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vendredi 10 juillet 2015

Mort d'Omar Sharif : retour sur ses grands éclats - VIDEOS


Artistes : Omar Sharif s'est éteint à l'âge de 83 ans. Enfin... une étoile ne s'éteint jamais. Elle brille pour toujours dans la constellation du 7e art. Il suffit de la regarder pour se mettre à rêver. Et Omar Sharif nous aura donné beaucoup d'occasions de nous évader et de nous exalter. Son grand sourire sur des dents du bonheur, sa francophilie et son français parfait nous ont séduits. Mais surtout ses interprétations inoubliables ont profondément marqué notre mémoire de cinéphiles. Petit retour personnel en vidéos sur la grande carrière d'un immense acteur.

Lawrence d'Arabie (1962) de David Lean
Si Omar Sharif a commencé sa carrière en Egypte, son pays d'origine, sous la direction de Youssef Chahine, c'est avec son rôle d'Ali Ibn el Kharish qu'il obtient une reconnaissance internationale. Son regard sombre balayé d'un seul coup par un sourire éclatant crève l'écran. Son jeu, tout en intensité, le range d'emblée parmi les jeunes acteurs les plus prometteurs de sa génération. Certes, Sharif incarnera beaucoup d'émirs ou de cheikhs au cours de sa carrière mais il ne sera jamais prisonnier d'une identité.



Docteur Jivago (1965) de David Lean
Le cinéaste britannique offre à l'acteur le rôle de sa vie : celui d'un médecin russe qui vit un amour contrarié pendant la révolution bolchévique. Un grand et beau mélo dans lequel Sharif nous émeut aux larmes.



La Nuit des généraux (1967) d'Anatole Litvak
Revêtu de l'uniforme de la Wehrmacht, Sharif interprète un soldat allemand qui enquête sur le meurtre d'une prostituée, à Varsovie, en 1942. Il retrouve pour l'occasion son Lawrence, Peter O'Toole. Dans ma jeunesse, le film passait régulièrement à la télévision.



Mayerling (1968) de Terence Young
Encore un mélo, un amour impossible, des soubresauts de l'Histoire... Omar Sharif interprète l'archiduc d'Autriche Rodolphe, épris de la belle Marie Vetsera (Catherine Deneuve). La raison d'Etat s'en mêle. Cette coproduction international, qui réunit également James Mason et Ava Gardner, est réalisée par Terence Young, avec lequel Sharif a travaillé à cinq reprises.


 
Funny Girl (1968) de William Wyler et Funny Lady (1975) d'Herbert Ross
Omar s'essaie à la comédie musicale avec pour partenaire Barbra Streisand. Gros succès. Le duo se retrouvera dans une suite, Funny Lady.
 
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L'Or de Mackenna (1969) de Jack Lee Thompson
Omar Sharif retourne dans le désert, dans le cadre d'un western réalisé par un spécialiste du film d'action (Les canons de Navarrone, Tarass Boulba). Efficace.
 

 
Le Casse (1971) d'Henri Verneuil
L'affrontement Sharif-Belmondo en Grèce d'abord devant une moussaka puis dans une course-poursuite en voitures devenue mythique (notre Bullit à nous !) jusqu'à un final marquant dans le ventre d'un bateau céréalier. Le tout sur une musique d'Ennio Morricone. Un classique.
 

 
L'Ile mystérieuse (1975) de Juan Antonio Bardem et Henri Colpi
Ah, ce feuilleton (on disait comme ça, à l'époque) a marqué ma jeunesse. Avec son générique mi-poignant mi-crispant. Dans cette adaptation de l'œuvre de Jules Verne, Omar incarne Nemo. Je me souviens de Philippe Nicaud et du colosse Jess Hahn. Le co-réal est l'oncle de Javier Bardem. ORTF. Qualité française.
 
 
Top Secret ! (1984) des ZAZ
Fast Forward. Sharif incarne un espion malchanceux dans l'hilarant pastiche des ZAZ. Que l'acteur égyptien soit présent au générique est déjà un hommage en soi aux films d'espionnage. Et il prouve qu'il sait se moquer de son image.
 

 
Le 13e Guerrier (1999) de John McTiernan
Un petit rôle mais évidemment marquant dans le film maudit de John McTiernan. A force de s'engueuler avec Michael Crichton, auteur du livre dont est adapté le film et producteur, le réalisateur de Die hard claque la porte en pleine post-prod. Crichton impose son montage, change la musique. Plantage au box-office.
 

 
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (2003) de François Dupeyron
Dans ce rôle d'épicier philosophe, Sharif excelle et remporte d'ailleurs le César du meilleur acteur. Il livre alors un discours tout simple qui force l'admiration.
 
 
Suivront Hidalgo et quelques films où Omar Sharif pose sa belle voix (Le Monde de Narnia, O Gengis, 10.000). Mais ce sont surtout ses yeux brillants et ses dents du bonheur que nous ne sommes pas prêts d'oublier.
 
Anderton
 
 
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