Dossier

mardi 21 juillet 2015

Nos futurs : presque parfait...


En salles : Quand on évoque Rémi Bezançon, on pense immédiatement à son film très réussi Le Premier jour du reste de ta vie. Un film sensible qui répandait un parfum fort de nostalgie, d’enfance et de souvenirs (très personnels). Nos Futurs, son dernier film, contient les mêmes odeurs. 



Une once de nostalgie, des fragrances de souvenirs d’adolescence, d’amitié et d’amour. Ça effleure les narines, ça sent bon, ça fait rire (sourire), presque pleurer… Cependant, ça finit par s’évaporer… et ça vous laisse un peu sur votre faim. Dommage. Dommage car, sans s’enivrer, on passe un très bon moment… en se laissant porter par la nonchalance de Pierre Rochefort (actuellement en tournage avec Eric Cantona) et la vitalité de Pïo Marmaï.

La quête de l'ado

Rochefort interprète Yann Kerbec un homme trop bien installé qui, en fêtant tristement son anniversaire, cherche à renouer avec son vieux pote, Thomas (Marmaï). Ce dernier n’a rien perdu de l’énergie et de l’insouciance de sa jeunesse. Il propose alors à Yann de renouer avec le passé et d’organiser une grande fête, comme au bon vieux temps. Après un petit moment d’égarement et de doute (pas facile de renouer après autant d’années), les deux hommes se lancent dans une quête effrénés d’anciens camarades de classe.

Avec un DJ devenu cadre administratif (Kyan Khojandi) et des invités pas toujours enclins à replonger dans leurs années lycées, les deux compagnons partent en campagne pour arriver à leur fin. Dans cette recherche, les deux copains se souviennent d’avant, partagent quelques sourires, se découvrent et nous font découvrir leurs blessures, leurs doutes... durant un road trip en mobylette qui les conduit de Paris à la Côte d’Azur.

Un bon scénario, avec quelques surprises, de bons comédiens et comédiennes (Mélanie Bernier, Camille Cottin ou Laurence Arné), voilà donc un Nos Futurs prometteur mais duquel on attendait sans doute plus, ou du moins, mieux. A défaut d’un bon moment, on aurait aimé compté ce film dans nos meilleurs souvenirs de cinéma.            

Pierre Delhomeau


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