Dossier

lundi 2 septembre 2013

Tai Chi Hero : le retour explosif du kung fu steampunk


En DVD et Blu-ray : En juillet, Wild Side a eu la bonne idée de sortir un film chinois bien barré et bien foutu, intitulé Tai Chi (découvrez notre critique). La deuxième partie est désormais dispo également en vidéo. Son titre : Tai Chi Hero.


 
Récapitulatif : Yang Luchan est un jeune homme affublé d'une sorte de corne sur le front qui, lorsqu'on la frappe, le transforme en Hulk du Kung Fu. Le premier opus raconte comment, pour maîtriser sa puissance destructrice, il décide de se rendre dans un petit village reculé où le clan Chen pratique un art martial "harmonieux", le Tai Chi. Et là, vous vous dites : "Le Tai Chi, la gym des vieux Chinois ?" Tout faux. Dans le film, le Tai Chi se pratique à toute vitesse et c'est spectaculaire à voir.

Bref, dans Tai Chi, le jeune homme parvient à se faire accepter de la communauté des Chen, après avoir aider à sauver le village de l'attaque d'une machine infernale conçue par les envahisseurs britanniques (l'action se déroule au XIXe siècle). Dans Tai Chi Hero, Yang Luchan progresse dans la connaissance du Tai Chi alors que le village est à nouveau menacé par la construction d'une voie ferrée.

Kung fu et tango

On retrouve dans ce second opus (ou plutôt deuxième car la fin laisse imaginer une suite) tout ce qui nous avait plu dans le premier : des combats spectaculaires - chorégraphiés par Sammo Hung ; une détonnante ambiance steampunk créée par des effets visuels dignes des plus grands blockbusters hollywoodiens ; de l'humour et une étonnante B.O. qui mêle airs de tango et heavy metal chinois ! Le trio d'acteurs principaux est au rendez-vous : Tony Leung Ka Fai (vu dans L'Amant), le champion de wushu Yuan Xiao Chao et la bombasse Angelababy. A noter la présence de Peter Stormare (Minority Report, Fargo, No Pain No Gain) dans un petit rôle d'ignoble Occidental.

J'ai trouvé le rythme de Tai Chi Hero un peu moins soutenu que celui de la première partie mais, tout en empruntant à Sherlock Holmes, Scott Pilgrim ou au western spaghetti (entre autres), le film de Stephen Fung emballe par son originalité et ses séquences de bravoure. Notamment le combat final qui transformera à jamais votre manière de manger du canard laqué. Le kiff impérial.

Anderton

 
Enregistrer un commentaire