Affichage des articles dont le libellé est Le Scaphandre et le Papillon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Le Scaphandre et le Papillon. Afficher tous les articles

samedi 23 février 2008

César 2008 : le palmarès

Buzz :
MEILLEUR FILM : La graine et le mulet réalisé par Abdellatif Kechiche
MEILLEURE ACTRICE : Marion Cotillard dans La Môme
MEILLEUR ACTEUR : Mathieu Amalric dans Le Scaphandre et le Papillon
MEILLEUR RÉALISATEUR : Abdellatif Kechiche pour La graine et le mulet
MEILLEUR MONTAGE : Le scaphandre et le papillon
MEILLEURE PHOTO : La Môme
MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL : Abdellatif Kechiche pour La graine et le mulet
MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE : L'avocat de la terreur réalisé par Barbet Schroeder
MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE : Julie Depardieu dans Un secret
MEILLEUR FILM ÉTRANGER : La Vie des Autres réalisé par Florian Henckel von Donnersmarck
MEILLEURE ADAPTATION : Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud pour
Persepolis

MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE : Sami Bouajila dans Les témoins
MEILLEUR ESPOIR FÉMININ : Hafsia Herzi dans La graine et le mulet
MEILLEUR ESPOIR MASCULIN : Laurent Stocker dans Ensemble, c'est tout
César d'honneur à Jeanne Moreau pour ses 60 ans de carrière
César d'honneur à ROBERTO BENIGNI
MEILLEURS DÉCORS : La Môme
MEILLEUR SON : La Môme
MEILLEURS COSTUMES : L
a Môme

MEILLEURE MUSIQUE ÉCRITE POUR UN FILM : Alex Beaupain pour Les chansons d'amour
MEILLEUR PREMIER FILM : Persepolis réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud
MEILLEUR COURT-MÉTRAGE : Le Mozart des pickpockets réalisé par Philippe Pollet-Villard
Anderton

lundi 14 janvier 2008

Golden Globes : Marion Cotillard ne regrette rien…

Artistes : Non rien de rien, Marion Cotillard ne regrette rien. Surtout pas d’avoir accepté de se laisser emporter, corps et âme, par La Môme d’Olivier Dahan. Elle a bien fait finalement. Elle a bien fait de se recroqueviller, d’adopter une démarche clopin-clopant, de s’enlaidir, de prendre la gouaille et l’accent titi parisien. Et pour cause, son interprétation magistrale d’Edith Piaf vient de lui valoir le prix de la meilleure actrice dans un film musical aux Golden Globes. Rien que ça.
Faute de cérémonie glamour, annulée à cause de la grève des scénaristes, c’est au cours d’une conférence de presse bien sobre que les lauréats ont été annoncés, le 13 janvier. Et voilà donc notre petite Française de 33 ans honorée. On est fiers, oui et presque un peu dégoûtés de ne pas l’avoir vue en belle robe, sur un tapis rouge, pleurant devant un parterre de stars clinquantes et bafouillant ses remerciements en anglais. Marion Cotillard méritait le strass et les paillettes, la robe Chanel et les escarpins Louboutin, mais tant pis, elle le recevra en colis express par la poste son beau trophée. Oui ça fait moins rêver, mais c’est toujours aussi beau sur une cheminée.
Et comme si cela ne suffisait pas à satisfaire notre chauvinisme exacerbé, Le Scaphandre et le papillon, le film tourné en français avec des acteurs français, de l’américain Julian Schnabel a reçu le prix du meilleur film étranger. Le cinéma français voit la vie en rose en ce début d’année.
Black Mamba

dimanche 18 novembre 2007

Mathieu Amalric, le prochain méchant dans James Bond

Artistes - Sur le web - Buzz : On vous a parlé de la possible future James Bond Girl, la (J'aime)bombe brésilienne Juliana Paes, dont les formes feraient presque passer Monica Bellucci pour une anorexique (j'ai dit presque). Moins sexy (encore que j'en connais certaines qui en pincent pour lui), Mathieu Amalric devrait interpréter le méchant dans le James Bond numéro 22 signé Marc Forster.
L'info est balancée par Fox News via Coming Soon et The Movie Blog. C'est une excellente nouvelle car Amalric est un superbe acteur. Récemment encensé pour sa prestation dans Le Scaphandre et le Papillon, il m'a longtemps laissé indifférent : il incarnait à mes yeux l'acteur type du nouveau cinéma français, abonné aux rôles de trentenaire/quadra dépressif et verbeux.
Puis je l'ai redécouvert dans l'excellent Munich puis dans Quand J'étais chanteur et le personnage ambigu qu'il incarne dans le film de Spielberg devrait rassurer tout le monde sur ses capacités à brosser un vilain inoubliable.
Trois réflexions : 1) l'agent 007 retrouve un méchant français, après Michael Lonsdale (le "père" de Mathieu Amalric dans Munich... le monde est petit) ; 2) le méchant français revient à la mode (Matrix 2 & 3, Sahara) ; 3) le méchant français n'est pas joué par Lambert Wilson (cf point 2). L'effet Sarko ?
Anderton

mercredi 30 mai 2007

Tous les scaphandres ont des hublots

En salles: Tout le monde connaît Jean-Dominique Bauby.
Et si vous ne connaissez pas son nom, vous connaissez au moins son histoire : l’histoire d’un homme entièrement paralysé qui parvint à écrire un livre à la force d’une paupière, celle de son œil gauche (un clignement pour oui, deux pour non).
Son livre raconte sa vie, son accident, son combat…Et l’extraordinaire pouvoir de l’esprit face à l’affaiblissement de la chair. C’est ce livre, Le Scaphandre et le Papillon, que Julian Schnabel (déjà auteur de Basquiat et d'Avant la nuit) a décidé d’adapter au cinéma.
Le pari était risqué : comment mettre en scène un pareil scénario sans sombrer dans la facilité, le pathétique, l’usine à kleenex ? La réponse de Schnabel est confondante de simplicité : en refusant le statut de victime au héros alité.
Bien sur l’écueil du pathos n’est pas toujours évité (les regards embués des plus belles femmes ou les pleurs d’un vieillard handicapé ne peuvent laisser insensibles) mais l’essentiel est sauf : on ne pleure pas parce que Bauby est paralysé, on rit parce que c’est un grand homme. Pas de commisération, de lamentation, d’empathie malsaine mais bien plutôt de l’admiration pour l’Homme, pour celui qui a su user de son imagination pour s’évader de sa condition. Ce film témoigne de l’humanité qu’il y avait en Bauby, qu'il y a en chacun de nous.
Cannes 2007...
Les parti pris de Schnabel sont justifiés de bout en bout : la caméra subjective (le spectateur est dans la tête de Bauby. Tout le monde n’a pas son sens l’autodérision mais ça fait du bien de le penser), le refus de l’apitoiement, la réalité des fantasmes du héros et le choix des acteurs, Amalric en tête (une voix-off pleine de retenue, explicite). Toute la distribution est au service d’une belle histoire: ça vaut une palme, celle de la mise en scène.
Mon conseil: si vous ne le voyez que d'un oeil, vous en raterez la moitié.
Sentenza (Palm Irina)

lundi 21 mai 2007

La voix de Dark Vador s'est éteinte

Artistes : Georges Aminel est mort à l'âge de 84 ans(*). Sa grosse voix, grave et profonde, était reconnaissable entre toutes. C'était celle de Grosminet, d'Orson Welles et de Yul Brynner, entre beaucoup d'autres.
Et bien sûr, de Dark Vador dans L'Empire Contre-Attaque et Le Retour du Jedi. Puis, grâce à l'insistance des fans français, Georges Aminel, qui avait arrêté depuis longtemps de faire du doublage, avait accepté de dire les quelques lignes de Dark Vador dans La Revanche des Sith.
Métis chez Molière
Comme souvent chez les "doubleurs", Georges Aminel n'était qu'une voix pour le grand public mais c'était avant tout un comédien. Il a même été engagé par la Comédie-Française en 1967 : c'était alors la première fois que la Maison de Molière accueillait dans ses rangs une personne de couleur. Car Georges Aminel (né Jacques Maline) était métis, né de père martiniquais.
Il ne restera pas plus de cinq ans à la Comédie-Française, déçu des critiques à son égard et des rôles auxquels on le confinait. "Je suis trop blanc, trop noir, le cheveu trop crépu ou pas assez. Bref, des amis qui me veulent du bien me demandent pourquoi je ne joue pas Othello mais jamais pourquoi je n'interprète pas Macbeth. C'est bien simple, j'ai passé mon temps à me barbouiller et à prendre un accent", a-t-il déclaré au Figaro en 1979.
Minorités (in)visibles
L'histoire trop souvent répétée des "minorités visibles" que le théâtre et le cinéma français se contentent de garder invisibles. Et ça n'a pas beaucoup changé. Test : citez un acteur noir français. Faut chercher, hein ? Quant aux bons comédiens africains, ils doivent traverser l'Atlantique pour trouver des rôles à la mesure de leur talent. Djimon Hounsou (Gladiator, Amistad...) n'aurait jamais eu une telle carrière s'il était resté en France. La preuve, le seul film récent qu'il a tourné à Paris, c'était... Le Boulet. Pour un second rôle. Alors que son nom côtoie celui de Leonardo DiCaprio à l'affiche de Blood Diamond.
Presque pareil pour Isaac de Bankolé : malgré son César et quelques beaux rôles (Black Mic-Mac, S'En Fout La Mort), il avait tendance à rester abonné aux rôles de grand Black rieur. Parti aux States, il tourne avec Jarmusch (Ghost Dog), Lars Von Trier (Manderlay), Michael Mann (Miami Vice) ; castagne Daniel Craig/James Bond (Casino Royale). Bonne nouvelle : il apparaît au générique du Scaphandre et du Papillon, un film français en compét à Cannes.
Revenons à Georges Aminel : une cérémonie à sa mémoire aura lieu mercredi à 15h20 au crématorium du cimetière parisien du Père-Lachaise.
Anderton
(*) Et non 87 ans, comme je l'avais écrit par erreur. Merci à Christine, la fille de Georges Aminel, de nous avoir apporté cette précision et laissé ce gentil message (voir les commentaires ci-dessous).