Dossier

mercredi 25 juin 2014

Eli Wallach : le bon, le culte et le truculent


Artistes : Tuco est mort. A 98 ans, Eli Wallach s'en est allé. Mine de rien, sans avoir atteint le statut de star hollywoodienne, celle qui fait la tête d'affiche, sans jamais avoir même été nommé aux Oscars (il a reçu une statuette honorifique en 2010), le comédien a imposé sa présence à l'écran et laissé à la postérité des compositions inoubliables, comme celle de Tuco donc, son rôle-phare, dans Le Bon, la brute et le truand (1966). Ce n'est pas le seul paradoxe de sa longue carrière.
 
Wallach a marqué le public par ses compositions de teigneux, de colériques, de bad guys au sang chaud. On pense évidemment à Calvera dans Les Sept mercenaires (1960) mais aussi, dans une sorte d'auto-parodie, à Frankie Scannapieco dans Le Cerveau (1969). Les rôles de Rital, ce juif new-yorkais en a endossé un paquet - de Baby Doll (1956) aux Désaxés (1961), en passant par Le Parrain III (1990). Autant de rôles qui montrent également que le bonhomme n'était pas qu'une boule de nerfs. La finesse de son jeu, Wallach en a fait également montre au théâtre, où il a débuté sa carrière, mais aussi à la télévision.
 
Reste que le 7e art l'a rendu immortel et c'était toujours un plaisir de découvrir ses courtes mais marquantes apparitions, que ce soit dans l'excellent Ghost Writer (2010) ou le décevant Wall Street l'argent ne dort jamais (2010). Allez, on se remémore ce grand bonhomme en vidéo.
 
Anderton
 
 
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