mardi 25 septembre 2007

Contaminé, l'ami du petit déjeuner

En salles. La séquence qui précède le générique est délicieusement éprouvante: un petit bijou de réalisation grâce auquel vous passez du "même pas peur" à "je sue d'la raie" en deux minutes. Le reste du film est du même acabit: vous n'aurez pas le temps de sécher.
On comprend pourquoi Danny Boyle, réalisateur du premier opus et producteur du second, a fait confiance à Juan Carlos Fresnadillo (déjà responsable d'Intacto). Cet homme est doué, tant dans la direction d'acteurs que dans les choix de mise en scène. Tout est parfait: l'éclairage oppressant, la musique entêtante, l'ambiance délétère. Et pour ne rien gâcher, cette virtuosité est mise au service d'un scénar qui ne se contente pas de faire l'inventaire des organes arrachables avec les dents.
Pas de répit
28 Semaines Plus Tard (dont la bande-annonce est ici) n'est pas la suite de 28 Jours Plus Tard. Le point de départ est identique, l'expansion d'un virus qui fait baver toute l'Angleterre, mais l'histoire reprend lorsque l'épidémie est enfin éradiquée. La zone sécurisée que les américains ont créée au coeur de Londres (décidément, la capitale des zombies) n'est pas sans rappeler la ville bunker de Land of the Dead mais la comparaison s'arrête là : ici, il y a des snipers sur les toits prêts à dégommer quiconque va chez le dentiste avec les gencives qui saignent.
Autant dire qu'entre d'éventuelles résurgences du virus et des militaires à la gâchette évidemment sensible, le quotidien est des plus stressants. La situation ne demande qu'une étincelle pour exploser et lorsque celle-çi survient, on est cloué à son siège jusqu'à un épilogue dont vous ne saurez rien, tant que vous ne serez pas aller voir cette petite merveille.
Mon conseil : A voir pour Catherine McCormack, difficilement reconnaissable 12 ans après Braveheart.
Sentenza (ahahaha)
Enregistrer un commentaire