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dimanche 30 octobre 2016
mercredi 27 août 2014
A la porte du paradis : entrez dans la légende hollywoodienne !
A lire : Ne restez pas au seuil de cette porte-là ! Composé de textes écrits par Michael Henry Wilson, historien, critique, féru de cinéma américain, auteur de livres d'entretiens avec Clint Eastwood et Martin Scorsese, avec lequel il avait coréalisé une magistrale histoire du cinéma américain en 1995, voici un monument de plus de 600 pages, qui s'apparente à une somme, l'ouvrage récapitulatif d'une vie de critique. Cruelle ironie du destin : au moment même où paraissait cet ouvrage, son auteur disparaissait prématurément à l'âge de 67 ans, le 26 juin 2014.
Alors, certes, entre le dictionnaire subjectif de Coursodon et Tavernier, 50 ans de cinéma américain, la somme d'entretiens réalisés toujours par Bertrand Tavernier, Amis américains, la radiographie de Pierre Berthomieu consacrée à Hollywood, le Thoret-Benoliel sur le road movie, ou les différents ouvrages de Michel Ciment – Une renaissance américaine, notamment – il y a de quoi lire ces temps-ci sur le cinéma américain. Alors, en quoi A la porte du paradis apporte-t-il sa pierre à un édifice déjà bien charpenté ?
mercredi 13 août 2014
Robin Williams : 10 films cultes... ou pas
Artistes : Un choc. C’est de cette façon qu’on peut qualifier la façon dont a été reçue la nouvelle de la disparition de Robin Williams, à l’âge de 63 ans, le 12 août au matin. Et dont témoigne le très émouvant papier d’Anderton, Robin Williams : un héros disparaît. Car au-delà de ses qualités artistiques, Robin Williams incarne à l’instar d’un Bill Murray, Jim Carrey ou Steve Martin une certaine idée de l’entertainment made in Hollywood : l’irrespect, le non-conformisme, la part d’enfance, le déguisement et le travestissement. Né à Chicago en 1951, il s’impose à la télévision à la fin des années 70, avant de devenir extrêmement populaire au cinéma au tournant des années 1980-1990.
Deux lignes de force se dégagent de ses compositions : d’une part, un goût prononcé pour les rôles d’enseignants, de passeurs, auprès desquels un groupe ou bien des êtres esseulés vont trouver le chemin de la rédemption (et pour preuve, il recevra un Oscar pour ce type de personnage grâce à Gus van Sant et Will Hunting en 1998) ; et, d’autre part, à l’opposé, un vrai penchant pour les rôles d’adultes qui refusent de grandir et qui privilégient leur regard d’enfants, parfois empreint de naïveté, leur goût pour le jeu et le déguisement. Rôles qui donneront lieu à ses grands succès au BO des années 80, Hook, Jumanji, Madame Doubtfire, Au-delà des rêves ou bien le remake US de La Cage aux folles.
La dernière partie de sa carrière, en demi-teintes, laisse un goût d’inachevé. Notamment en raison d’un virage dramatique, certes bien pris par l’acteur, mais peu suivi par le public. Et peu suivi non plus par les réalisateurs de la nouvelle génération – les Soderbergh, Tim Burton ou frères Coen qui auraient pu exploiter la vis comica et le côté freak de l’acteur au profit de leurs univers. Et versant comique, on aurait aimé voir la veine comique de Robin Williams exploser aux côtés d’un Will Ferrell ou s’intégrer à l’univers d’un Judd Apatow.
Retour sur 35 ans de carrière en 10 films, pas forcément les plus populaires !
Lauren Bacall : flashback en huit films
Artistes : A 89 ans, Lauren Bacall vient de nous quitter après une carrière qui s’étale de plus de 50 ans ! Car trop souvent associée « seulement » au couple mythique qu'elle forma à la vie et au cinéma avec Humphrey Bogart, Lauren Bacall a une carrière d'une longévité et d'une diversité rares auprès des actrices de sa génération.
Films mythiques des années 40 et 50 (Hawks, Huston, Sirk), mais aussi oeuvres classiques (Lumet) et iconoclastes (Altman, von Trier), elle aborde quasiment tous les genres, avec un atout unique : sa présence animale et féline, qui marquent chacune de ses apparitions. A ce magnétisme s'ajoute une voix à nulle autre pareille, rauque, charmeuse, qui l'a amenée notamment à la fin de sa carrière à doubler aussi bien Le Château ambulant que Ernest et Célestine. Enfin, elle n’a pas eu peur de prendre des risques – je ne parle du film qu’elle tourna sous la direction de BHL ! Mais à l’inverse de beaucoup de ses collègues, elle n’a pas hésité à monter sur les planches à Broadway, avec de gros succès – notamment une version de All about Eve, intitulée Applause. Sans parler de quelques caméos dans Misery de Rob Reiner, ou dans la série des Sopranos (voir la vidéo).
Une artiste complète, donc, qu’il ne faudrait pas réduire à sa seule dimension glamour et Hollywood. Elle qui redoutait que « sa nécro ne parlerait que de Bogart » (itv Vanity Fair en 2011) peut être rassurée... Flashback sur sa carrière.
dimanche 18 mai 2014
Cannes 2014 : Maps to the stars - sex, cars and Cronenberg
Buzz : Sera-ce la bonne ? A chaque fois qu’il a été sélectionné au Festival de Cannes, David Cronenberg en est reparti bredouille – sauf en 1997, avec Crash. Avec Maps to the stars, satire de Hollywood au casting quatre étoiles (Julianne Moore, Robert Pattinson, Mia Wasikowska, John Cusack), le cinéaste canadien réalise son The Player (1992). Qui avait tellement porté chance à son réalisateur, Robert Altman, qu'il marqua son retour sur le devant de la scène.
mercredi 6 février 2013
That Cold Day in the Park : thriller claustro et schizo !
En DVD : Dans la pléthorique filmographie de Robert Altman, il reste encore des pépites inconnues : ses publicités réalisées à l'orée des 60's pour Caterpilar, les séries TV auxquelles il contribue notamment. Rayon long métrage, That Cold Day in the Park en constitue l'une des plus exemplaires, restituée en vidéo par Wild Side. Et que tout altmanophile doit posséder.
lundi 18 juin 2012
Trois femmes : dans le gouffre de la psyché féminine
En salles : Si Robert Altman a imposé un genre à lui tout seul – la peinture chorale des Etats-Unis, à vocation satirique et iconoclaste -, cela ne l’a pas empêché d’emprunter une voie plus secrète et onirique, afin de sonder la psyché humaine, notamment féminine. Trois femmes (Three Women, 1977) qui ressort ces jours-ci appartient à cette veine, au même titre qu'Images (1971) ou Quintet (1978). Et en constitue le point d’orgue.
Film onirique totalement unique en son genre, Trois femmes ne se compare à rien, tout juste à du Bergman. Dans la lignée d’Images, il accentue son travail formel et intimiste pour livrer un tableau onirique de la psyché féminine.
jeudi 26 janvier 2012
Rétrospective Robert Altman à la Cinémathèque : l’Amérique en ligne de mire
Artistes : Robert Altman. Décédé il y a 5 ans, le cinéaste me manque déjà – heureusement qu’il y a les frères Coen ! Ce qui les caractérise ? Une générosité et une ironie dans le regard qu’ils portent sur l’Amérique, ses habitants. Et ses genres. Car outre leur passion pour la musique, ce qui les rapproche, c’est leur volonté de revisiter tous les genres hollywoodiens, du western au thriller, en passant par la screwball comedy et la BD.
Là s’arrête la comparaison. Car Altman a imposé un genre à lui tout seul : le film choral, à vocation satirique et iconoclaste. Ce qui ne l’a pas empêché d’emprunter une voie plus secrète et onirique, afin de sonder la psyché humaine, notamment féminine. Mal aimé dans son pays d’origine, malgré une Palme d’Or obtenue avec MASH (1970), le réalisateur s’exile en Europe après l’échec cinglant de Popeye (1981), avant de revenir en force avec The Player (1993) pour livrer une éblouissante fin de carrière (Short Cuts, Gosford Park).
Focus sur 10 films du cinéaste que célèbre la Cinémathèque depuis le 18 janvier :
John McCabe (1972) : sur une musique composée par Leonard Cohen, un véritable western sous la neige. Qui rend hommage de manière sarcastique et élégiaque aux pionniers de l’Ouest américain. Pensez ! Son héros, barbu, jouisseur, décide d’ouvrir un bordel pour les pionniers. Warren Beatty et Julie Christie, alors en pleine idylle, pour un film magnifié par la lumière de Vilmos Zsigmond.
Trois Femmes (1977) : film onirique totalement unique en son genre, qui ne se compare à rien, pas même à du Bergman. Trois femmes isolées dans un motel perdu au fin fond du désert Mohave californien donne lieu à un spectacle envoûtant et onirique d’inspiration jungienne, dominé par trois figures féminines, incarnations possibles de la trinité père-mère-enfant. Sissy Spacek dans son plus grand rôle – prix d’interprétation à Cannes 1977 pour Shelley Duvall.
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