samedi 14 avril 2007

Transformers : Legos très techniques

En salles - Sur le web : Malgré l'invasion de 300 Spartiates qui ont relevé ta libido défaillante, malgré les cris stridents d'une môme qui t'ont réconciliés avec l'héroïne, malgré les vrombissements d'une Peugeot qui t'ont convaincus que les numéros 4 sont toujours en trop : tu restes persuadé que l'événement 2007 sera politique ou ne sera pas. Tu ne le sais pas encore mais tu te trompes.
Tu as adoré assembler tes legos pour faire des vaisseaux spatiaux, tu t’es extasié devant les feux d’artifice du 14 juillet, tu as aimé les grosses cylindrées qui font du bruit... J’espère que tu as conservé ton âme d’enfant car cet été tu va être servi : les Transformers arrivent. Ils sont beaux, ils sont forts, ils sont bien huilés. Et apparemment ils vous nous en foutre plein la vue.
Michael Bay aux commandes (on lui doit de merveilleux moments à Alcatraz-Rock et de moins bons avec des mauvais garçons, Bad Boys 2), Steven Spielberg au tiroir caisse sans fond (il a les moyens de nous faire bander) : on peut vraisemblablement s'attendre à avoir mal aux yeux, et pas à la tête. En tout les cas, la bande-annonce est plutôt alléchante : la preuve.
Rendez-vous dans les salles le 25 juillet !
Sentenza (L’eau, il aime pas ça)

Dans une interview accordée à MTV Movie, Michael Bay précise que Spielberg et lui ont décidé de ne pas trop en montrer, notamment concernant les "robots/voitures/camions/etc", avant la sortie du film. Et, même s'il en rajoute dans le teasing, il déclare : "C'est un film magique à plein de niveaux. Il y a des scènes d'action géniales". Et d'enfoncer le clou : "J'ai fait des films d'action toute ma vie. Les scènes d'action ne m'excitent plus mais celles de Transformers m'excitent".
Si ça ne te donne pas envie, ça, arrête de claquer ta thune dans les salles obscures et inscris-toi à un club de bilboquet. Dernière info : Michael Bay laisse entendre que ce film pourrait lancer une franchise et que le Transformers 2 devra forcément être encore plus hénaurme !
Anderton

vendredi 13 avril 2007

Spider-Man 2.1 : englué dans la toile des éditeurs

En DVD : En ce vendredi 13 avril, j'aurai pu vous parler de... Vendredi 13 (Friday 13), qui fut en son temps, comme Halloween et Cauchemar à Elm Street, une série prolifique de films d'horreur. Horreur, synonyme de claquage de dents pour le premier épisode, puis en général, synonyme de dégoût (des spectateurs) pour les épisodes suivants, souvent bâclés.
Mais non, en ce vendredi 13, je suis 13 énervé. Donc coup de gueule. Lors d'une déambulation aléatoire dans les rayons DVD d'une grande surface spécialisée dans la culture, j'ai vu tout un étalage de DVD Spider-Man 2.1. Au menu, quelques minutes de films en plus, notamment des bastons allongées, et certainement de nouveaux bonus (webcam dans le trailer de Kirsten Dunst ou interview de la femme de ménage sur le plateau).
2.1 avec des gravillons
Or, rien ne m'énerve plus que ces ressorties "améliorées", director's cut, version longue ou non-censurée... J'en oublie certainement. Lorsque le bonus est valable et qu'on a naïvement acheté le DVD lors de sa première sortie, on se dit (si on aime vraiment le film, bien sûr) qu'on se l'est fait mettre bien profond (le DVD aurait dû être vendu avec des gravillons, histoire de faire encore plus mal...).
Lorsque le bonus est bidon mais qu'on a naïvement acheté cette nouvelle version de son film préféré, on se dit qu'on se l'est encore fait mettre bien profond, une deuxième fois (le DVD aurait dû être vendu avec des cailloux, histoire de faire encore plus mal...).
Evidemment, ce n'est pas la peine d'attendre LA version définitive : elle n'existe pas ! Et puis à force d'attendre, on passe à un nouveau format. Tout ça pour dire que je n'achèterai pas Spider-Man 2.1 mais ça m'arrangerait que quelqu'un le fasse et me le prête.
Anderton

jeudi 12 avril 2007

Un Dino et une Momie tout neufs !

En salles : Il ne se passe pas un seul jour sans que le Dieu du cinéma US ne nous balance une bombe. Voici donc un petit résumé des nouvelles neuves "Live from L.A." pour être au top du hype sans être un geek qui deviendrait vite un nerd... OK, OK, je m’éloigne.
Dino de Laurentiis a conclu "le" deal sur les droits de Barbarella. Il a même mis les scénaristes de Casino Royale dessus…On ne sait pas qui sera Babarella 2000, mais sachez bien que Dino nous tiendra au courant sur CinéBlogywood. A mon humble avis, c’est le casting où il faudra aller avec un slip en zinc.
Sinon La Momie 3 est en prod pour une sortie US en juillet 2008. Brendan Fraser en sera mais pas Rachel Weisz (c’est plus assez bien pour elle…). A noter que c’est Jet Li qui fera le méchant. C’est Rob Cohen qui réalise (XxX, Furtif….aie…)
Academy Award Winners and losers
Hommage : Denzel Washington et Forrest Withaker ensemble, ça s’appelle : The Great Debaters et c’est Denzel qui réalise. Non, ce n’est pas un remake de Oscar… arf arf arf.
Holala : le casting de Indiana Jones 4 n’attend plus que Sean Connery. Harrison Ford sera entouré de Cate Blanchett, Ray Winstone et le jeune Shia LaBeouf, qui est aussi a l’affiche du Transformers de Michael Bay… ça va pour lui, merci.
Omelette ! ça, c’est plutôt tiède le Grindhouse de Tarantino et Rodriguez a pris une petite tape sur les doigts ce W-E avec une maigre place de 4e au box-office et "seulement" 11 millions de dollars. Les 2 compères se rappelleront qu’on ne sort pas un film d’ultra violence pour le WE de Pâques sans casser des œufs… Sortie France le 6 juin. On en reparle.

Marcel Martial (Oscarisable)

mardi 10 avril 2007

Morning Fall : le court qui tombe à pic


Sur le web : Une fois n'est pas coutume, le petit coup de coeur que j'aimerais vous faire partager est un court-métrage vraiment bien foutu.
Là où Oliver Stone a besoin de 2h10, de Nicolas Cage et de millions de dollars pour exorciser (mal) les démons du 11 septembre, un étudiant américain en cinéma, Edward McGinty, n'a besoin que de quelques minutes...
Cliquez ici pour vous en rendre compte.
Bon visionnage !
Sentenza (court mais bon)

lundi 9 avril 2007

Star attitude : les petites phrases du "moi"...

Artistes : Comme tous les mois, Première offre un aperçu de l'actu ciné nationale et internationale. Et comme tous les mois, on retrouve dans les pages du magazine, tout un tas de stars qui ont plein de choses à dire sur tous les sujets et sur eux en particulier. Dégustons ensemble ce florilège printanier de petites phrases empruntes de spiritualité...

. La plus poétique
"J'ai reçu plein de courriers à la sortie du film. Les gens m'écrivaient des déclarations, pas forcément d'amour mais d'existence".
(Romain Duris à propos du Péril Jeune : Rien à dire, c'est beau, c'est simple, c'est vrai. On ferme les yeux et on médite)
. La plus incohérente
"Je ne me reconnais pas forcément dans les films générationnels de Cédric [Klapisch], ce qui ne m'empêche pas de les aimer. J'ai toujours été un peu à part, en classe ou dans les cours de théâtre".
(Juliette Binoche : Rapport entre les films de Klapisch et son sentiment d'originalité ? On s'interroge et on préconise une bonne thérapie)
. La plus sensée :
"Le sexe n'est pas un danger et peut servir d'exutoire. Si les gens ne baisaient pas, ils se taperaient dessus. Le porno a une véritable utilité sociale".
(Gaspard Noé : C.Q.F.D)
. La plus mystique :
"On le tenait pour un intellectuel, il n'était qu'un homme du ciel et de la terre. Comme nous tous".
(Michel Piccoli à propos de Luis Bunuel : ben... Amen.)
. La plus rhétorique :
"J'aime quand les choses ne sont pas démonstratives, qu'il n'y a pas de pléonasme".
(Sandrine Kiberlain : oui... Mais on fait comment si on ne distingue pas la synegdoque de la métonymie ?)
. La plus motivée :
"J'ai pensé qu'il était temps, plutôt que d'être un réalisateur qui se masturbe intellectuellement, de me masturber pour de bon à l'écran".
(Steven Soderbergh défendant Schizopolis dans le Première d'avril 1997)

. La plus lucide :
"Bruce sait qu'on ne peut pas tourner ce genre de film en se prenant trop au sérieux. Sinon on devient Steven Seagal".
(Justin Long, partenaire de Willis dans Die Hard 4 : ... Die Hard... Depuis quand Bruce Willis joue dans des films allemands ?)
. La plus mégalo :
"D'abord, je ne me qualifierais pas du tout de girafe. Cette comparaison, ras le bol ! Je me décrirais passionnée, actrice, musicienne, vivante, mère, inquiète, drôle (beaucoup plus qu'on ne l'imagine), fragile, dure à la douleur, honnête. Mes défauts ? Obsessionnelle, impatiente, trop exigeante ; puis, revers de mes éventuelles qualités, inquiète et aussi... actrice".
(Sandrine Kiberlain toujours : oui, enfin, "girafe", c'était plus court non ?)

Black-Mamba (qui ne se moque pas...)

dimanche 8 avril 2007

Wolf Creek : Le jour du Saigneur

En DVD : Un survival australien ?!! c’est pas tous les jours dimanche !
Dans Wolf Creek, trois jeunes randonneurs décident de faire du trekking dans le désert. Pourquoi pas. Moi, perso, c’est non. Ils décident de visiter le cratère Wolf Creek causé par une météorite "Et là vous me dites : il reste un cratère !". Bref, là dessus, la voiture tombe en panne, et les autochtones qui vont les aider ne sont pas végétariens.
Sur un scénar autant visité que Brigite Lahaie, un jeune réal australien nous pond le survival le plus effrayant des 10 dernières années. "Un des meilleurs film d’horreur des 25 dernières années", nous dit Quentin Tarantino (merde, c’est quand même pas rien !).
Et le fait est que, après une première demi heure digne d’un bon épisode de C’est beau la vie, nous voilà en train de plonger dans un véritable enfer d’angoisse ultra puissante parce que hyper réelle.
Un film d’horreur selon…le Dogme !
Greg McLean explique qu’il a voulu réaliser un film effrayant unique en son genre avec Wolf Creek et qu’il s’est inspiré du Dogme : "C’était mon intention de faire de Wolf Creek un film inoubliable, choquant et vraiment effrayant. Et qui soit aussi nettement australien. Le style général du film m’a été fortement inspiré par l’intrusion du Dogme dans le cinéma européen. Par l‘arrivée des cinéastes danois menés par Lars Von Trier, à l’origine d’une révolution numérique. Ces metteurs en scène se libéraient des du fardeau des films à gros budget : décors naturels, éclairage et bruitage sonore réduits, tournage en vidéo numérique et concentration de toute leur énergie sur des récits novateurs et le jeu des acteurs".
En résumé , ce n’est pas l’arnaque Blair Witch mais bel et bien un vrai film de terreur qui vous cloue au fauteuil et vous fait rallumer la lumière du salon pour vérifier que tout est OK derrière le canapé .
Vous l’aurez compris WC n’est pas un film de chiotte !
Mon conseil : achetez-le et faites vous votre avis ! .
Marcel Martial (parfois Austral )
WOLF CREEK de Greg Mclean Avec John Carrat, Casandra Magrath et Ketsie Morassi. Disponible chez TF1 Vidéo en version longue inédite non censurée,. avec un making of de 54 mn en VOST.

jeudi 5 avril 2007

L’aile (lyophilisée) ou la cuisse (cellophanée) ?

En salles : J’aurais pu me méfier quand mon frère m’a annoncé que le seul cinéma dans lequel était projeté Notre Pain Quotidien (Unser Täglich Brot, de Nikolaus Geyhralter) était le MK2 Beaubourg.
J’aurais pu réagir quand j’ai lu la critique de Libération : "Le film n'est pas une charge bioéquitable tournant en ridicule les errements d'une industrie vivrière devenue folle à force de gigantisme"…
A partir du moment où un film est susceptible de devenir une revendication sociopartiale cherchant à démontrer les dérives d’un capitalisme pervers rendu évident par l’intervention des petites mesquineries mégalomaniaques de cyniques engoncés dans leur servitude aux cours de bourse (les effets du clavier Libération sont imprévisibles), il perd son attrait esthétique pour ne relever que de l’intellect. Ce n’est plus beau, c’est intéressant. Ce n’est plus : "Putain, le pied !", c’est : "Effectivement, si on prend en considération les origines malgaches du réalisateur, tout cela fait sens". Et généralement, ça fait chier.
Pas de message, des images
J’aurais pu mais je n’aurais pas dû, parce que le film est une vraie réussite. Pas de message, juste des images. Et des images particulièrement bien choisies. On est un peu abasourdi par ce qu’on y voit (de l’holocauste ovin à la castration porcine), on est stupéfait par la quasi-absence d’humanité dans la mécanisation à outrance des industries agro-alimentaires (on est pas non plus chez le premier péquenot du coin, plutôt chez Vivagel), on est subjugué par le ballet incessant et hypnotique des machines imperturbables.
Bref, on ressent avant de comprendre et quand on sort de la salle, on se dit que les émotions qu’on vit au cinéma, c’est bien aussi quand ça fait réfléchir.
Mon conseil : tapez-vous un bon Mac Do avant de voir le film, ce sera le dernier !
Sentenza
PS : Le titre de ce "documentaire" fait très certainement référence à un film de King Vidor, réalisé en 1934, dans lequel des victimes de la grande crise se regroupaient en communautés agricoles pour échapper au chômage. 70 ans après, on se dit qu’il va falloir trouver une autre solution…

10.000 dans le bordel !

Sur le web : Séquence émotion. Lancé officiellement le 6 septembre 2006, Blogywoodland devenu CinéBlogywood a franchi un sacré cap aujourd'hui. Comme le faisait remarquer à l'équipe Marcel Martial (inventeur du fer à cheval et des caouèttes aux anchois), nous avons reçu notre 10.000e visite cet après-midi.
10.000, puuutain ! Et qui donc nous a fait le plaisir de jeter un oeil sur notre beau blog. Selon SiteMeter, il s'agissait d'un(e) internaute de Midi-Pyrénées. Cette personne avait tapé sur Google "Seigner vidéo nue" ! Un pervers donc. Je plaisante, cher MidPyr : chacun surfe où il veut. Et puis, y en a deux des Seigner : Emmanuelle, la maigre discrète et Mathilde, la grosse vulgaire.
Bref, toujours d'après Big Brother/SiteMeter, après avoir tapé tes mots clés sur Google, notre site est apparu en 3e position : pas pour une vidéo des Seigner à poil mais pour une photo de Jamelia en tenue d'Eve.
Alors, MidPyr, tu as cliqué et, ô joie, abandonnant tes recherches perverses, tu t'es promené sur notre blog pendant plus de deux minutes, "ouvrant" jusqu'à 4 pages différentes. J'espère que ça t'a plu. Parce que nous, ça nous plaît de te livrer, de vous livrer, amis lecteurs, nos coups de coeur et nos coups de gueule, entre tentatives de réflexion et franche déconnade.
L'équipe de CinéBlogywood s'est agrandie et progressivement, ce blog prend forme et, je trouve, s'améliore. Et vous, vous en pensez quoi ?
Anderton
PS : Un grand merci à Chryde, le gourou de la blogosphère et du bordel musical dans les rues de Paris, qui m'a aidé à monter ce blog, qui y a rajouté quelques fonctions html sympa et qui a parlé de CinéBlogywood pendant ses Heures creuses.

mardi 3 avril 2007

Star Wars : l'anniversaire qui vire au drame


Sur le web : Une soirée d'anniversaire à Santa Barabara. Leia fête ses 22 ans. On boît, on danse, on déconne.
Et puis deux types commencent à se prendre le chou, grave. Au point de sortir les armes. C'est là que tout dégénère. Quelqu'un a filmé cette birthday party qui finit très mal.
Un banal fait-divers, pensez-vous ? Il n'y a jamais rien de banal quand deux jedis en viennent aux sabres. Regardez donc ce
petit film de Star Wars fan très bien foutu.
Anderton

lundi 2 avril 2007

As-tu enculé ma femme ?

En salles - Sur le web : Un précédent post de l’impayable Marcel Martial vint titiller ma sensibilité citoyenne. Je me devais de réagir. En effet, et même si Alpha Dog est une réussite, c’est avant tout le quatrième film de l’histoire du cinéma dans lequel est prononcé le plus de fois le mot fuck. Le classement de ces fucking films est effectué par le très honorable FMG – Family Media Guide, plus de détails ici.
Halte là donc, jeune pré-pubère ! Ne viens pas souiller tes chastes oreilles avec ces multiples enculades orales et préfères-y la version française, moins cool mais plus édulcorée. Je déconne : tu écoutes Ta meuf la caille de Faf la rage et tu ne comprends pas les paroles, par conséquent tu ne peux saisir toutes les nuances dans l’utilisation du fuck.

Sache cependant que ce mot est un véritable casse-tête pour tous les traducteurs. Il peut prendre de multiples sens selon l’intonation utilisée, son placement dans la phrase, sa forme grammaticale : interjection, articulateur, quantificateur, etc... Quelques exemples par Joe Pesci dans Casino.
Tu croyais que le sens d’opéra était le même dans Grey’s Anatomy et dans Le Lac des cygnes ? Il est temps de grandir. Reste à signaler que l’équivalent de fuck n’existe pas dans la langue française. Excepté pour les marseillais qui utilisent le terme "enculé" (m’est avis qu’ils ne sont pas allés le chercher bien loin).
Maintenant que tu as lu ce post et que tu sais que tous les fuck ne signifient pas forcément démontage de boîte de Pandore, à la question : "As-tu enculé ma femme ?", tu pourras répondre, à l’instar du frère de La Motta dans Raging Bull, "Did you fuck your mother ?" ou "Where do you get you’ve balls big enough to ask me that ?" (Mais il faut en avoir davantage).
Sentenza (Pas ça !)
PS par Anderton : Dans le genre "fucking" trailer, voici deux films résumés aux scènes de fuck (mais pas de boules) : Les Infiltrés et Pulp Fiction. Mine de rien, on en voit pas mal, du film.