mardi 14 juin 2016

Euro 2016 : Autriche-Hongrie ou Sissi-Mayerling ?

Buzz : L'Autriche qui affronte la Hongrie à l'Euro 2016, un match au goût de retrouvailles impériales. Pour les cinéphiles qui voudraient échapper à ces 90 minutes de football et ceux qui voudraient les prolonger, une trilogie s'impose, celle de Sissi d’Ernst Marischka, avec Romy Schneider dans le rôle-titre. Alternative : Mayerling (1968) de Terence Young, avec Catherine Deneuve et Omar Sharif.




Sissi, c'est Elisabeth de Bavière qui, en épousant François-Joseph contre l'avis de sa mère à lui, devient impératrice d'Autriche et reine de Hongrie au XIXe siècle avant de se faire assassiner en 1898 par un Italien qui veut se faire un nom (pour le match, l'arbitre n'est pas italien mais français : et le Turpin en question est accusé d'assassiner le match). Sissi, un destin romanesque qui fait pleurer dans les chaumières, en général pendant les fêtes de fin d'année. D'où l'énorme succès de la trilogie qui lance la carrière internationale de Romy.

Enchaîner Sissi (1955), Sissi Impératrice (1956) et Sissi face à son destin (1957), c'est comme avaler trois grosses pâtisseries viennoises pleines de crême et de sucre. L'écoeurement guette. Comme le note François Forestier dans son livre 101 Nanars, publié chez Denoël : "Sissi est la reine du strudelfilm, la kaiserin du kitsch austro-hongrois. Sourire niais, paysages chromos, images d'une laideur insoutenable, tout y est : c'est du nanar qualité Mercedes Benz". 


Moins kitsch, plus dramatique, tout aussi costumé, Mayerling relate une histoire d'amour tragique. Celle du fils de Sissi (Ava Gardner) et François-Jo' (James Mason) : l'archiduc Rodolphe d'Autriche (Omar Sharif). Dégoûté par la politique et son épouse Stéphanie de Belgique (moins belge, l'envie), Rodolphe tombe amoureux de Marie Vetsera (Catherine Deneuve). François-Jospeh fait pression sur son fils pour qu'il mette fin à cette relation, tout en refusant les appels à réformer le pays que lui adresse le fiston. Les amants se retrouvent donc dans le pavillon de chasse de Mayerling pour mettre fin à leurs jours. Un suicide au nom de l'amour et de la démocratie ! Décidément, les Habsbourg sont de grands romantiques. 


Finalement, le match, c'est peut-être mieux, non ?

Anderton



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