lundi 29 août 2016

Mort de Gene Wilder, génie de la comédie : rétro en vidéos

Artistes : Nooooooooon ! Gene Wilder est mort. Agé de 84 ans, l'acteur était atteint de la maladie d'Alzheimer. Avec ses boucles blondes, ses yeux bleus et sa voix fluette, le bonhomme a souvent incarné les timides maladifs, les tendres qui se font marcher sur les pieds. Ses plus beaux rôles, il les doit à Mel Brooks. Retour sur sa carrière en vidéos.




Bonnie and Clyde (1968)
Une des premières apparitions cinématographiques de Gene Wilder se tient dans ce film sombre, dur, violent, signé Arthur Penn. Une oeuvre qui marque pour certains critiques la naissance du Nouvel Hollywood. Il laisse entrevoir sa capacité à faire rire mais aussi à assurer dans un rôle plus sérieux.



Les Producteurs (The Producers, 1968)
Mel Brooks aide Wilder à construire son personnage de grand naïf dépassé par les événements et trompé par ceux qui l'entourent. C'est aussi la première de la fructueuse collaboration entre les deux hommes.



Charlie et la Chocolaterie (Willy Wonka and the Chocolate Factory, 1971)
Dans cette adaptation du roman de Roald Dahl, Wilder incarne le fantasque Willy Wonka et prouve qu'en bon artiste américain, il sait tout faire, même chanter. C'est certainement son rôle le plus marquant pour les Américains - moins en France où le film n'est pas aussi connu qu'Outre-Atlantique.



Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (Everything You Always Wanted to Know About Sex But Were Afraid to Ask, 1972)
Après une comédie musicale pour la famille, Wilder enchaîne avec ce film de Woody Allen, dans lequel il interprète un psy qui tombe amoureux d'une brebis. La manière dont il dévore des yeux sa bêlante compagne, ses crises de jalousie... du grand art !



Le shérif est en prison (Blazing Saddles) et Frankenstein Junior (Young Frankenstein), 1974
Année exceptionnelle lors de laquelle Gene Wilder enchaîne deux Mel Brooks. Deux chefs-d'oeuvre. Dans le premier, il est le sparring partner de Cleavon Little, le shérif noir. Il interprète le Waco Kid, un as de la gâchette devenu alcoolo. Il est parfait en dur ébranlé. Dans Frankenstein Junior, il est le savant fou. Wilder monte dans les tours, en rajoute pour mieux coller à l'hommage rendu aux vieux films Universal. Deux films, deux facettes de son génie.


Transamerica Express (Silver Streak, 1976) 
Comédie, thriller, film catastrophe... le très hitchcockien film d'Arthur Hiller (récemment décédé) élargit encore les horizons de Wilder. Surtout il lui permet de rencontrer Richard Pryor, avec lequel il s'associera à nouveau. A noter au passage le magnifique score d'Henry Mancini.



Le Rabbin au Far West (The Frisco Kid, 1979)
Un nouveau western comique avec une double particularité : il est réalisé par Robert Aldrich (Vera Cruz, Les Douze Salopards, Plein la gueule), qu'on attendait pas forcément là, et co-interprété par Harrison Ford.



Faut s'faire la malle (Stir Crazy, 1980) et La Folie aux trousses (Hanky Panky, 1982)
Les retrouvailles de Wilder et Pryor, sur le même mode : le blanc timide et le noir sans complexe (oui, la série Timide et Sans complexe, avec Ben Vereen et Jeff Goldblum, est certainement une adaptation TV de ce duo). Sydney Poitier réalise le film puis le suivant. Mais Richard Pryor a un accident qui le laisse grièvement brûlé et son rôle est adapté et confié à Gilda Radner. Epouse et mari à la ville, Gilda et Gene se retrouveront dans Nuit de noce chez les fantômes (Haunted Honeymoon, 1986), que réalisera Wilder himself. Sinon La Folie aux trousses fait beaucoup penser par son intrigue à Transamerica Express.


La Fille en rouge (The Woman in Red, 1984)
Ce remake pas vraiment marquant de Un Elephant ça trompe énormément est la 3e des 4 réalisations de Gene Wilder, qui tient le rôle dévolu à Jean Rochefort. Dans celui qu'interprétait Anny Duperey, Kelly LeBrock, la bombasse qu'on reverra dans Une Créature de rêve (Weird Science, 1985).


Pas nous, pas nous (See No Evil, Hear No Evil, 1989)
Retrouvailles de Pryor dans le rôle d'un aveugle et de Wilder dans celui d'un sourd, tous deux témoins d'un meurtre. Arthur Hiller réalise.



Chéri, dessine-moi un bébé (Funny About Love, 1990)
Je case le trailer de ce film, que je n'ai pas vu, uniquement parce qu'il a été réalisé par Leonard Nimoy et que je sais qu'il y a des Trekkies parmi vous.



La rumeur dit que Steven Spielberg a essayé d'enrôler Gene Wilder pour Le BGG.... Evidemment, pour nous Français, Gene Wilder nous fait penser à Pierre Richard : même look, même Pierrot lunaire... Dans son autobiographie Je sais rien mais je dirai tout, l'acteur français raconte d'ailleurs qu'il a failli tourner avec son "cousin" américain. Il évoque même une partie de tennis avec Wilder, Mel Brooks et Marty Feldman ! Et puis ça ne s'est pas fait. Dommage. Son entretien avec Larry King sur CNN en 2002 fourmille d'infos sympas :



Pour moi, Gene Wilder, c'est un grand bonhomme dont j'ai vu et revu les films sur le magnétoscope familial. Et ça veut dire beaucoup.


Anderton


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