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samedi 25 mars 2023

Comics - La Suicide Squad face à l'horreur absolue

 
Suicide Squad Blaze BD comics CINEBLOGYWOOD

A lire : Encore une mission sans retour pour la Suicide Squad. Sauf que cette fois-ci, l'ennemi à abattre semble indestructible. Avec Suicide Squad Blaze, Simon Spurrier et Aaron Campbell signent un album de BD sombre, violent, nihiliste même.


Une entité extra-terrestre a fait de la Terre son garde-manger, dévorant ici ou là des citoyens lambda. Sa puissance est telle que même Superman et la Ligue de Justice ne peuvent mettre un terme à cette menace. La directrice Waller décide alors de sortir de leur prison de haute sécurité les dégénérés de la Suicide Squad. Sauf que cette fois-ci, Harley Quinn, Peacemaker, King Shark et Captain Boomerang ne vont pas intervenir directement. Ils vont accompagner cinq repris de justice qui ont été soumis à une expérience pour leur donner de super pouvoirs. 

Simon Spurrier a imaginé un ennemi tellement fort que ni les super-héros, ni les super-méchants n'en viennent à bout. Et ceux qui tenteront de leur faire n'en sortiront pas indemnes. Le scénariste se livre à un jeu de massacre avec des personnages iconiques et avec des cobayes, destinés à être sacrifiés. Le récit s'attache plus particulièrement à l'un d'entre eux, un pitoyable malfrat qui se retrouve en position de mercenaire dépassé et dont l'unique préoccupation est de regagner les faveurs d'une ex, elle aussi intégrée au commando. 

Il y a de belles idées dans ce récit complet (découvrez les premières planches) : un fléau dont l'arrivée sur Terre rappelle celle de Kal-El, une Suicide Squad qui reste presque au second plan, un nouveau commando dont les membres renforcent leurs pouvoirs au fur et à mesure que certains d'entre eux sont tués... L'esprit punk et la violence liés à Suicide Squad sont au rendez-vous, poussés à l'extrême, dans une atmosphère sombre et désespérée. Aucune lueur d'espoir, la mort traverse les pages de l'album et frappe avec brutalité.

Pour illustrer ce récit horrifique, qui de mieux qu'Aaron Campbell, dont on avait apprécié le travail sur Infidel ? Son trait charbonneux ajoute de la noirceur à un album ténébreux. L'artiste accentue l'expressivité des personnages qui semblent tous plus barjots les uns que les autres. Les séquences d'action sont cauchemardesques. Splendide mise en couleurs par Jordie Bellaire. Suicide Squad Blaze impressionne et dérange.

Anderton


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