dimanche 27 octobre 2019

Batman Damned : plongée dans un Gotham démoniaque

A lire : Invités du Comic Con Paris 2019, qui se termine ce dimanche, Brian Azzarello et Lee Bermejo plongent Batman dans une enquête à l'atmosphère poisseuse et horrifique. Entre Seven et L'Exorciste, l'album Batman Damned met le Chevalier noir face à ses démons - pas seulement intérieurs.



Le Joker est mort et Batman, mal en point. Mais l'absence de cadavre de son pire ennemi interdit tout repos au justicier, incapable de se souvenir de ce qu'il lui est arrivé. Aidé par John Constantine, expert en magie noire et ass-kicker d'esprits malfaisants, Batman s'enfonce dans les bas-fonds de Gotham à la recherche d'explications. De ruelles souillées en immeubles sordides, en passant par les égouts, le Chevalier noir croise quelques personnages emblématiques de l'univers DC Comics et une faune inquiétante, dont vient parfois prendre possession Deadman, un fantôme écorché vif. Au cours de ce périple, les souvenirs affluent. Les cauchemars aussi.

Planche tirée de la version originale

Planche tirée de la version originale

Avec cet album violent, Azzarello et Bermejo inaugurent le DC Black Label, réservé à un "public averti". Bienvenue dans un Gotham plus sombre. Et plus gore. "On ne déforme pas Batman lui-même, on déforme le monde qui l'entoure", explique le scénariste dans une interview en préambule du récit. "Le pilier de Batman, ce qui fait sa force et nourrit son identité, poursuit-il, c'est le récit de ses origines." Brian Azzarello entremêle ainsi la quête du Chevalier noir avec son traumatisme infantile. Il révèle d'ailleurs que le petit Bruce Wayne a côtoyé tout au long de sa jeunesse un démon qui a contribué à le transformer en implacable justicier.


Planche tirée de la version originale

Planche tirée de la version originale

Le récit est magnifiquement illustré par Lee Bermejo. Son dessin (ou plutôt sa peinture), à la fois réaliste et stylisé, donne corps aux personnages comme aux lieux et aux costumes, dont l'artiste révèle les textures et pigments par son incroyable sens du détail. Splendide travail sur les couleurs et sur la mise en page, qui renforcent l'ambiance terrifiante de l'album. 




L'édition d'Urban Comics met bien en valeur le travail du duo. Azzarello a même déclaré que l'éditeur français faisait les plus belles publications pour DC Comics. Tout est dit.     

Anderton


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