jeudi 31 mai 2007

Le butin des Pirates : 404 millions de dollars

En salles : 404 millions de dollars en six jours. Tel est le butin amassé par les Pirates des Caraïbes 3 à travers le globe.
Voici donc un autre record jusque là détenu par Spider-Man 3 qui tombe : Spidey n'avait accroché à sa toile "que" 382 millions de dollars dans le même temps, assure Disney.
Pour autant, pas de quoi tirer des coups de canon. Sur la période de référence allant du vendredi au dimanche, la 3e aventure de Jack Sparrow a récolté 115 millions de dollars, derrière Spider-Man 3 (151,1 millions), Pirates des Caraïbes 2 (135,6 millions) et Shrek le Troisième (121,6 millions). Reste que la saison des blockbusters est bien partie. Les studios peuvent se frotter les mains.
La France "piratée"
En France, le galion de Jack Sparrow a pris la tête du box-office, en attirant 2,7 millions de spectateurs lors de sa première semaine d'exploitation. Du coup, Spidey passe pour la première fois à la seconde place : 5.879.072 de fans sont déjà allés le voir se castagner avec Venom et se mettre minable avec les filles. Sur la 3e marche du podium, Zodiac, qui cumule 733.417 spectateurs en deux semaines.
Anderton

mercredi 30 mai 2007

Tous les scaphandres ont des hublots

En salles: Tout le monde connaît Jean-Dominique Bauby.
Et si vous ne connaissez pas son nom, vous connaissez au moins son histoire : l’histoire d’un homme entièrement paralysé qui parvint à écrire un livre à la force d’une paupière, celle de son œil gauche (un clignement pour oui, deux pour non).
Son livre raconte sa vie, son accident, son combat…Et l’extraordinaire pouvoir de l’esprit face à l’affaiblissement de la chair. C’est ce livre, Le Scaphandre et le Papillon, que Julian Schnabel (déjà auteur de Basquiat et d'Avant la nuit) a décidé d’adapter au cinéma.
Le pari était risqué : comment mettre en scène un pareil scénario sans sombrer dans la facilité, le pathétique, l’usine à kleenex ? La réponse de Schnabel est confondante de simplicité : en refusant le statut de victime au héros alité.
Bien sur l’écueil du pathos n’est pas toujours évité (les regards embués des plus belles femmes ou les pleurs d’un vieillard handicapé ne peuvent laisser insensibles) mais l’essentiel est sauf : on ne pleure pas parce que Bauby est paralysé, on rit parce que c’est un grand homme. Pas de commisération, de lamentation, d’empathie malsaine mais bien plutôt de l’admiration pour l’Homme, pour celui qui a su user de son imagination pour s’évader de sa condition. Ce film témoigne de l’humanité qu’il y avait en Bauby, qu'il y a en chacun de nous.
Cannes 2007...
Les parti pris de Schnabel sont justifiés de bout en bout : la caméra subjective (le spectateur est dans la tête de Bauby. Tout le monde n’a pas son sens l’autodérision mais ça fait du bien de le penser), le refus de l’apitoiement, la réalité des fantasmes du héros et le choix des acteurs, Amalric en tête (une voix-off pleine de retenue, explicite). Toute la distribution est au service d’une belle histoire: ça vaut une palme, celle de la mise en scène.
Mon conseil: si vous ne le voyez que d'un oeil, vous en raterez la moitié.
Sentenza (Palm Irina)

mardi 29 mai 2007

Pirates des Caraïbes : grand public, beau spectacle !

En salles : Le troisième épisode de Pirates des Caraïbes promet d’emmener ses spectateurs Jusqu’au bout du monde. Tout un programme. Donc, pour résumer, dans ces nouvelles péripéties flibustières, il y a de l’action, beaucoup d’action, des aventures et des effets spéciaux étonnants, de l’amour un brin gnangnan, des trahisons odieuses et des méchants repoussants, des beaux mecs trop mignons (Oui… Johnny. Trop…) et plein de coups de canon. Le tout, concentré en 2h47, ça donne du très grand spectacle, du genre qui vous en met plein les yeux et les oreilles, sans voir passer le temps.
Précision : comme je n’aime pas faire les choses comme tout le monde, je décide de voir ce troisième épisode sans avoir vu le 2 (Le secret du coffre maudit), mais avec en mémoire quelques très bons souvenirs de La malédiction du Black Pearl, qui amorçait les aventures de toute la bande. Du coup, entre les histoires dudit coffre maudit, de l’antre de Davy Jones, l’apparition de Barbossa et la disparition de Jack Sparrow, je galère un peu. Mais c’est pas grave, parce que c'est toujours Gore Verbinski qui est aux commandes et très vite, me voilà emportée par la foule boucanière, scotchée par tant de décors déments et d’effets visuels miraculeux.
Im-pres-sion-nant !
Oui, visuellement, c’est bourré de talents. Des plongées sur la mer caraïbienne, en passant par les ralentis dans les batailles sur-rythmées entre corsaires, couteaux entre les dents. Mention spéciale à une entrée en matière brillante : la scène n’est pas drôle mais très forte et donne un ton inhabituel, grave et "historique" au film, qui nous rappelle quand même qu’il fut un temps où les pirates existaient vraiment.
Le casting ? Impressionnant. A noter l’apparition attendue et rock’n’roll de Keith Richards qui porte la panoplie du corsaire comme un gant. Par ailleurs, Messieurs, je pense sans trop me tromper que vous trouverez Keira Knightley trop mignonne, limite trop "b----" (cherchez la rime). Quant à moi, qui suis une fille, j’ai trouvé qu’Orlando Bloom n’arrivait pas au petit doigt de Johnny Depp. Trop lisse, le petit mec, pas assez d’envergure et donc tout petit à côté d’un grand géant. Car Johnny est épatant : il campe définitivement un Jack Sparrow déjanté, des pieds à la tête, de la démarche théâtrale au bout de ses cheveux dreadlockés. C’est simple, même avec les yeux tout maquillés, on en mangerait…
Certes, Pirate des Caraïbes 3 pèche parfois par certains défauts, quand il prend des allures de joyeux bordel ou de grand n’importe quoi. Mais il reste un vrai bon film de genre, grand public, pour les petits et aussi pour les grands. C’est fun, c’est bath, c’est cool, et tout un tas d’autres adjectifs enthousiasmants. Il ne nous balade peut-être pas jusqu’au bout du monde, mais assez loin pour passer un vrai bon moment.

Black Mamba

Kassdédi spéciale à La Fée C. : Jack Sparrow : 1 – Spiderman : 0. Finalement, on s’en tape de Spidy non ?!? Viens, on va voir Black Snake Moan…


lundi 28 mai 2007

Le bébé pirate de Jack Sparrow et d'Elizabeth Swann

Sur le web : Au bout de trois aventures et de relations tendues au sein du trio, il fallait bien que cela arrive. Finalement, Elizabeth Swann (Keira Knightley) a préféré Jack Sparrow (Johnny Depp). Et voici le rejeton de leurs amours...
Mouais, d'accord avec vous, il n'a hérité que des défauts physiques de ses parents. Allez, tout ça, c'était histoire de vous présenter un gadget sympa mis en ligne pour la sortie du film Knocked Up. Cette comédie romantique, dont le titre pourrait être traduit par En Cloque, est signée Judd Apatow (non, ce n'est pas une contrepètrie), qui nous avait déjà servi le jouissif 40 Ans et Toujours Puceau avec le génial Steve Carell (bientôt à l'affiche d'Evan Tout Puissant).
Cette fois-ci, il s'intéresse à un couple improbable : une jolie blonde (Katherine Heigl) et un gros branleur (Seth Rogen). Ils se rencontrent en boîte par hasard, se biturent, couchent ensemble et retournent chacun à leur vie. Huit semaines plus tard, la Miss est enceinte. Evidemment, tout les oppose. On s'attend à un déluge de bons sentiments mais y aura aussi une bonne dose de mauvais esprit. Bref, un bon plan DVD.
Revenons au gadget : le babymaker permet de créer un nourrisson à partir de deux photos de votre choix. C'est ici que ça se passe. Enjoy !
Anderton

dimanche 27 mai 2007

The Clones Wars : la bande-annonce

Sur le web : Depuis plusieurs jours, le site officiel de Star Wars annonçait une surprise pour ce dimanche. Il s'agissait en fait de la bande-annonce de la série d'animation 3-D The Clone Wars. Elle sera diffusée sur Cartoon Networks. On vous en parlait ici et là.
Sinon, la méga-teuf d'anniversaire organisée à Los Angeles pour célébrer les 30 ans de la saga touche à sa fin. Un blog rend compte avec moultes photos et vidéos de toutes les animations, expositions et manifestations qui s'y sont déroulées. Il y a notamment une vidéo baptisée "le paradis du fan", qui ravira tous les nerds qui, comme Ross dans Friends et moi, ont fantasmé sur la princesse Léïa en bikini dans Le Retour du Jedi. Enjoy !
Anderton

Palme d'Or : Mingiu repart les Roumains pleines

Le réalisateur roumain Cristian Mingiu a reçu la Palme d'Or du 60e Festival de Cannes pour son film 4 mois, 3 semaines et 2 jours. L'histoire d'une femme qui souhaite avorter alors que le régime communiste de la Roumanie d'alors l'interdit. Le jury a ainsi récompensé une oeuvre qui figurait sur la liste des favoris de nombreux critiques.
-Prix du jury ex-aequo : Persépolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud et Lumière silencieuse de Carlos Reygadas
- Prix du scénario : Fatih Akin pour De l'autre côté
- Prix spécial du 60e anniversaire : Paranoid Park de Gus Van Sant. Une surprise car de nombreux critiques avaient été déçus ce film et, d'une manière générale, par ceux des habitués de Cannes (Tarantino, Kusturica, Wong Kar-Wai). Exception : les frères Coen dont No Country For Old Men était considéré comme une Palme d'Or potentielle.
- Prix de la mise en scène : Julian Schnabel pour Le Scaphandre et le Papillon
- Grand Prix : La Forêt de Mogari de Naomi Kawase
- Prix d'interprétation masculine : Konstantin Lavronenko (Le Banissement de Andreï Zvyagintsev)
- Prix d'interprétation féminine : Jeon Do-yeon (Secret Sunshine de Lee Chang-dong)


Anderton

samedi 26 mai 2007

Pirates des Caraïbes 3 : de l'or en barre pour Disney

En salles : Chez Disney, on doit chanter et ripailler sous une pluie de doublons !
Pour ses deux premiers jours d'exploitation dans 39 pays, Pirates des Caraïbes 3 a engrangé 58 millions de dollars.
Un très joli score qui laisse espérer un week-end sonnant et trébuchant. D'autant que la trosième aventure de Captain Jack Sparrow sera projetée dans 102 pays.
"Nous sommes excités au-delà de toute attente avec ces premiers retours spectaculaires, a déclaré Mark Zoradi, responsable du Marketing et de la distribution aux Studios Walt Disney. Et nous nous attendons à ce que ces excitation et demandes incroyables se poursuivent tout au long du week-end et de l'été."
Faut dire que la major à la souris avait mis le paquet, sortant le film dans 4362 cinémas (dont 1068 numériques), battant l'un des nombreux records établis par Spider-Man 3.
En France, Pirates des Caraïbes : jusqu’au bout du monde est sorti sur 783 sites (et non copies), précise Le Film français. Résultats : 426.256 entrées au 1er jour, ce qui le place à la 3e place des meilleurs démarrages de l’année.
Et l'histoire, bordel !
Force est de constater que cet été des blockbusters sera aussi celui des gains faramineux. Les craintes exprimées quant à l'inflation des budgets (lire ici et là) sont quasiment oubliées. Spider-Man 3 a rapporté à ce jour 289,5 millions de dollars et Shrek le Troisième, 150,3 millions en sept jours, établissant un démarrage record pour un film d'animation.
Seule ombre au tableau : ces trois films n'ont pas complètement convaincu. Critiques et spectateurs ont tous plus ou moins exprimé leur déception. Certes, les effets spéciaux et les scènes d'action ont emballé mais elles ont souvent caché des histoires bien faiblardes. Mais pour les majors, pas sûr que cela soit très important...
Anderton

vendredi 25 mai 2007

Clooney fait le pitre et Scorsese donne une leçon

Cannes presque J-2. Alors que les rumeurs vont grand train sur les "palmedorisables", le Palais des Festivals a vibré avec la venue des stars d'Ocean's 13.
A l'exception notable d'Al Pacino, ils presque tous fait le voyage sur la French Riviera : George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Don Cheadle, Andy Garcia, Elliott Gould, aux côtés de Steven Soderbergh, déjà vainqueur du prestigieux trophée. Les voici donc souriants, hilares, classe, cool, à l'image de leur film.
A peu près au même moment, Martin Scorsese (qui a aussi obtenu la récompense suprême pour Taxi Driver) a donné une "leçon de cinéma" devant près de mille personnes, parmi lesquelles Quentin Tarantino. Le grand Marty a expliqué que sa passion pour le 7e art est née à cause de l'asthme sévère qui l'a empêché de faire des activités physiques. Ses parents l'emmenaient donc au cinéma. Il a ainsi dévoré quantités de films dont Règlements de compte de Fritz Lang, A l'Est d'Eden d'Elia Kazan ou Citizen Kane d'Orson Welles. Dès lors, il a ressenti le besoin de devenir à son tour cinéaste pour refaire ces films exactement comme ils avaient été tournés.
Obsession
C'en est devenue une idée fixe, a-t-il expliqué, dans laquelle il s'est plongé corps et âmes. "Il faut être fou pour faire des films, c'est une obsession dangereuse !", a-t-il même affirmé, laissant entendre qu'il y a sacrifié sa vie personnelle et familiale. Il a aussi rendu hommage à ses parents, souvent vus dans ses films (Les Affranchis, Casino...) (*). "Finalement, mon lien avec le cinéma et les films passe par mon rapport émotionnel à mes parents, je pense : comme je n'arrivais pas à leur dire ce que je ressentais, je vivais mes sentiments envers eux à travers les films qu'ils m'emmenaient voir", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "C'est ce lien émotionnel qui m'a fait continuer à tourner des films".
Le glamour des stars et la passion du cinéphile, c'est pour ça que Cannes est le plus beau festival du monde.
Anderton
(*) A propos de Catherine Scorsese, j'ai trouvé sur YouTube un extrait d'un show TV datant de 1991 où la maman de Marty apprend à David Letterman à faire une pizza, avec Bill Murray en guest star. C'est ici que ça se passe et c'est génial.

jeudi 24 mai 2007

Dix-sept heures de Star Wars !

Buzz : Passer 17 heures d’affilée dans une salle de cinéma, c’est possible ! Demandez aux fanatiques de Star Wars ce qu’ils en pensent, ils vous répondront : "Quand on aime, on ne compte pas".
Le premier épisode est sorti le 25 mai 1977 – a long, long time ago… – le début de la saga culte fête donc, cette année, ses 30 ans (moi, je n’étais pas née, mais ça n’en rajeunit pas certains…). A cette occasion, plusieurs milliers de fans ont assisté, le 23 mai, à la projection successive des six films de la série à Los Angeles. Début des hostilités, 9h du matin, avec la projection de l’Episode I : la menace fantôme. S’en sont donc suivis les cinq autres épisodes que les spectateurs ont avalé à la chaîne, pendant dix-sept heures et ce jusqu’à 2h du matin !
Une suite, il y aura ?
Saluons la longévité de Mister George Lucas, qui, même après 20 milliards de dollars de bénéfices sait encore très bien exploiter son filon. A tel point qu’il s’est encore, très récemment, fait un plaisir de balancer quelques rumeurs sur une suite éventuelle à sa saga. Alors qu’il travaillait sur une série télé actuellement en pré-production, le réalisateur aurait finalement évoqué la possibilité de la remplacer par deux nouveaux films de deux heures sur la genèse de la famille Skywalker. En 2004, Lucas avait pourtant affirmé, lors d’une conférence de presse, que la saga s’arrêterait là. Info ou intox ? Attendre, nous n’avons plus qu’à.
Black Mamba

"Cela n'en rajeunit pas certains"... Dois-je me sentir visé, chère Black Mamba ? Car moi, mon premier coup de vieux, je l'ai eu en 1987 quand j'ai réalisé que j'avais vu Star Wars (à l'époque, on disait encore La Guerre des Etoiles) il y a dix ans !
Ces jeunes, ça ne respecte plus rien, mais bon, passons. Je profite de l'occas' pour ajouter quelques liens : CNN consacre un diaporama commémoratif à la saga ; la BBC célèbre les 30 ans en 30 infos, avec en prime, un témoignage d'Anthony Daniels, l'interprète de C3-PO. Evidemment, tout un tas de festivités se déroulent aux States, notamment à L.A. Parmi les idées sympas, le Darth Vader Project : divers artistes (dont Marc Ecko) ont relooké le casque du papa de Luke. Et ils se sont lâchés !
Sinon, je rappelle qu'une parodie de Star Wars sera diffusée en juin sur Cartoon Network USA, George Lucas et Mark Hamill ont même accepté de participé à cette vaste blague. J'en avais parlé ici. Allez, j'y vais, faut que j'aille surfer sur quelques Sith (Et maître Capello rajoute 100 francs dans le nourrain pour ce jeu de mot digne de Vermot).
Anderton

mercredi 23 mai 2007

Jesus Camp… Oh my God !

En salles : Shining, Psychose, L’Exorciste, il y a des films comme ça qui vous glacent le sang… Et ça devient vraiment flippant quand il s’agit d’un documentaire et pas d’une fiction. Jesus Camp, de Heidi Ewing et Rachel Grady, fait partie du genre. Au programme : plongée dans un camp évangéliste encadré par Becky Fisher, femme pasteur pentecôtiste. Son créneau à Becky, ce sont les enfants. Les gamins, les marmots, les petites têtes blondes qui ne connaissent pas grand-chose du monde et qui croient forcément tout ce que disent les grands. Du coup, quand on les menace d’être damnés pour avoir lu Harry Potter parce la sorcellerie c’est le démon ; ou quand on leur met en main de faux embryons pour leur faire comprendre que l’avortement, c’est moche, ils tremblent. Ils tremblent, ils se repentent, ils se prosternent, ils crient les yeux levés vers le ciel et ils pleurent souvent. Certains d’entre eux n’ont même pas cinq ans.
Comme des soldats
Et si on appelait ça par son véritable nom ? Une méthode efficace de lavage de cerveau. Ces gamins ont la malchance d’être tombés au milieu d’illuminés qui, au lieu de les envoyer en classe de mer, décident d’aller les faire gentiment embrigader. Ce qui donne des frissons, ce n’est pas simplement de les voir pleurer. C’est de constater qu’ils gobent tout ce qu’on leur raconte et qu’ils en deviennent persuadés. Donc ils prêchent et font fièrement les prosélytes dans la rue, à l’école ou au bowling. Obéissants comme une petite armée de nouveaux convertis. Convaincus comme des soldats prêts à mourir pour la mère patrie.
Tiens, parlons-en de la mère patrie. Elle est loin d’être invisible dans le film. En dehors du George Bush en carton qui trône dans la salle, il y a les drapeaux et les prières que les enfants sont invités à faire afin que le Juge Alito – conservateur, contre l’avortement et… évangéliste lui aussi – puisse être élu à la Cour suprême. Oui, ça fait bien flipper. Parce que ces enfants là, ceux du XXIème siècle, semblent sur le point de passer à côté d’une des clauses spécifiques de leur Constitution. L’Etat ne doit pas favoriser une religion au profit d’une autre, ça ne date pas d’hier et c’est écrit noir sur blanc.
Le film est tel qu’il est, avec ses parti-pris évidents, mais assez subtil pour ne pas tomber dans la propagande. On en ressort très inquiet et très troublé parce que les victimes manipulées qui ne comprennent rien à ce qui leur arrivent, ce sont les enfants. Franchement, parfois, faudrait vraiment pas écouter les grands.

Black-mamba
Spéciale kassdédi à Matt - La Fée C.* : Ok, c'était trop bien mais à cause de toi, j'ai même pas vu Spiderman... Mec, tu vas me le payer...