvertes, on arrive à un twist final bien emmené mais convenu.
Résultat, Jim Carrey fait le métier et Virginia Madsen ressemble plus a la patronne du café de la mairie qu'à la blonde incandescente de Hot Spot. On attendait Pi 2 et on a un épisode des Experts. Le tout bien filmé (c'est toujours ça de pris) mais sans éclat. Le nombre 23 vaut un chiffre 5 (sur 10) et on est bien loin de 300 (prochainement chroniqué sur ce site !!!!). Bref, Jean Paul 2 et je retiens 1. Mais je m'éloigne.
Mon conseil : Allez -y et faites vous votre avis. Sortie US : 23 février ; sortie France : 28 février.
Marcel Martial (inventeur du fer a cheval)

lundi 26 février 2007

Scorsese enfin copain avec Oscar

Artistes : Enfin ! Martin Scorsese est consacré par ses pairs. Eux qui l'avaient ignoré pour Raging Bull, Les Affranchis, Gangs of New York ou Aviator. Le cinéaste virtuose et cinéphile accompli a finalement pu saisir son trophée de meilleur metteur en scène, bouleversé, devant le public, debout. Un trophée remis par ses amis Francis Ford Coppola, Steven Spielberg et George Lucas ! Une vidéo de l'événement est en ligne sur DailyMotion mais malheureusement, elle s'arrête quand Marty commence son speech.
Les Infiltrés (The Departed) font d'ailleurs le plein de récompenses (voir les résultats ici). Babel et les films de Clint Eastwood (Mémoires de nos Pères et Lettres d'Iwo Jima) repartent quasi bredouilles.
Kevin O'Connell, mixeur son, repart les mains vides pour la 19e fois. Le Français Alexandre Desplat itou. Indigènes se contentera de ses César et prix cannois. Les bookmakers anglais n'ont pas perdu d'argent puisque Scorsese, Mirren et Whitaker ont reçu leur statuette. La soirée était d'ailleurs placée sous le signe du maestro italo-américain puisque l'Oscar du meilleur documentaire est revenu à Une Vérité qui Dérange, un film très scorsesien, comme je l'ai expliqué il y a quelques mois.
Photos et vidéos de la soirée sont disponibles sur Oscar.com.
Anderton

dimanche 25 février 2007

En attendant Oscar...

Plus que quelques heures avant la cérémonie des Oscar. Martin Scorsese sera-t-il enfin consacré comme meilleur réalisateur ? Helen Mirren et Forest Whitaker repartiront-ils encore avec un prix ? Le compositeur français Alexandre Desplat obtiendra-t-il la statuette pour la bande originale de The Queen ?
En attendant d'avoir réponse à ces questions haletantes, allez réviser vos classiques avec ces tests de la BBC sur les récompenses les plus célèbres du cinéma : le premier porte sur des citations tirées de films oscarisés et le second sur des réalisateurs récompensés ou pas. Je ne m'en suis pas trop mal sorti avec le premier (7/10) ; en revanche, j'ai obtenu un piteux 4/10 pour le second... Autre jeu, celui du meilleur cinéaste : vous avez trois caméras à votre dispo et un acteur qui n'arrête pas de bouger. Essayez donc de le garder le plus longtemps dans le cadre.
Sinon, la BBC évoque le nominé le plus malchanceux des Oscar : Kevin O'Connell, un mixeur son, concourt pour la 19e fois... et n'a jamais été couronné par l'Académie. Mais il n'en garde aucune amertume. Helen Mirren devrait en revanche remporter la fameuse statuette dorée : un bookmaker anglais a misé 50.000 livres sur sa victoire à 1 contre 66. Si ce n'était pas le cas, a-t-il déclaré, l'actrice britannique "se ferait voler, et nous aussi". Comme quoi, on peut avoir le sens des affaires sans perdre celui de l'humour.
MSN Movies a pour sa part fait un sondage pour lister les Oscar les plus "immérités". Sur le podium des meilleurs films injustement récompensés : Shakespeare in Love (1999), Chicago (2202) et Titanic (1997). Gwyneth Paltrow (Shakespeare In Love) et Halle Berry (Monster's Ball) n'auraient pas dû être honorées. D'ailleurs, Berry et James Cameron sont consacrés pour avoir prononcé les pires discours de remerciement : la première ayant déclaré qu'elle était "un vaisseau (sanguin) à travers lequel courait cette bénédiction" ; le second ayant demandé une minute de silence avant de hurler en sautant : "Je suis le roi du monde" !
Quelques infos pour briller en société : la première cérémonie des Oscar s'est déroulée le 16 mai 1929 mais les résultats n'ont été annoncés que trois mois après. La première retransmission télé de la cérémonie date de 1953. Le surnom d'Oscar, donné à la statuette, serait dû à Margaret Herrick, la libraire de l'Académie, qui pensait que le personnage doré ressemblait à son oncle, Oscar Pierce. Le surnom était employé dès 1934 mais n'est devenu officiel qu'en 1939. Enfin, la statuette mesure 34,3 cm pour 3,85 kilos. Le cours est fini, vous pouvez retourner à la vraie vie.
Anderton

Vanity Fair : orgies de stars pour les Oscar

Artistes - Sur le web : C’est devenu une tradition. Chaque année depuis 1995, Annie Leibovitz (la photographe qui a immortalisé la petite famille Cruise et plongé Scarlett Johansson et Beyoncé dans l'univers de Disney) réalise la couverture de l’édition de mars de Vanity Fair. Une couverture en trois volets qui, pour ce mois des Oscar, met en scène les plus grandes védettes d’Hollywood (et un peu d’ailleurs) : les confirmées comme les espoirs.
De Scarlett Johansson à Jack Nicholson, de Tom Hanks à Leonardo DiCaprio, de Tom Cruise à Nicole Kidman, en passant par Will Smith, Matthew McConaughey, Cameron Diaz, Tobey Maguire, Kirsten Dunst, Kate Winslet… N’en jetez plus ! Il y a sur ces pages plus d’étoiles que dans la Voie Lactée. J’exagère à peine. Enfin, juste un petit peu.
Vanity Fair a eu la bonne idée de mettre en ligne ces 13 superbes portfolios. Il y a bien sûr de gros oublis (Robert DeNiro, Al Pacino, Halle Berry, Jim Carrey…) et des p’tits jeunots qui n’ont pas forcément percé (Skeet Ulrich, Fairuza Balk, Anna Friel…). Scarlett est certainement celle qui a participé au plus grand nombre de couv. Parmi les stars internationales, on retrouve Sofia Loren, Djimon Hounsou ou Penelope Cruz. A noter la présence d’une seule Française : Catherine Deneuve. Après avoir mis nues Scarlett Johansson et Keira Knightley en 2006, cette année, Leibovitz a habillé en smoking Ben Stiller, Owen Wilson, Chris Rock et Jack Black. On dirait des pingouins. D’ailleurs, ils partagent la couv avec des manchots. Succès de La Marche de l’Empereur et de Happy Feet obligent.

Au delà de la couverture, Leibovitz a signé Killers Kill, Dead Men Die, un roman-photo, ambiance film noir, avec encore une galaxie de stars. Et le numéro de Vanity Fair fait la part belle au cinéma. Pour acquérir ce beau magazine collector, il vous en coûtera quand même 8,60 euros (prix indicatif au Relay de La Défense). Mais quand on aime...
Anderton

Killers Kill, Dead Men Die, le film noir aux 39 stars

Artistes - Sur le web : Encore une sale histoire dans la Cité des Anges. Un meurtre mystérieux, une foule de suspects. Femmes fatales, boxeurs à la ramasse, détectives privés en filature hantent Killers Kill, Dead Men Die, un film noir, très noir.
A l'affiche de ce polar, une pléiade de stars : Amy Adams, Ben Affleck, Jessica Alba, Pedro Almodóvar, Alec Baldwin, Adam Beach, Jessica Biel, Abigail Breslin, Jennifer Connelly, Penélope Cruz, Judi Dench, Robert De Niro, Robert Downey Jr., Kirsten Dunst, Aaron Eckhart, James Franco, Djimon Hounsou, Jennifer Hudson, Anjelica Huston, Rinko Kikuchi, Diane Lane, Derek Luke, Tobey Maguire, James McAvoy, Helen Mirren, Julianne Moore, Jack Nicholson, Bill Nighy, Ed Norton, Peter O'Toole, Sylvester Stallone, Sharon Stone, Kerry Washington, Naomi Watts, Forest Whitaker, Bruce Willis, Patrick Wilson, Kate Winslet, Evan Rachel Wood.
Ne cherchez pas les dates de sortie , il ne s'agit pas d'un film mais du portfolio de 33 pages réalisé par la photographe Annie Leibovitz pour le Vanity Fair de mars 2007. Une vidéo présente ce somptueux roman-photo hollywoodien.
Anderton

samedi 24 février 2007

Mes César du meilleur moment des César

Artistes : D'accord, d'accord. La cérémonie des César, c'est toujours trop long. Le public a l'air de se faire chier. Il fait la standing ovation forcé et a du mal à se retenir de siffler l'invité américain (surtout s'il reçoit un César d'honneur).
Et puis, il y a des moments magiques, bouleversants, hilarants, qui font briller les yeux alors qu'on s'apprétait à zapper. Comme l'apparition fantômatique de Bernard Blier, amaigri, malade qui a du mal à tenir le César d'honneur que lui remet Michel Serrault, les larmes aux yeux. Comme le rock ("Je marche dans la nuit noir, je suis un voyououou...") entamé par Coluche fraîchement récompensé pour Tchao Pantin, devant un Gene Kelly médusé. Comme l'ovation reçue par Cyrano-Depardieu. Comme Chabat qui annonce qu'au cinéma, le son est très important et qui le prouve en lâchant un gros pet. Comme Jamel qui drague les seins d'Adriana Karembeu ou qui pique le César destiné à Dussolier.
Comme Will Smith, fraîchement accueilli alors qu'il reçoit un César d'honneur, et qui emballe la salle en racontant sa rencontre avec Mendela. Comme l'interview live, sur scène, de Godard par Elkabach ("Vous êtes un marginal", "La marge, c'est ce qui fait tenir la page"). Comme la remise du César du meilleur second rôle, avec les Robin des Bois et Alain Chabat en guest star. Comme celle d'un César à Louis de Funès par Jerry Lewis.
Quand on pense que ce prix ne serait rien sans Monsieur Manatane...
PS : Le César est compressé, la photo ci-dessus aussi
Anderton

vendredi 23 février 2007

C.R.A.Z.Y : P.U.R film !

En DVD : une fois n’est pas coutume, je voudrais faire l’apologie d’un film. Voilà, comme ils disent de l’autre côté de l’Atlantique, je suis "tombée en amour" de C.R.A.Z.Y… Déjanté, poétique, nostalgique, insolite, émouvant, inspiré… et québécois aussi.
C.R.A.Z.Y, c’est l’histoire de Zachary Beaulieu, né le 25 décembre 1960 en quatrième position d’une fratrie de cinq garçons, entourés par une mère attentionnée et un père fier, mais un peu handicapé des sentiments. Ou comment Zach va tenter de se trouver, de 1960 à 1980, au milieu de ce joyeux bordel sans nom. Il est ordinaire et rêveur, et il abuse des pétards avec Pink Floyd, les Stones et Bowie, période Ziggy Stardust, en bande-son.
C’est d’une simplicité enfantine, mais tellement sincère. Ce portrait d’une famille normale qui se laisse dépasser par des situations loufoques, des gens simples qui cherchent à être heureux et ne maîtrisent pas les événements. Et la musique donc… Jean-Marc Vallée, le réalisateur, a une culture musicale qui rassemble les plus grands. C’est bien simple, quand Shine on your crazy diamonds (Pink Floyd) résonne, c’est de la magie pure… Fulgurant ! Tous les acteurs sont d’une justesse poignante, avec une mention spéciale pour Marc-André Grondin (Zach), jeune acteur de 23 ans qui devrait vraiment traverser l’Atlantique pour enrichir les films français de sa belle gueule et de son charmant accent…
Il faut voir C.R.A.Z.Y, absolument. Jusqu’à la toute dernière minute, c’est important et tellement touchant…

Black Mamba

jeudi 22 février 2007

Seraphim Falls, retour à Apocalypto Mountain ?

En salles : Un film qui "combine la brutalité crue de Rambo avec l'hypnotisante beauté sauvage de Retour à Cold Mountain". C'est en ces termes que Icon Productions décrit son long-métrage Seraphim Falls, sorti fin janvier aux Etats-Unis (pour la France, on ne connait pas encore la date de sortie).
Ce western, signé David Van Ancken, qui a réalisé des épisodes de CSI et The Shield, oppose Pierce Brosnan et Liam Neeson. La haine que se vouent leurs personnages remonte à la Guerre de Sécession. Animé par un esprit de vengeance, Neeson poursuit Brosnan à travers les grandes étendues de l'Ouest pour lui faire goûter de son six coups.
Van Ancken s'est adjoint les services de quelques bons technicos hollywoodiens, dont John Toll à la photo (Légendes d'Automne, Braveheart) et Deborah Lynn Scott aux costumes (Titanic). Soit trois Oscar à eux deux.
Je n'ai pas vu le film mais sa bande-annonce m'a fait penser à Apocalypto : un homme seul dans la nature, traqué par une bande armée dont le chef veut venger la mort d'êtres chers tués par sa "proie". On voit même Brosnan emporté par une chute d'eau, Neeson courant dans un champ de maïs...
Peut-être suis-je influencé par le montage du trailer. Peut-être Mel Gibson, à la tête d'Icon Productions, veut-il en remettre une couche sur le thème de la sauvagerie des hommes. En attendant d'en avoir le coeur net sur grand écran, je vous laisse juges.
Anderton

mardi 20 février 2007

Bee Movie : Seinfeld et Spielberg jouent la comédie

En prod - Sur le web : Fans de la série Seinfeld et du comédien vedette qui lui a donné son nom, laissez la joie vous submerger. Votre idole est de retour. Non, la série n'a pas repris, pas plus qu'elle ne fait l'objet d'une adaptation au cinoche (voir plus bas Sex & The City). Jerry Seinfeld a prêté sa voix au héros de Bee Movie, l'un des prochains films d'animation des studios Dreamworks. La sortie américaine est prévue en novembre 2007 mais déjà deux teasers bidonnant circulent sur le net.
Le premier montre Seinfeld et Chris Rock déguisés en insectes, en train d'interpréter une scène du film, au milieu de faux décors. Pas facile de jouer une abeille sur un pare-brise géant... Dans le deuxième teaser, Seinfeld a de nouveau enfilé Maya, enfin son costume, et bourdonne au-dessus d'une jardinière de fleurs... avant de s'écraser comme un cloporte (pour rester dans l'univers des p'tites bêtes qui font bzzzzzz et crrrrrr). Arrive alors Steven Spielberg pour un pur moment de comédie.
Rappelons qu'Uncle Spielgy n'en est pas à son premier coup d'essai. Il a fait des apparitions dans plusieurs films (Gremlins 1 ou 2 notamment) et il a même joué des petites scènes marrantes dans Blues Brothers (John Landis) et Austin Powers 3 : Goldmember (Jay Roach). Et si, contrairement à tous ces acteurs qui passent derrière la caméra, Spielberg arrêtait de filmer pour faire l'acteur ?
Anderton