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07 novembre 2012

Le Monde, la chair et le diable : Je suis une Légende humaniste


En DVD : En 2012, le calendrier maya fait craindre la fin du monde ; dans les années 1950-1960, l'apocalypse attendu devait avoir pour origine une explosion atomique - guerre froide oblige. C'est le point de départ d'un film inattendu et très original de 1959 : Le Monde, la chair et le diable (The World, the flesh and the devil).


Le monde de Ralph a disparu. Coincé au fond d'une mine après un éboulement, le mineur parvient a regagné la surface pour découvrir un événement majeur : il est le seul survivant d'un conflit atomique. Ralph déambule dans les rues désertes de New York. Bricoleur, il rétablit l'électricité dans son douillet appartement qu'il décore de tableaux récupérés dans des musées. Mais, bientôt, une présence se fait sentir...

Avant la Légende

Oui, Le Monde, la chair et le diable a forcément influencé Je suis une Légende. Le survivant solitaire est incarné ici par Harry Belafonte. Comédien, chanteur (d'où quelques rengaines au cours du film) et activiste des droits de l'homme, Belafonte endosse également la casquette de producteur sur ce projet. Le résultat est étonnant. Comme l'explique très bien, Alain Schlokoff (L'Ecran Fantastique) dans un bonus intéressant, nous avons à faire à une oeuvre aux genres multiples : film de science-fiction, drame, thriller... Une oeuvre engagée et humaniste qui aborde tout autant la question de la menace nucléaire que celle des droits civiques dans des Etats-Unis divisés par la ségrégation.

D'où parfois quelques faux rythmes, des pauses musicales pas franchement indispensables mais aussi des dialogues intelligents, des séquences pleines de suspense et d'émotion... Avec une superbe composition des plans, très graphique, notamment grâce au noir et blanc. L'édition vidéo proposée par Wild Side est à la hauteur de ce long-métrage méconnu, signé Ranald MacDougall. Une curiosité qui ne laisse pas indifférent le cinéphile.

Anderton 

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