mercredi 7 janvier 2015

L'Affaire SK1 : la longue traque du tueur en série


En salles : Durant sept longues années, il a défié les limiers du "36", le siège de la police judiciaire à Paris. Très vite surnommé "le tueur de l'Est parisien", Guy Georges a violé et assassiné sept femmes dans la capitale, entre 1991 et 1998. Elles étaient jeunes et belles, et toutes ont péri dans leur appartement ou le parking de leur résidence, à l’issue d’insoutenables mises à mort à l’aide d’un Opinel n° 12, le plus gros modèle disponible sur le marché. L'Affaire SK1, qui sort aujourd'hui sur les écrans, revient sur la traque du tueur.
 
Franck Magne (Raphaël Personnaz), jeune inspecteur frais émoulu, intègre la brigade criminelle, le nec plus ultra des services de police. A ses côtés, des collègues plus expérimentés (Olivier Gourmet, juste, très juste) et un chef exemplaire et disponible (Michel Vuillermoz). Le bizut Personnaz est chargé de se replonger dans les cold cases (les affaires non résolues) du service. Et notamment l’affaire "SK1" comme "Serial Killer 1", que l’on appellera plus tard Guy Georges.
 
La mission de Magne ? Quasi-impossible, car à l’époque, il n’existe pas de fichier des empreintes génétiques ! Impasses, fausses pistes, portes refermées : le film de Frédéric Tellier retrace cette longue quête vers la trace de l’assassin formidablement interprété par Adama Niane (bien connu des fans de Plus belle la vie) sans nous épargner des scènes à la limite du soutenable. Parfois, le sang gicle, les coups pleuvent, sans jamais que cela ne tourne au voyeurisme. C’est tout le mérite de L'Affaire SK1.
 
 
Manny Balestrero
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