Dossier

dimanche 23 juin 2013

The Bay : l’horreur au service de la cause


En salles : Fièvre, étourdissement puis perte d'un bras, d'une jambe, de la langue, c'est le scénario d'horreur que nous offre The Bay de Barry Levinson (Good Morning, Vietnam, Rain Man). Un film réalisé comme un faux documentaire. Sur la forme, The Bay rappelle The Blair Witch Project ou encore plus récemment Paranormal Activity. D'ailleurs le réalisateur s'est associé aux producteurs de Paranormal Activity et Indisious pour ce film. 


Bactérie dévoreuse de chair

A l'aide d'images amateurs de téléphone, de caméra portée ou encore de vidéosurveillance, The Bay reconstitue un drame que le gouvernement américain aimerait passer sous silence. C'est par Skype qu'une jeune journaliste, encore traumatisée, revient sur sa première couverture d'un événement qui a viré au drame. Tout se passe du côté de la baie de Chesapeake, le plus grand estuaire des Etats-Unis. La fête annuelle réjouit tout le monde jusqu'au moment où les gens commencent à se tordre de douleur. Personne ne comprend ce qui se passe et les victimes se multiplient. La cause : une bactérie marine qui dévore la chair humaine de l'intérieur. Une conséquence de la pollution de la baie.

Des images amateurs, des acteurs pas connus, c'est cette volonté de réalisme qui donne du caractère au film. Et avec tous ces éléments anxiogènes, The Bay monte en puissance et arrive à faire mettre la pression au fur et à mesure des scènes. A cela s'ajoute quelques scènes gores, quelques sursauts et des scènes de folies qui montrent l'état critique de la situation. 

Pour la cause

Barry Levinson n'a pas fait The Bay dans le seul but de nous effrayer. Derrière ce scénario catastrophique, le réalisateur veut interpeller les spectateurs sur la situation critique de la Baie de Chesapeake, en réalité extrêmement polluée. La bactérie est également réelle et s'attaque à l'intérieur des poissons. Le réalisateur démarre la fiction avec le constat de la mutation de cette bactérie. Le message est passé car le résultat est déstabilisant.

Au final, le film met l'horreur au service de la cause : le désastre écologique qui devient humain. Mêlant situation ingérable, scènes gores et psychose, le film fait passer l'envie de se baigner dans la baie, voire de se baigner tout court.


Lois Lane


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