Dossier

lundi 25 août 2014

Richard Attenborough : mort d'un gentleman - VIDEOS


Artistes : Décidément, l'été 2014 aura été bien sombre pour les amoureux du cinéma. Après Robin Williams et Lauren Bacall, c'est au tour de Richard Attenborough de disparaître, à l'âge de 90 ans. C'est évidemment son rôle tardif de John Hammond dans Jurassic Park 1 et 2 qui lui ont valu une gloire planétaire. Une reconnaissance qui lui faisait chaud au cœur, a rappelé Didier Allouche sur France Info. Pour autant, l'homme laisse derrière lui une impressionnante filmographie, devant et derrière la caméra, et un engagement au service de l'humanité qui force le respect. Retour en vidéo sur une belle vie.

C'est comme acteur que Richard Attenborough s'est fait connaître du public, au milieu des années 40. Il interprète alors les sales types, comme dans Le Gang des tueurs (Brighton Rock, 1947), un polar culte Outre-Manche.
 

 
Puis, le salaud laisse la place au héros, avec notamment quelques rôles de militaires courageux, dont celui du commandant Roger Bartlett dans La Grande Evasion (The Great Escape, 1963).
 

 
Attenborough enchaîne les seconds rôles. Et c'est d'ailleurs à ce titre qu'il obtient des Golden Globes deux ans de suite, pour La Canonnière du Yang Tsé (The Sand Pebbles, 1966) et L'Extravagant Docteur Dolittle (Doctor Dolittle, 1967).
 
 
A la veille des années 80, l'acteur disparaît du grand écran, jusqu'à ce que Steven Spielberg lui offre son rôle-phare. Des rôles de gentils donc mais non dénués de zones d'ombre, des personnages prêts à tout pour atteindre leurs objectifs, quitte à sacrifier leur entourage.
 

 
Son visage jovial orné d'une barbe blanche en fera un père Noël convaincant dans le remake de Miracle sur la 34e Rue (Miracle on the 34th Street, 1994).
 

 
Richard Attenborough, c'est aussi un cinéaste, de facture très classique. Dans la veine d'un David Lean, sans en avoir le souffle, Attenborough aime raconter des destins individuels plongés dans les tourments de la grande Histoire. La guerre, et notamment la deuxième guerre mondiale, ont marqué sa filmographie - d'acteur et de cinéaste. La plupart de ses treize films (comme réalisateur) aborde cette thématique, à l'instar d'Un Pont trop loin (A Bridge too far, 1977).
 

 
Le cinéma d'Attenborough est aussi un cinéma engagé. Son œuvre-phare, qui lui vaut l'Oscar et le Golden Globe du meilleur réalisateur ainsi que l'Oscar du meilleur film, c'est Gandhi (1982). Un projet qu'il a longtemps porté en lui avant de pouvoir le porter à l'écran.
 

 
A cette fresque sur un libérateur, en succède une autre : Cry Freedom (1987), sur le combat anti-apartheid mené par Steve Biko. Suivra le biopic sur Chaplin (1992) avec Robert Downey Jr. 
 
 
Cet engagement, Richard Attenborough en a fait preuve également à la ville. Contre l'apartheid mais aussi en faveur de l'éducation, des arts ou de la santé (il a été nommé en 2004 président honoraire à vie de l'association britannique de lutte contre la dystrophie musculaire). Un parcours qui lui vaudra de devenir Lord et ambassadeur de bonne volonté à l'Unicef, entre beaucoup d'autres distinctions.
 
La fin de la vie de Lord Attenborough a été marquée par de gros ennuis de santé, dont une crise cardiaque en 2008, et les décès de sa fille et de sa petite-fille lors du tsunami de 2004, dans l'océan Indien. Son décès clôt une grande carrière cinématographique. C'est aussi une belle âme qui disparaît.
 
Anderton
 
 
 
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