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mercredi 3 juillet 2013

World War Z : Zombie ma vie !


En salles : Freud disait que tout le plaisir est dans l’attente. Rocco Siffredi disait tout le plaisir est dans la fente et moi, je dis que tout le plaisir est dans World War Z. Le plaisir de voir un "blockbuster" de zombies, un bon bouquin devenir un bon film et un vrai gros plaisir coupable devant tant de démesure, de folie, de scènes d’anthologie (j’en ai compté  au moins trois, soit autant que sur les 25 derniers films que j’ai vus).

Brad est un Pitt Bull !
 
Je ne sais pas pourquoi nos amis Geek avaient envie que ça ressemble à Walking Dead, avec aussi du Zombie de Romero et de L’Armée des morts de Zack Snyder et aussi du… Bon bref, fallait que ça ressemble à quelque chose de connu (le stress d’avoir peur ?) parce que les morts-vivants, y’a des codes, ils saignent rouge mais ils n’ont pas le droit de sauter, etc. Toussa toussa.

Sauf que voilà, les "zombies" de World War Z ne ressemblent pas aux autres, ne saignent pas (mais bon ça, ça arrange aussi pour éviter les interdictions quand tu es une prod aussi énorme), ont des qualités d’athlètes de J.O. et une durée de transformation plus rapide que ta première fois au plumard.
Bref, ils sont donc différents, furieux (ah… les coups de boules dans le pare-brise), assez moches bien sûr (quoique… on a un tous un voisin de bureau) et surtout, ils sont partout, partout, du sol au toit des immeubles, des murs de Jérusalem aux airbus A380.
 
Run Brad run !
 
Brad Pitt va donc devoir prendre un hélico, un camping car, un porte avions, un vélo, un Avion Cargo, un avion tout court et aller en Corée, en Israël, au Pays de Galles, etc. Même un coureur du tour de France aurait du mal, mais Brad, lui, il s’en fout et il fonce pour notre plus grand plaisir, saute, empale, coupe des mains, lance des grenades. Vous l’avez compris, on n’est pas dans un centre commercial, à jouer a l’agence tout risque en vidant les magasins. On est bien dans du World War, et les magasins qui se vident sont ceux des mitraillettes de l’armée.

Au final, une course-poursuite contre le temps, contre l’invasion planétaire, contre les monstres, le tout sur un rythme haaaaaletaaaaant, malgré un final un poil en dedans, mais avec une conclusion habile (bill), World War Z réussit le pari fou d’être un film de zombie grand public doublé d’un divertissement de très grande facture et ça, honnêtement, ça m’a bluffé.
 
Marcel Martial (Bison)
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