mardi 4 février 2014

Mea Culpa : dans ta face !


En salles : Disons-le tout net. Dans Mea Culpa, il y a deux moments forts : les 45 premières minutes et les 45 suivantes... Après Pour Elle (avec Vincent Lindon), après A Bout Portant (avec Gilles Lellouche), Fred Cavayé a réuni ses deux acteurs pour envoyer un polar comme lui seul sait les faire aujourd’hui en France : 200 km/h sans ceinture et les fenêtres ouvertes.


Ça fait passer A bout Portant pour du Resnais

Sur une idée d’Olivier Marchal, Cavayé garde toute son identité. Ici, pas de chichis, ça attaque à fond de 5e, ça accélère et ça finit dans le TGV pour aller encore plus vite ! Beaucoup de réal auraient pu nous en faire 2h30, avec des sous intrigues, des dérives, des tentatives d’explication de l’inexplicable. Pas ici. C’est droit au but, tout droit, et très fort. Rajoutez quelques notes d’humour pour éviter l’arrêt cardiaque et vous avez un mélange détonnant, rare et totalement assumé.

Fred Cavayé a travaillé son style, plus léché, a sans doute changé de chef op, et affirme une maturité nouvelle dans sa mise en scène. C’est du côté du scénario qu’il faudra bosser pour le 4e, afin de ne pas essayer de faire toujours plus vite et plus fort mais de viser aussi le "plus mieux". Le problème de Cavayé, c’est qu’il part de très haut déjà.

Mention à Vincent Lindon que l’on n’attendait pas dans un rôle aussi physique et noir. Lui l’habitué des films de Lioret, Brize et autre Alain Cavalier, nous rappelle qu’il est un acteur qui sait tout faire.

Le twist final du film envoie une émotion très forte et invite à une seconde lecture pour deux fois plus de plaisir. Finalement, le seul moment où ça ne va pas à 2000 à l’heure, c’est le moment où tu rentres chez toi.

Marcel Martial (Alain Rennais ! Spéciale dédicace à FC x 2)

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