mardi 10 mai 2016

Mad Max Univers Brûlant : la saga décryptée

A la TV : Il y a un an, Mad Max Fury Road embrasait la Croisette puis le monde, laissant les cinéphiles pantelants devant une telle furie cinématographique. Dans le cadre d'une intégrale Mad Max, Canal+ diffuse à partir de ce soir un documentaire en deux parties inttitulé Mad Max Univers Brûlant. Une analyse de la saga aussi brillante qu'originale, avec pour grands témoins George Miller, Guillermo Del Toro ou Mamoru Oshii, le créateur de Ghost in the Shell.




La première partie, diffusée ce mardi 10 mai à 22h20, est intitulée Destruction ; la seconde, diffusée mercredi 11 mai à la même heure,Civilisation. Autant dire que le propos est autant de décrypter l'oeuvre de George Miller que de réfléchir aux thématiques qu'elle aborde. Chaque partie commence par un rappel de dates clés : bombardements d'Hiroshima et Nagasaki, choc pétrolier, crise économique, accidents de Tchernobyl et Fukushima, crise migratoire... La saga Mad Max naît et prospère dans ce contexte, au point d'incarner le genre post-apocalyptique et d'influencer de nombreux créateurs, notamment japonais (Ghost In The Shell, Ken le survivant...).


Le témoignage de George Miller est plein d'enseignement sur la genèse de la saga, conçue comme une succession de contes destinés à avertir le public ("cautionnary tales") sur ce qui se passe sur notre planète. A savoir, une situation écolo-économique catastrophique. Les propos de l'intellectuel Noam Chomsky, à qui Michel Gondry a dédié un documentaire passionnant, font froid dans le dos. Armageddon time... Hideo Kojima (Metal Gear) et Leiji Matsumoto (Albator) apportent également leurs contributions tandis que des critiques de cinéma et Del Toro, fan absolu de la saga, évoquent la mythologie créée par Miller, le caractère des personnages (Max, un héros pas vraiment campbellien), voire certaines scènes déterminantes de la tétralogie.

Aucun de la dizaine d'intervenants n'est visible à l'écran. Les réalisateurs Jac & Johan, qui sont membres du Rockyrama Crüe, ont choisi de poser les voix des grands témoins sur les images du film et sur des séquences d'animation de toute beauté, inspirées par l'univers de la saga. Avec pour final un montage grandiose de séquences tirées des quatre films sur fond de musique électro. C'est ce qui fait l'originalité et la force de ce documentaire que je vous recommande chaudement. Et si, après toutes ces analyses annonçant l'apocalypse pour très bientôt, vous aviez un petit coup de blues, rappelez-vous des paroles de Miller himself : "I feel hope".


Anderton


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