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samedi 8 février 2020

Birds of Prey : Harley Quinn of comics

A lire : Alors que Birds of Prey, de Cathy Yan et avec Margot Robbie, est sorti en salle, Urban Comics, l'éditeur français de DC Comics, sort quelques albums BD pour prolonger la folie Harley Quinn.


La série Birds of Prey permet de mieux connaître trois personnages du film : Harley Quinn, Huntress et Black Canary. Un album par "héroïne" autour d'un récit complet. Le volume consacré à l'ex-fiancée du Joker regroupe le prologue et les huit premiers épisodes de la série Harley Quinn (2013), écrite par Amanda Conner et Jimmy Palmiotti et illustrée par Chad Hardin et Stéphane Roux. Série qui a inspiré le film Birds of Prey. The boucle is boucled.

Libérée de l'influence du Joker, Harley Quinn quitte Gotham avec tout son gros barda - incluant une marmotte empaillée et son imposant maillet - pour aller s'installer à Coney Island, dans un immeuble légué par un de ses patients de l'asile d'Arkham. Reste qu'il faut payer les taxes et l'entretien de cette bâtisse qui accueille au rez-de-chaussée un Freak show. Harley doit donc trouver du travail. "Déguisée" en docteur "normal", elle se fait embaucher dans une maison de repos où ses soins atypiques font rapidement merveille. Et pour se faire un complément de dollars, Miss Quinn intègre une équipe féminine de roller derby dans laquelle elle gagne à presque tous les coups - et elle en donne beaucoup, des coups. Tout irait pour le mieux si Harley n'était pas menacée en permanence par une horde d'assassins. Avec l'aide de Poison Ivy, elle découvre en effet que sa tête est mise à prix...


Conner et Palmiotti mettent en scène une Harley Quinn à la fois ingénue et capable de se montrer implacable, et la plongent au sein d'un récit résolument fun, riche en rebondissements, humour et action. Les dessins dynamiques et sensuels de Hardin et Roux ainsi que leur mise en page inventive participent à cette démarche, lorgnant parfois vers le cartoon : expressions et postures exagérées des personnages, situations "hénaurmes" et combats sanglants... un mélange a priori improbable mais qui fonctionne. A noter que pour le prologue, Conner et Palmiotti font appel à une palanquée d'artistes - et non des moindres : Bruce Timm, Darwyn Cooke, Jim Lee, Charlie Adlard, Walter Simonson et Becky Cloonan entre autres. Chacun réalise une planche foutraque pour donner lieu à une introduction originale à ce récit qu'on prend plaisir à lire.

Trois sirènes à Gotham

Autre ambiance avec Harley Quinn et les sirènes de Gotham. Le scénariste Paul Dini réunit Harley Quinn, Poison Ivy et Catwoman : les trois sirènes décident de s'associer et de vivre sous le même toit. Pas simple tant leurs caractères et motivations diffèrent. Les "copiaules" vont retrouver sur leur chemin Batman, le Sphinx, le Joker... L'album réunit les dix premiers épisodes de cette série publiée entre 2009 et 2011. Moins de loufoquerie ici mais tout autant de rythme : Paul Dini parvient à faire exister chaque héroïne au sein du groupe. Il en révèle les forces et les failles au gré des aventures que le trio vit en commun. Je suis moins fan du dessin de l'Espagnol Guillem March. Il exagère un peu trop les postures sexy des sirènes - c'est aussi le cas dans Birds of Prey Harley Quinn mais avec un second degré qui manque parfois ici. Reste qu'il fait le boulot et contribue à rendre intéressante cette association 100% féminine et 200% badass ! 

Anderton

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