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vendredi 7 septembre 2018

Burt Reynolds : hommage en 11 films - VIDEOS

Artistes : Sourire ravageur surmonté d'une grosse moustache et, comme en miroir, deux sourcils expressifs qui animaient un regard pénétrant. Grâce à ces attributs, le visage de Burt Reynolds pouvait tout autant nous faire fondre que nous glacer le sang. Ajoutez à cela un corps velu d'athlète qui dégageait des gallons de testostérone, un second degré quasi permanent (comme le souligne justement Pierre Lescure) ainsi qu'un rire devenu une signature et vous comprendrez pourquoi Burt, décédé à l'âge de 82 ans, a été - on l'a oublié - une grande star du box-office, surtout pendant deux décennies, les années 70 et 80. Passage en revue tout personnel des 11 films de Burt Reynolds qui ont tourné dans mon magnétoscope.




Cours après moi Shérif (Smokey and the Bandit, 1977)
Une pure comédie d'action, rythmée par des courses-poursuites se déroulant dans le Deep South et impliquant une Pontiac Trans Am noire traçant la route pour un énorme camion rempli de bière de contrebande, ainsi que divers véhicules de police, toutes sirènes hurlantes, finissant souvent en piteux état. Bandit, c'est Burt Reynolds. A ses côtés, sa fiancée "Grenouille" (Sally Fields) et son pote routier "Tom Pouce" (Jerry Reedus). Sur le chemin, le shérif texan, Buford T. Justice aka Smokey (Jackie Gleason). Réalisé par Hal Needham, un ex-cascadeur, le film aura deux suites et inspirera pas mal d'autres films ainsi que la série Shérif Fais-moi peur. Du cinéma de samedi soir qu'on dégustait en famille.


La Fureur du danger (Hooper, 1978)
Le titre français laisse penser qu'on va regarder un Bruce Lee. Mais pas du tout : Hal Needham s'inspire de sa carrière passée pour brosser le portrait et la moustache d'un cascadeur chevronné (Hooper, Burt of course) qui se fait tester par un petit jeune, incarné par Jan Michael Vincent. Au programme : du rire, un chouia de romance (Sally Field est encore de la partie) et beaucoup de cascades spectaculaires pour l'époque. Un hommage aux stuntmen d'Hollywood qui prenaient alors tous les risques. Je vous parle d'un temps sans écran vert. On retrouvait quelques comparses de Burt : Robert Klein (qui jouait les méchants dans les films du moustachu) et James Best, qui jouera Roscoe, le shérif benêt de Shérif fais-moi peur. A noter la présence au générique de Terry Bradshaw, légendaire quarterback des Pittsburgh Steelers.


L'équipée du Cannonball (The Cannonball Run, 1981)
Burt persiste et enfonce la pédale d'accélérateur. On ne change pas une recette gagnante, à savoir de l'humour et des cascades. Cette fois-ci, son personnage est engagé dans une course illégale à travers les Etats-Unis. Les pneus crissent et les voitures de police cassent. Farrah Fawcett remplace Sally Field et c'est Dom DeLuise, qui incarne le sidekick barré. Le casting réunit une brochette de vieux cabots (Dean Martin, Sammy Davis Jr., Roger Moore et Peter Fonda dans un clin d'oeil à Easy Rider), Jackie Chan dans son propre rôle (le film est une coprod américano-hongkongaise) ainsi qu'Adrienne Barbeau (ex-Mrs John Carpenter), Jack Elam (Il était une fois dans l'Ouest) avec son regard louche et son majeur disproportionné et Terry Bradshaw. Cannonball lorgne - avec beaucoup moins de finesse - du côté de La Grande course autour du monde (Blake Edwards, 1966), Ces Merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines (Ken Annakin, 1965) et Satanas et Diabolo, la série animée d'Hannah-Barbera. La bande-annonce ci-dessous illustre le statut de star de Burt, dont l'univers vient perturber le bon déroulement du générique de la 20th Century Fox.


Délivrance (Delivrance, 1972)
Autre ambiance. Film-choc de John Boorman qu'on prend en pleine tronche et dont on ne se remet pas. Un film qui dégoûte du rafting, des week-ends entre copains, du banjo et du cochon. Avec Jon Voight, Ned Beatty et Ronny Cox.


La Dernière folie de Mel Brooks (Silent Movie, 1976)
Burt se moque justement de son statut de méga-star sexy et macho dans ce film muet de Mel Brooks. Pour monter leur film muet, Mel Brooks et ses compères tentent de rallier des vedettes au projet. Et ils vont chercher Burt jusque sous sa douche. Ambiance savonneuse.


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (Everything You Always Wanted to Know About Sex * But Were Afraid to Ask, 1972)
Autre cameo de Burt dans la fameuse séquence qui montre ce qui se passe dans le corps d'un homme qui tente de faire l'amour à une femme. Woody Allen a bien compris qu'on a toujours besoin d'une moustache bien fournie pour redresser la barre.


Plein la gueule (The Longest Yard, 1974)
L'histoire d'un type qui monte une équipe de football américain dans un pénitencier. Robert Aldrich à la réalisation. Du viril. Mais c'est aussi très drôle. Au générique : Eddie Albert (Les Arpents verts !) et Richard Kiel (Jaws, le méchant à la mâchoire en acier dans L'Espion qui m'aimait et Moonraker).


La Cage aux poules (The Best Little Whorehouse in Texas, 1978)
Le Sud encore ! Cette fois-ci, Burt ne fait pas gronder les chevaux mais roucouler les poules (sic). Et leur cage en question est un bordel texan tenu par la plantureuse Dolly Parton. Une fois n'est pas coutume, Burt joue un shérif qui veut préserver la tranquillité de ces dames, perturbée par l'enquête d'un journaliste incarné par... Dom DeLuise. Dans cette comédie musicale, adaptée d'un succès de Broadway et sortie lors du cultissime Summer 1982 (découvrez notre dossier), Dolly chante notamment I Will Always Love You, que reprendra Whitney Houston en 1992 dans Bodyguard. 


L'Anti-gang (Sharky's Machine, 1981)
Burt Reynolds a également joué dans des polars plus traditionnels, comme celui-ci qu'il a d'ailleurs réalisé. Plus sérieux, mais avec quelques touches d'humour, le film traite d'une enquête menée par une équipe de la brigade des moeurs. Je me souviens juste que Vittorio Gassman joue le méchant et que la sublime Rachel Ward est au générique.


L'Homme à femmes (The Man who loved women, 1983)
Je ne garde pas un grand souvenir de ce remake de L'homme qui aimait les femmes signé Blake Edwards. Juste que le film était plus léger que celui de Truffaut et qu'il misait sur la réputation de tombeur de Reynolds.


Haut les flingues ! (City Heat, 1984)
Burt Reynolds associé à Clint Eastwood, qui était son concurrent dans les comédies d'action des 70s. Là encore, ma mémoire flanche. Pas revu le film depuis pfiou... Pas certain qu'il soit le meilleur de la filmographie de chaque star.


J'aurais pu citer plein d'autres films, certains pas réussis, d'autres totalement oubliés ou pas vus (j'ai honte pour Boogie Nights).

Rappelons par ailleurs que Burt Reynolds est le deuxième homme à avoir fait la couverture de Playboy (en 1979). Et à avoir exhibé sa peau de bête sur une peau de bête (photos !). Ryan Reynolds avait d'ailleurs rendu hommage à son homonyme en reproduisant le célèbre cliché pour la promo de Deadpool.

So long, Bandit !

Anderton

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