Dossier Super Bowl

jeudi 16 avril 2009

Fast and Furious 4: Diesel a de la testostérone dans le cerveau

En salles : Vin Diesel reprend le rôle de Dominique Torreto. Il a toujours des gros bras et des chaussures de chantier. Cela ne l'empêche pas d'être amoureux, même si cette nouvelle situation n'est perceptible que dans les sous-titres qui s'inscrivent en bas de l'écran lorsqu’il annone son texte (sa diction empêchant toute interprétation juste de ses propos).
L'acteur dispose en effet d'une palette de jeu étendue à deux positions, ce qui complique passablement la compréhension de ses sentiments par les spectateurs. Pour toutes les émotions négatives, génératrices de frustrations ou de désagréments pour le personnage, Vin est crispé et contracte l'ensemble de ses muscles de façon indistincte : il est en position "in" (voir photo), on comprend alors qu'il est gêné.
Pour toutes les émotions positives, génératrices de libération ou de contentements, Vin relâche et expire en tentant de contrôler son souffle : il est en position "off", on comprend alors qu'il est soulagé. Je soupçonne Justin Lin, le réalisateur, de l'avoir branché sur un générateur et de s'amuser avec l'interrupteur.
Le reste de la distribution de Fast & Furious 4 - avec toutefois quelques nuances selon le sexe des intéressé(e)s : Paul Walker, Michelle Rodriguez, Jordana Brewster - est à l'avenant. Avec une mention spéciale, et une pensée émue, pour le bras droit du grand méchant, laissé en position "in" pendant toute la durée du tournage.
Vroum Vroum
Heureusement, le jeu de l'acteur principal n'est pas préjudiciable à la compréhension d'un scénario écrit durant les grèves de l'hiver 2007 par l'équipe de Pimp My Ride. Les deux compères issus du premier opus, Dom Torreto et Brian O'Conner, chacun d'un côté différent de la loi, devront s'allier pour démanteler un réseau de trafiquants de drogue, mater des culs, gagner des courses, venger la mort d'une amie.
Le programme est chargé mais on ne doute pas un seul instant qu'ils n'y parviendront pas tant l'aspect B du film n'est assumé que par les spectateurs (pas tous : j'avais à mes côtés le fruit d'un croisement entre un Hell's Angel et un bisounours. Produisant des sons orgasmiques durant toute la projection, il est resté prostré et béat à l'issue).
Le film n'aurait certainement pas pâti d'un peu de légèreté dans le traitement d'une histoire qui n'est que le prétexte à une débauche pyrotechnique de mauvais goût... Sans doute était-ce trop demandé à une équipe fatiguée de devoir rempiler pour de mauvaises raisons.
Mon conseil : va donc chez Speedy.
Sentenza

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