Festival de Deauville

18 septembre 2007

Bourne to kill, Killed to Bourne again

En salles : Il était déjà étrange que la vengeance vienne après la mort, mais que cette vengeance s'exécute alors que la mémoire n'est pas encore revenue devient moralement discutable...Heureusement que cette casuistique ne vient pas entamer l'enthousiasme de Paul Greengrass à nous décrire les joies d'un Alzheimer aussi peu handicapant qu'une fessée de Mata Hari. Bourne a des trous de mémoires, Bourne a des maux de tête, Bourne a du vague à l'âme mais Bourne n'a pas les mains qui tremblent, car Bourne est un sportif. Il court, il court le Jason, il est passé par ici, il ne repassera pas par là. Et il tape, il tape, il tape, c'est sa façon d'aimer (Il va sans dire que pour notre plus grand bonheur, Bourne est débordant d'amour)...
Un réalisateur au top. ..
Comme à son habitude, Matt Damon est impeccable dans le rôle de cet espion rongé par la culpabilité et piqué à la testostérone. Le reste du cast est au diapason, mais c'est surtout la virtuosité du réalisateur qui impressionne. Pour un peu, Paul Greengrass ferait passer une bonne grosse baston de 2h pour une analyse subtile des modes de communication dans le milieu de l'espionnage américain. C'est sans doute cette touche "documentaire" qui fait le succès de ce troisième opus (meilleur premier jour que les deux premiers, avec un peu plus de 100 000 entrées): le spectateur jouit par les yeux (Copyright Marcel Martial), tout en ayant l'impression d'avoir les neurones excités.
Mon conseil: Allez voir La vengeance dans la peau (dont la bande-annonce est ici), ne serait-ce que pour avoir toutes les réponses à l'énigme Jason Bourne.
Sentenza (Elle l'a, Elle l'a)

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Merci pour toutes ces belles chansons.

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