CANNES 2024

jeudi 1 décembre 2011

J’ai rencontré le Diable : il t’embrase !


En DVD et Blu-ray : Le cinéma coréen, c’est un peu comme ses restos : on est jamais vraiment sûr de la qualité tant qu’on n’a pas essayé. Avec Kim Jee-woon, on sait où on va : A bitterweet Life et Le bon, la brute et le cinglé, c’est mieux que du menu vapeur B5 et une bière de merde.


Avec J’ai rencontré le diable, le réal coréen atteint son sommet. Puissance du propos et qualité de la mise en scène. Une direction d’acteurs au top pour un face a face comme le cinéma nous en offre très rarement. Et le film va loin, très loin, très très loin… dans la torture et la douleur. Imaginez un peu le fils du Silence des agneaux et de Massacre à la tronçonneuse
 
Monsieur, je crois que vous avez perdu votre bras !
 
L’histoire : Une femme est torturée puis tuée par un meurtrier psychopathe qui s'est introduit dans son véhicule en panne de moteur alors qu'elle appelait à l'aide au téléphone son fiancé. Accablé de douleur, cet agent des services secrets sud-coréens entreprend de traquer le tueur en éliminant un à un les suspects identifiés par la police. Le trouver se révèle en fait plutôt facile. Or, comme il a fait la promesse de soumettre le meurtrier aux mêmes tourments que ceux subis par sa fiancée, l’agent le laisse filer après lui avoir fait ingérer à son insu une capsule GPS. Suivant sa proie à la trace, l'agent secret surgit à chaque fois que Kyung-Chu s'apprête à faire une nouvelle victime. À cran, ce dernier essaie de son côté de remettre en place les pièces du casse-tête afin d'identifier son poursuivant…

Le jeu de chat et de la souris fonctionne à merveille et la perversion du tueur est sans cesse confrontée à la persévérance de son chasseur. Décapitation, mutilations diverses, défenestration, souffrances ultimes, meurtres sanglantset tortures ultimes le film nous livre une galerie de sévices rarement vue a ce niveau la et nous emmène inexorablement vers LA question : Mais qui des deux est vraiment le Diable ? N’hésitez pas et rencontrez-les.  
Film interdit aux moins de 16 ans.
 
Marcel Martial (Devil inside)

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