Dossier Super Bowl

jeudi 23 septembre 2010

Dans les coulisses du cinéma



A lire : Les coulisses du cinéma fascinent presque autant que les films eux-mêmes. Caprices de stars, manies de cinéastes et incidents de tournages font le bonheur des cinéphiles. Cela tombe bien, les éditions du Cherche Midi ont eu la bonne idée de publier un livre intitulé Les Anecdotes les plus drôles du cinéma. Et Bruno Solo a eu l'honnêteté d'en signer la préface sans s'attribuer la paternité des textes.

En 194 pages, se succèdent de courtes histoires vraies sur les coulisses du 7e art. Comédiens, réalisateurs et producteurs se révèlent au grand jour, loin des projecteurs, dans toute leur générosité ou leur mesquinerie. On découvre ainsi comment Anthony Quinn et Geoffrey Rush s'arrangent pour attirer le regard du spectateur ou pourquoi la prostate de Jack Warner pouvait décider du sort d'un film. On apprend qu'il existe une association des François Pignon et que ses membres n'aiment pas Francis Veber. On comprend mieux les liens entre Robert Mitchum et Rintintin, Ben-Hur et les Schtroumpfs ou Marilyn Monroe et Adolf Hitler.

Bien sûr, dans ce lot d'anecdotes, il y en a quelques unes que l'on a déjà lues mais globalement, cette compilation réserve beaucoup de bonnes surprises. Une seule grosse erreur notée : Brett Ratner est présenté comme un des acteurs qui aurait pu interpréter Superman dans le film de Bryan Singer ! Et un petit reproche : qu'aucune anecdote ne soit sourcée, bibliographie à l'appui, car on aimerait parfois prolonger le plaisir. Pas de quoi pourtant gâcher la lecture de ce livre qui plaira à tout cinéphile qui se respecte. Allez, en bonus, je vous livre deux extraits ci-dessous.

"Le duel de Banjo de Délivrance (1972) est resté célèbre. Ce qu'on sait moins, c'est que le metteur en scène, John Boorman, voulait absolument un enfant, qui avait le physique si particulier qu'il recherchait, mais que celui-ci était incapable de jouer de l'instrument. Il ne pouvait même pas simuler. Boorman a alors décidé de lui attacher les mains dans le dos, de faire des trous dans sa tunique par lesquels un véritable guitariste a passé les bras pour tenir le banjo, et en jouer comme il fallait !"

"Louis Jouvet et Michel Simon ne s'entendaient pas très bien. Ils ne partageaient pas la même conception du métier d'acteur ni celle de la vie en général. Au moment de Drôle de Drame de Marcel Carné (1937), Simon s'approcha de Jouvet et, histoire de dégeler l'ambiance, lui dit : 'Votre rôle est admirable'. Réponse du maître : 'Je sais, j'ai refusé le vôtre'."

Anderton

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