Dossier

vendredi 8 novembre 2013

La Reine des Neiges : une invitation complètement givrée


Buzz : Comme un certain nombre de mes confrères blogueurs, j'ai été averti par mail il y a quelques semaines que j'allais recevoir quelque chose de spécial en rapport avec une grande sortie de film de fin d'année. Enfin, à peu près dans ces termes. Puis on m'a demandé de donner une adresse et de me rendre disponible à un jour dit pour prendre en main moi-même sans intermédiaire le mystérieux machin. C'est ce jeudi après-midi que cela s'est passé. Laissez-moi vous narrer cet incroyable épisode de ma vie de blogueur (oui, bon, j'en rajoute mais c'est quand même intéressant à lire).



J'étais donc en rendez-vous professionnel toute la journée chez un prestataire, à Paris. Une réunion compliquée où ça brainstormait dur avec froncements de sourcils, gros soupirs et mâchouillage de touillettes. C'est alors que l'hôtesse d'accueil a fait irruption dans la salle en bafouillant une phrase inintelligible à base de "gros paquet", "chaîne du froid" et "cinébologolywood" (sic). J'ai rapidement compris que c'était pour moi - rapport au gros paquet (sans jeu de mots). Effectivement, j'ai découvert à mon attention une imposante boîte en polystyrène. Devant une dizaine de paires d'yeux écarquillés, j'ai délicatement soulevé le couvercle, m'attendant à tomber sur une araignée velue ou un reptile venimeux. "Oh !", ai-je lâché avant de refermer précipitamment le couvercle et de demander s'il y avait un réfrigérateur dans les locaux. J'ai entendu le bruit de quelques mentons tombant sur la table puis l'hôtesse a ouvert la bouche pour cracher une bouillie avec "frigo américain" dedans. Je suis allé y remiser mon gros paquet (dans le frigo, pas dans la bouche de l'hôtesse, pas de saleté, je vous prie). Fin du premier acte.

Deuxième acte. Une gare parisienne sous la pluie avec Bibi et son paquet dans les bras. Un train en retard (normal) puis un train supprimé (normal) puis un  train bondé (normal) avec toujours Bibi et son paquet dans les bras. Regards intrigués des voyageurs. Je sens bien qu'ils se demandent si je suis un amateur de viande de singe braconné. Moi, je me demande juste si le polystyrène, c'est étanche. Quarante minutes plus tard, arrivée à mon terminus de banlieue. Mon bus commence à démarrer tandis que tous les voyageurs - dont Bibi avec son paquet - sortent en courant de la gare. J'arrive quand même à entrer dans le véhicule puis à m'en extraire dix minutes plus tard. Cinq minutes de marche sous la pluie et arrivée, enfin, dans mon home sweet home.

Evidemment, le colis immaculé fait bondir la marmaille. J'en extrais alors le contenu. Sous un plastique un énorme bloc de glace à l'intérieur duquel figurent le nom de notre beau blog (gravé en relief à l'intérieur du glaçon !), une incantation ("Brise la glace") et une carte. Côté pile, un visuel de La Reine des Neiges ; côté face, une capture d'écran de notre beau blog (avec Gravity en Une, comme quoi ils sont beaux joueurs chez Disney). C'est tellement original et bien foutu que j'hésite à la briser, la glace. J'admire le bloc gelé sous toutes ses facettes.


Mais bon, la curiosité est plus forte que tout. Cela dit, comment faire ? J'essaie de le faire fondre avec du whisky dans le refiller ramené de Disney World mais il ne rentre pas dedans.


J'hésite à appeler des copains qui, à défaut d'avoir des pics à glace, sont champions en maniement de la pioche...


Et puis non, je décide d'employer la manière douce. L'eau bouillante. 


La réaction ne se fait pas attendre. La glace se creuse, se ramollit, fond. 


J'en extrais le document : une invitation pour l'avant-première de La Reine des Neiges au Grand Rex ! Un événement qui sera précédé de la célèbre Féérie des eaux.


Bravo à Disney pour ce buzz très sympa et ce cadeau à l'emballage éphémère.

Anderton


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