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dimanche 7 avril 2019
lundi 2 mai 2016
Les écrivains et le 7e art : éloge du pas de côté
A lire : Véritable malle aux trésors cachés et oubliés, Les Ecrivains du 7e art, le premier ouvrage de Frédéric Mercier, n’a rien d’une anthologie docte et savante sur les rapports entre littérature et cinéma. Bien au contraire. Passionné de cinéma, ancien collaborateur de TCM Cinéma et des Cahiers du Cinéma, actuellement animateur des pages cinéma du mensuel Transfuge, essentiellement consacré à la littérature et au cinéma – tiens, tiens ! –, Frédéric Mercier ne livre pas ici une énième encyclopédie. Mais un véritable dictionnaire amoureux des expériences, parfois restées sans lendemain, d’écrivains avec le cinéma.
samedi 2 janvier 2016
Films, livres, expos, rétros : le Top 10 "Coups de coeur" 2015 de Travis Bickle
Buzz : Un bilan, ce sont aussi des (re)découvertes, des joies de lecture, bref, le cinéma, quelle malle aux trésors inépuisable ! Retour sur 10 moments marquants de 2015, résumés en 3 rééditions, la Cinémathèque, une maison d’édition, et 3 cinéastes.
lundi 13 avril 2015
Expo Antonioni : tous à la Cinémathèque !
Artistes : Depuis le 9 avril, la Cinémathèque a ouvert grand ses portes sur l'un des cinéastes majeurs du XXe siècle, Michelangelo Antonioni (découvrez notre dossier complet). Exposition, rétrospective, conférences, des événements à ne pas manquer pour faire la lumière sur le cinéaste, se défaire des idées reçues qui courent sur son compte, et admirer l'ampleur d'une œuvre qui dépasse de loin le seul cadre du cinéma. Documentation d'une vie acquise par la municipalité de Ferrare, terre natale du maestro. Trois bonnes raisons de venir traîner vos guêtres du côté de Bercy jusqu'au 19 juillet.
samedi 11 avril 2015
Antonioni (6/6) : trésors perdus et successeurs
Artistes : L'événement Michelangelo Antonioni bat son plein à la Cinémathèque via une exposition (jusqu'au 19 juillet) et une rétrospective (jusqu'au 31 mai). Aujourd'hui, sixième et dernier article de notre saga consacrée au cinéaste italien.
vendredi 10 avril 2015
Antonioni (5/6) : le lent chemin du retour
Artistes : Michelangelo Antonioni est à l'honneur à la Cinémathèque via une exposition (jusqu'au 19 juillet) et une rétrospective (jusqu'au 31 mai). Aujourd'hui, cinquième de nos six posts consacré au cinéaste italien.
jeudi 9 avril 2015
Antonioni (4/6) : de Blow Up à Profession Reporter
Artistes : C'est aujourd'hui que la Cinémathèque lance son hommage à Michelangelo Antonioni via une exposition (jusqu'au 19 juillet) et une rétrospective (jusqu'au 31 mai). Cineblogywood profite de ce grand événement pour évoquer la vie et l'oeuvre du cinéaste italien en six posts. Aujourd'hui, quatrième épisode : l'errance.
mercredi 8 avril 2015
Antonioni (3/6) : de L'Avventura au Désert rouge
Artistes : A J-1 de l'exposition et la rétrospective que la Cinémathèque consacre à Michelangelo Antonioni, Cineblogywood évoque la vie et l'oeuvre du cinéaste italien. Aujourd'hui, troisième épisode sur son quatuor des sentiments qui lui apporte enfin la reconnaissance.
mardi 7 avril 2015
Antonioni (2/6) : des débuts difficiles - VIDEOS
Artistes : A l'occasion de l'exposition et la rétrospective que la Cinémathèque consacre du 9 avril au 19 juillet à Michelangelo Antonioni, Cineblogywood revient en six posts sur l'immense oeuvre du maestro italien. Aujourd'hui, cinéaste à 40 ans cherche reconnaissance.
lundi 6 avril 2015
Antonioni (1/6) : d'où viens-tu, Michelangelo ?
Artistes : Inaccessible, difficile, radical. Pour ne pas dire chiant. C'est souvent de cette manière qu'on entend parler – à tort – de Michelangelo Antonioni, le maestro italien, auquel la Cinémathèque rend hommage du 9 avril au 19 juillet, à travers une exposition et une rétrospective. Or, pour peu que le spectateur veuille y prêter attention, il incarne tout l'inverse : ouvert, simple, passionnant.
Cinéaste novateur, expérimental, peintre des sentiments, formaliste et atmosphérique, Antonioni a créé une oeuvre qui brasse tous les médias : cinéma, mais aussi télévision, vidéo, poésie, peinture, critique. Et théâtre et musique, qu'il pratiqua pendant son enfance et son adolescence à Ferrare. Autant dire une œuvre majeure, totale, de la part d'un véritable humaniste, au style révolutionnaire, qui a marqué l'histoire du cinéma. On parle de lui comme d'un formaliste – c'est vrai. Mais ce qui frappe surtout, c'est l'exceptionnelle émotion qui se dégage de ses films : le final de L'Eclipse, celui de Profession reporter. Ou bien quand il filme ces corps enlacés dans le désert californien de Zabriskie Point.
Tout au long de la semaine, Cineblogywood vous propose un retour sur l'immense carrière d'un immense artiste à l'oeuvre séminale, dont on retrouve des stigmates aussi bien chez Hou Hsiao Hsien, Brian de Palma ou Michael Mann que chez Jay Z ! Aujourd'hui, d'où viens-tu, Michelangelo ?
mercredi 25 septembre 2013
Antonioni : de l’œuvre charnière au trip expérimental
En DVD et Blu-ray : Depuis sa mort le 31 juillet 2007, l’œuvre de Michelangelo Antonioni demeure vivace, intense, vivante. Nouvelle preuve avec la double édition DVD/BR par Carlotta de deux œuvres du cinéaste italien, deux films qui ont en commun d’être des adaptations littéraires : Femmes entre elles (1955), d’après Cesare Pavese ; et Le Mystère d’Oberwald (1980), une adaptation de la pièce de Jean Cocteau L’Aigle à deux têtes. Deux films singuliers qui correspondent à deux moments bien précis du parcours du cinéaste.
vendredi 11 septembre 2009
Jay-Z Antonioni, même combat !
Artistes : Pour la sortie de The Blueprint 3 de Jay-Z, je voulais mettre en avant la vidéo du morceau D.O.A. (Death of Autotune). Le morceau est très bon : Jay-Z s'en prend aux rappeurs qui usent et abusent d'Autotune, ce logiciel qui permet de moduler sa voix. Lil' Wayne, T-Pain, T.I. et même Jamie Foxx avec son Blame It peuvent se sentir visés.Le clip de six minutes montre un New-York au look très jazzy-Fifties. Le rappeur évolue dans un décor digne du Parrain, joue au poker avec Harvey Keitel... Très cinématographique, tout ça. Mais la référence ultime du réalisateur Anthony Mandler va à... Michelangelo Antonioni ! Et oui, ces objets bling bling qui explosent au ralenti constituent un hommage évident à Zabriskie Point. Respect, Jay-Z !
En bonus : la pub géniale pour la sortie The Blueprint 3 sur Rhapsody, dans laquelle Jay-Z revisite les couvertures de ses albums en un faux plan séquence d'une minute ! Enjoy !
Anderton
jeudi 9 avril 2009
La Chine d’Antonioni : renaissance d’un film mythique
En salles : Ami cinéphile, c’est à un énorme événement auquel tu vas pouvoir assister : la renaissance d’un film devenu mythique car quasiment invisible depuis plus de 35 ans, le documentaire-somme qu’a consacré Michelangelo Antonioni à la Chine de Mao, La Chine Chung Kuo.Un documentaire, oui, car on l’a peut-être oublié : les premiers pas d’Antonioni, le grand prêtre formaliste de l’incommunicabilité – je résume et caricature… - c’est au documentaire qu’il les doit : Gente del Pô, Superstitions ou bien Nettoyage urbain. Désormais des classiques du genre réalisés tout juste après la seconde guerre mondiale, dans lesquels le talent pictural de son auteur commençait à poindre, sous des dehors de néo-réalisme.
Etonnant Voyage
Revoir La Chine d’Antonioni aujourd’hui, c’est d’abord plonger dans une époque et un pays, en pleine croissance économique et idéologique. Mais là où son contemporain Joris Ivens – Comment Yu-kong déplaça les montagnes – se focalisait sur l’Homme nouveau, Michelangelo Antonioni, bien que diligenté par les autorités chinoises, se concentre sur les visages.
Revoir La Chine d’Antonioni aujourd’hui, c’est d’abord plonger dans une époque et un pays, en pleine croissance économique et idéologique. Mais là où son contemporain Joris Ivens – Comment Yu-kong déplaça les montagnes – se focalisait sur l’Homme nouveau, Michelangelo Antonioni, bien que diligenté par les autorités chinoises, se concentre sur les visages.
De Pékin à Shangaï, en passant par Nankin, hommes, femmes, enfants, dominent le paysage qu’il brosse de l’Empire du Milieu. Pas de propagande à la louange du maoïsme : non, juste un regard juste, à hauteur d’homme, qui fait de cette masterpiece – 3 heures et demie, quand même – un étonnant voyage à travers le temps et l’espace. Villipendé par les autorités, le film est interdit en Chine, où il ne sera présenté officiellement qu’en 2004.
Un cinéaste au faîte de sa gloire
Découvrir Chung Kuo, c’est également voyager à travers l’oeuvre d’Antonioni. Tourné entre deux escapades à dominante américaine - Zabriskie Point et Profession reporter - , ce documentaire-somme témoigne du goût du voyage, du risque, de la remise en cause, de l’interrogation d’un homme sur son art et sur ce qui fait d’un homme un homme : la qualité de son regard, la justesse de son propos, l’humilité de sa démarche.
Un cinéaste au faîte de sa gloire
Découvrir Chung Kuo, c’est également voyager à travers l’oeuvre d’Antonioni. Tourné entre deux escapades à dominante américaine - Zabriskie Point et Profession reporter - , ce documentaire-somme témoigne du goût du voyage, du risque, de la remise en cause, de l’interrogation d’un homme sur son art et sur ce qui fait d’un homme un homme : la qualité de son regard, la justesse de son propos, l’humilité de sa démarche.
A rebours du cliché qui colle à la peau du cinéaste italien - prétentieux, inacessible et snob, pour aller vite - ce film prouve tout le contraire : tourné caméra à l’épaule, en moins de 3 semaines, il fait montre d’une richesse, d’une vivacité et d’une acuité peu communes chez un cinéaste alors âgé de 60 ans, au faîte de sa renommée.
Bref, à redécouvrir absolument, plutôt en salles, bien sûr, mais aussi en DVD, enrichi de deux entretiens, dont l’un avec le principal collaborateur du réalisateur, Carlo di Carlo, qui revient sur la genèse et la postérité du film. Une double ressortie à l'initiative de Carlotta.
Bref, à redécouvrir absolument, plutôt en salles, bien sûr, mais aussi en DVD, enrichi de deux entretiens, dont l’un avec le principal collaborateur du réalisateur, Carlo di Carlo, qui revient sur la genèse et la postérité du film. Une double ressortie à l'initiative de Carlotta.
Travis Bickle
mardi 19 février 2008
Zabriskie Point : road movie explosif
Bienvenue à Travis Bickle qui rejoint la fine équipe de CinéBlogywood. En taxi mais comme c'est le sien, on n'aura pas à lui payer des notes de frais.En salles : Au moment où Libé nous sort une magnifique série DVD sur le road movie, focus sur ZE road movie, l'un des rares films à ne pas être édité en DVD, mais qui ressort en copie neuve : Zabriskie Point, du master Michelangelo Antonioni.
Vous avez adoré Paris Texas, Gerry ou 29 Palms ? Oubliez tout ! Tout était déjà là : l'errance, le désert, le silence, la chaleur. Et surtout l’image : des moments de pure beauté visuelle, qui laissent bouche bée.
Vous avez adoré Paris Texas, Gerry ou 29 Palms ? Oubliez tout ! Tout était déjà là : l'errance, le désert, le silence, la chaleur. Et surtout l’image : des moments de pure beauté visuelle, qui laissent bouche bée.
Avec ce véritable trip visuel, Antonioni fixe définitivement l'imagerie de l'Américana du Grand Ouest californien. Jamais le silence du désert n'aura été filmé avec une telle fulgurance !
Avec de purs moments d'extase filmique dedans : une partouze cosmique, tellurique dans la vallée de la mort ; un final apocalyptique et explosif, 100 coudées au-dessus de tous les discours alter et anti-consuméristes, et qui vaut tous les Into The Wild du monde !
Morceau d'Amérique
Car c’est là le clou. Zabriskie Point se révèle d'une actualité brûlante : critique envers une société capitaliste déshumanisée, son propos anticipe celui d’un Fight Club ou d’un Into the Wild. Et convoque toute la culture underground de l'époque : Sam Shepard au scénar, Pink Floyd et The Grateful Dead à la musique. Et un figurant de luxe, alors totalement inconnu : Harrison Ford - le reconnaîtrez-vous ?!
Bref, ne passez pas à côté de cet énorme morceau d'Amérique filmique ; ne vous laissez pas impressionner par le nom d’Antonioni, malheureusement un peu momifié par les critiques. Si vous ne deviez voir qu'un film du cinéaste récemment disparu, c'est celui-là ; si vous deviez vous convaincre de la modernité, la beauté et la simplicité de son cinéma, embarquez pour un voyage qui vous laissera des traces indélébiles…
Car c’est là le clou. Zabriskie Point se révèle d'une actualité brûlante : critique envers une société capitaliste déshumanisée, son propos anticipe celui d’un Fight Club ou d’un Into the Wild. Et convoque toute la culture underground de l'époque : Sam Shepard au scénar, Pink Floyd et The Grateful Dead à la musique. Et un figurant de luxe, alors totalement inconnu : Harrison Ford - le reconnaîtrez-vous ?!
Bref, ne passez pas à côté de cet énorme morceau d'Amérique filmique ; ne vous laissez pas impressionner par le nom d’Antonioni, malheureusement un peu momifié par les critiques. Si vous ne deviez voir qu'un film du cinéaste récemment disparu, c'est celui-là ; si vous deviez vous convaincre de la modernité, la beauté et la simplicité de son cinéma, embarquez pour un voyage qui vous laissera des traces indélébiles…
Travis Bickle
Zabriskie Point : trailer
Envoyé par cineblogywood dans Cinéma sur wat.tv
Zabriskie Point : final explosif sur fond de Pink Floyd
Envoyé par cineblogywood dans Cinéma sur wat.tv
samedi 25 août 2007
SOS cinéastes : Tornatore agressé !
Artistes : Quel été pourri ! Je ne parle pas de la météo mais de la terrible malédiction qui s'est abattue sur les cinéastes.Récapitulatif : après les décès d'Ingmar Bergman et de Michelangelo Antonioni, puis la maladie invalidante de Sydney Pollack, voici qu'un quatrième réalisateur de renom est victime d'un coup du sort en moins d'un mois. Giuseppe Tornatore souffre en effet d'un traumatisme crânien après avoir été agressé !
Le metteur en scène de Cinéma Paradiso (Oscar du meilleur film étranger, avec l'inoubliable Philippe Noiret), Malena (avec la sublime Monica Bellucci) et Ils Vont Tous Bien ! (avec le magnifique Marcello Mastroianni) s'est fait attaquer dans une rue de Rome par deux hommes. Lesquels l'ont frappé avant de le voler. En tombant, Tornatore s'est cogné la tête contre le trottoir. C'est ce qu'il a expliqué au Corriere della Sera. On lui souhaite évidemment un prompt rétablissement, comme à Sydney pollack d'ailleurs.
Au delà de ce nouveau drame, pourquoi cette malédiction ? Qui en veut aux cinéastes ? Qui sera le prochain sur la liste ? Pourquoi Luc Besson est-il épargné ?... Autant de questions qui demeurent sans réponses.
Anderton
mardi 31 juillet 2007
Fondu au noir pour Antonioni
Artistes : Série noire pour le 7e Art. Après Michel Serrault et Ingmar Bergman, c'est au tour de Michelangelo Antonioni de tirer sa révérence, à 95 ans.Le cinéaste avait débuté comme critique de cinéma avant de devenir assistant-réal de Marcel Carné sur Les Visiteurs du Soir, puis scénariste, et pas pour n'importe qui : Roberto Rossellini et Federico Fellini. Derrière la caméra, il devient célèbre avec L'Avventura (1960). Consécration sept ans plus tard avec Blow-Up, Palme d'Or à Cannes. Antonioni réalisera plusieurs films à Hollywood dont Zabriskie Point et Profession Reporter.
Comme Bergman, Antonioni est considéré comme un maître du cinéma et comme son confrère suédois, son oeuvre, exigeante, est difficile d'accès pour le grand public.
Comme Bergman, le réalisateur a travaillé jusqu'au bout mais il s'est fait aider par ses pairs : un accident cérébral l'a laissé à moitié paralysé en 1985. Wim Wenders l'assistera pour réaliser Par Delà les Nuages (1995) ; Wong Kar-Wai et Steven Soderbergh feront de même pour Eros (2004).
Anderton
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