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mercredi 9 juin 2021

Loki : les deux premiers épisodes à la loupe

Loki TV série CINEBLOGYWOOD

Buzz : Hier au Publicis Cinéma, sur les Champs-Elysées, il y avait du monde - enfin, dans le respect des mesures sanitaires - pour découvrir en avant-première le premier épisode de Loki, la très attendue mini-série de Marvel Studios, disponible sur Disney+, interprétée par Tom Hiddleston et Owen Wilson. Avec une surprise à la clé. Promis, no spoiler.


La surprise en question, c'est qu'après le générique de fin de l'épisode, Tom Hiddleston a indiqué (dans un message vidéo because il se trouvait à Londres pour la big avant-première) qu'incarnant le dieu de la malice, il se devait de nous réserver une surprise, à savoir la projection du deuxième épisode. Cris de joie et applaudissements dans la salle. C'est dire que l'épisode 1 a plu.

Créée et scénarisée par Michael Waldron (Rick & Morty, et le futur Doctor Strange in the Multiverse of Madness), la mini-série de six épisodes met en scène Loki. En même temps, le titre est on ne peut plus clair. La série débute par un retour en arrière, lorsque dans Avengers Endgame, le frère de Thor s'échappe avec le Tesseract (le cube bleu) à la main. Et le voici projeté dans le désert de Gobi puis arrêté (décidément) par une force de police qui travaille pour la TVA. Non, Loki n'a pas oublié de régler ses impôts indirects. La TVA, ou Time Variance Authority, est une organisation chargée de remettre de l'ordre dans la ligne de temps lorsque certains individus, appelés variants, en viennent à la modifier et à ainsi créer du chaos. Je schématise car ce premier épisode met en place l'univers de la TVA, d'où moults explications sur des concepts et fonctionnements que Waldron a essayé de rendre simples et fun mais qui peuvent un petit peu embrouiller le spectateur, d'autant que son attention est attirée par le décorum de cette organisation aussi imposante que bureaucratique. Mais pas de souci, on se familiarise rapidement avec ce monde atemporel.

"Numéro 623, au guichet !"

Je parlais de décorum. Nous voici plongés dans un univers "futuro-70's", associant technologie de pointe, salles monumentales, machines un peu ringardes, dossiers poussiéreux et mobilier digne de That '70s Show. Une approche qui rappelle celle mise en place dans le Brazil de Terry Gilliam, mais avec deux décennies d'écart. Ce curieux décalage donne lieu à quelques séquences pleines d'humour.

Au-delà de cette esthétique ambitieuse, l'autre réussite de la mini-série tient évidemment à ses comédiens. Tom Hiddleston connaît son Loki sur la pointe des cornes. Il joue moins un inquiétant vilain qu'un "super" privé de ses pouvoirs, à la fois effaré et agacé par les procédures hyper-bureaucratiques auxquelles il est obligé de se soumettre. Bienvenue dans notre monde, Loki ! Hiddleston cabotine quand il faut mais sait repasser sur un registre plus émouvant ou sombre. 

Face à lui, Owen Wilson incarne Mobius (dont je veux interpréter le nom autant comme une référence au célèbre ruban qu'au dessinateur français), un agent de la TVA qui poursuit à travers les siècles un mystérieux et surtout dangereux criminel. Il estime que Loki pourra l'aider dans son enquête. La force d'Owen Wilson, c'est d'être un ovni au sein du MCU. C'est Wes Anderson qui débarque chez Marvel ! Son jeu économe, sa manière de susurrer les répliques, son attitude détachée et son air limite ahuri en font un personnage à part, parfait contrepoint de l'exubérant Loki. Le duo Hiddleston-Wilson fonctionne à merveille : les comédiens s'étaient d'ailleurs rencontrés sur le tournage de Minuit à Paris (2011), le film de Woody Allen. Tom avait alors demandé à Owen des explications sur le scénario (voir la vidéo ci-dessous) ; cette fois-ci, le Britannique a révélé les secrets du Marvel Cinematic Universe à l'Américain.

Tom Hiddleston imite très bien Owen Wilson (0:54) :

Owen Wilson explique être allé à la "Loki school" et revient
sur les talents d'imitateur de Tom Hiddleston :

Les deux comédiens se sont bien entendus, comme en atteste cette featurette :

Egalement au casting, deux excellentes actrices britanniques : Gugu Mbatha-Raw, dans le rôle de la juge Ravonna Renslayer, à qui on ne la fait pas ; et Wunmi Mosaku (Lovecraft Country, Fearless), en soldate très carrée de la TVA. La réalisatrice Kate Herron (qui a notamment officié sur Sex Education) fait le job, en proposant une mise en scène alerte. Ajoutons également au crédit de la mini-série : la belle photo, les effets spéciaux impeccables ainsi que le score foisonnant de Nathalie Holt.

Episode deux

Et ce deuxième épisode ? Bon, je ne vais pas vous gâcher la surprise. Juste vous dire qu'il poursuit sur le même bon rythme que l'épisode 1. Loki va pouvoir approcher le Time Criminel qui s'attaque aux forces de la TVA d'une timeline à l'autre. L'identité du vilain sera révélée en deux temps, avec une double surprise à la clé.

Loki est donc une belle réussite, qui nous promet une intolérable attente entre chaque épisode. A moins qu'on mette la main sur un gadget de la TVA permettant de faire des sauts temporels. 

Anderton


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