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mercredi 21 mai 2014

Le Festival de Cannes selon Laurent Coët (exploitant)


Buzz : Laurent Coët est ce qu'on appelle un professionnel du cinéma. Exploitant du Regency, une salle Art et Essai d’un seul écran située en milieu rural, dans le Pas-de-Calais, Laurent est également membre de l'Académie des César (lire son interview). Lorsqu'il se rend au Festival de Cannes, il vient donc travailler mais aussi se faire plaisir.

Nous lui avons soumis notre Questionnaire cannois (découvrez nos interviews). Il y évoque notamment un drame aqueux, des joies cinéphiliques et une teuf kaïra.


Qu'êtes-vous venu faire à Cannes ?
Voir des films, faire des rencontres professionnelles, nouer de nouveaux contacts et travailler dans un cadre jalousé par beaucoup.

Combien de fois avez-vous participé au Festival ?
Je fête ma 8e participation en 2014.

Qu’attendez-vous de cette édition 2014 ?
De voir le film qui va me surprendre, me couper le souffle, m’émouvoir, me faire pleurer, me scotcher.

Quel est votre plus grand plaisir pendant le Festival ?
Revoir des films dans la peau d’un cinéphile et pas forcément d’un professionnel.
 

Qu’est-ce qui vous énerve le plus ?
Le manque de savoir-vivre et de politesse de certains festivaliers. Et l’interdiction des bouteilles d’eau, dramatique quand on passe toute la journée dans les salles de cinéma !

Quel est votre plus beau souvenir ?
Ma première montée des marches en séance du soir habillé en smoking. Un état oscillant entre la fébrilité et l’excitation.

Qu’y a-t-il dans votre valise ?
De quoi tenir 15 jours en étant autonome, un bon parapluie (nécessaire ces deux dernières années), de la crème solaire (utile dans les files interminables en plein soleil), de l’anticerne... et un nœud papillon qui ne me sert que pour cette période de l’année.

Quel est votre truc pour tenir le coup pendant la quinzaine ?
Eviter tout type d’excès, éviter les nuits courtes successives, des comprimés d’acérola bio... et ne pas tout donner les premiers jours, c’est comme une course d’endurance !

Pour quel(le) artiste redeviendriez-vous un fan de base si vous le/la croisiez sur la Croisette ?
Simon Jérémy, parce qu’en fait, il n’est pas vraiment acteur.

Votre fête cannoise la plus délirante, c’était où et quand ?
Celle qui m’a laissé le plus grand souvenir : celle des Kairas en marge de la projection – non officielle. Une bonne ambiance, du bon son et des types supers sympas et accessibles.

Quelle est votre Palme d’or préférée ?
La vie d’Adèle, qui reprend tous les points énoncés à la question 3.

Quel est votre programme après le Festival ?
Repos le dimanche, et retour au bureau dès le lundi matin (avec la cafetière toute proche) pour boucler la programmation du Régency.


copyright photo : Laurent Coet

Anderton

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